Nos autorités sanitaires continuent de nous assener leurs vérités et leur savoir comme si elles avaient la connaissance absolue. Cette attitude dure depuis le début de la pandémie et ne semble pas près de cesser. Elles dictent leurs « recommandations » qui deviennent, grâce aux politiques et à toute une frange de médias, des ordres que le bon peuple se doit de suivre, sous peine d’amende.

Sur quel savoir se reposent-elles ? Auraient-elles accès à des informations sur le fameux virus que personne d’autre ne connaîtrait ? Si ce n’est pas le cas, pourraient-elles faire preuve d’humilité en reconnaissant simplement que, comme tout le monde, elles n’ont pas de grandes certitudes quant à la façon de se conduire face au « terrible virus auquel nous sommes exposés » ? Humilité ou simplement honnêteté scientifique sont deux mots et concepts qu’elles n’ont pas l’air de connaître. Preuves en sont les déclarations multiples, divergentes voire contradictoires faites sur les respirateurs (en entendez-vous parler, depuis quelques mois ?), sur les masques, sur les tests sérologiques, etc.

Par exemple, au même moment où nos autorités sanitaires, relayées par les politiques et médias, nous avertissaient qu’il ne pourrait y avoir de déconfinement possible avant que 60 % de la population ne soit positive au test sérologique, nous recevions en tant que médecins des recommandations issues de ces mêmes autorités que ces tests ne devaient pas être prescrits à nos patients car ils n’étaient pas fiables ! Ce n’est que depuis début juin qu’un test est à disposition et le serait. Depuis, plus personne ne parle de ce concept issu de nos brillantes autorités sanitaires et le déconfinement a commencé…

Tout cela pourrait être excusable si elles nous avaient dit depuis le début que, ne connaissant pas le virus avant le 20 janvier 2020 (date à laquelle les scientifiques chinois ont donné au monde entier sa description exacte), il leur était difficile de savoir comment s’y prendre pour être efficaces. Elles ont opté pour une autre attitude faite de suffisance, d’incompétence et de malhonnêteté scientifique, d’informations et de contre-informations.

Tout cela a fait grandir la peur dans la population qui est, comme tout le monde le sait (hormis, semble-t-il, nos brillantes autorités sanitaires et politiques !), la plus grande menace face à un virus de tout genre… Cette peur est encore actuellement savamment entretenue et relayée par les médias.

Le bon peuple est guidé, « doit se protéger pour protéger les autres » (idée saugrenue lorsqu’une personne est en bonne santé !), répéter de façon savante les âneries édictées comme savoir intangible par ces autorités qui s’autoproclament les sauveurs de la catastrophe qui nous menace tous.

Quelle est leur réussite ? De tenter de faire croire que ce virus va tous nous faire mourir, de faire disparaître le cash au profit des cartes de crédit, de briser l’économie pour une longue période, de mettre au chômage des millions de travailleurs, de faire fermer des entreprises et de faire en sorte que des générations entières vont devoir payer pour toute cette gabegie…

Tout ceci porte un nom : l’effet Dunning-Kruger, aussi appelé effet de surconfiance, qui est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence. Il est plus important chez les personnes ayant peu de compétences. Celles et ceux qui en souffrent non seulement ne parviennent pas à se rendre compte de leur degré d’incompétence mais encore cela les conduit à douter de celles et ceux qui sont réellement compétents…

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