Covid-19 : quand l’horreur et l’héroïsme se côtoient sans partage…

En Espagne, un événement tragique est survenu dans le cadre de l’épidémie de Covid-19. D’après le ministre de la Défense espagnol Margarita Robles, une scène horrible a été découverte par l’armée dans certaines maisons de retraite. Des personnes âgées vivant parmi les cadavres de leurs colocataires dans des établissements désertés par le corps encadrant… Si les autorités assurent qu’une enquête sera diligentée, on peine à imaginer la scène, tant elle fait penser à une scène d’apocalypse particulièrement sordide. « Nous sommes en guerre », avait prévenu . Voilà que nous assistons à des scènes sortant directement de ce champ lexical.

En France, sans surprise aucune, les forces de sécurité font face à l’indiscipline des « territoires perdus de la République ». Tirs de mortiers, feux de voitures, caillassage des pompiers et des policiers, fracturation des voitures d’infirmières afin de subtiliser des masques. Ces mêmes masques qui, à l’instar des stocks de chloroquine, sont dévalisés au cœur même des hôpitaux.

Néanmoins, en Italie, d’autres donnent leur vie ! Ainsi, en Lombardie, un prêtre âgé de 72 ans, le père Guiseppe Bardeli, gravement atteint par le coronavirus, a cédé son respirateur à un patient plus jeune que lui. Un geste qui lui aura coûté la vie. Dans cette région particulièrement touchée, Pierluigi Cappelletti, ancien maire d’Orio Litta (province de Lodi), joint par téléphone, parle de « massacre » quand il évoque l’épidémie.

Toujours en Italie, on assiste par ailleurs à des scènes sorties tout droit de Don Camillo : le maire de Venise, élu en 2015, Luigi Brugnaro, s’est rendu le 13 mars dernier à la basilique de la Madonna della Salute, érigée par Baldassarre Longhena en mémoire du secours céleste qu’aurait apporté la Vierge lors de la peste de 1630. Devant son impuissance, Peppone a donc franchi la porte de l’église pour demander de l’aide à Don Camillo !

Des scènes qui nous rappellent à notre humanité dans ce qu’elle a de pire et de meilleur. Une scène qui rappelle qu’en temps de guerre subsistent et se côtoient héros et profiteurs, embusqués et engagés.

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