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Coronavirus : vers un monde de chauves-souris ?

Suite à la propagation exponentielle du coronavirus chinois – depuis le 30 décembre 2019, ce virus s’étant déclaré à Wuhan, lieu d’un vaste marché de viande de brousse –, la Macronie préconise de ne plus se serrer la main, et encore moins de se faire la bise. Ce qui est étonnant de la part de ce gouvernement saint-simonien, censé privilégier la raison aux passions.

Pire encore, l’indice du marché japonais, le Nikkei, passe en dessous des 20.000 points. Puis, effet domino oblige, l’économie virtuelle dévisse, la confiance excessive étant son éternelle ligne directrice. Pourtant, quand le virus Ebola sévit en Afrique, la Terre continue de tourner, celui-ci faisant pourtant un mort sur deux parmi les contaminés. D’après, entre autres, l’urgentiste Patrick Pelloux, différents coronavirus étaient en circulation durant des années, mais sans que cela provoque un tel émoi médiatico-politique. De plus, si le bien moins mortel Covid-19 s’était propagé dans l’hémisphère sud – où la finance internationale a moins d’intérêts –, fort à parier que cette psychose n’aurait jamais opéré.

Alors, la géopolitique antichinoise s’effectue sans relâche : l’Oncle Sam n’ayant rien à perdre dans un premier temps, la troïka financière ayant tout à gagner dans un deuxième. Parce qu’en réalité, il n’est jamais impossible de réactiver la planche à billets. Seulement, le quidam s’angoisse et croit que la moindre quinte de toux et le moindre nez qui coule constituent un danger mortel pour l’humanité. Et l’Europe ne manquera pas de s’horrifier devant des sociétés fonctionnant désormais en coupes réglées, à l’instar de ce qui est montré dans le documentaire d’Arte Pékin, journal d’une quarantaine, de Sébastien Le Belzic : prise de température tous les cent mètres, demande de présentation d’un laissez-passer personnalisé et temps de sortie limité. Ici et là sur la planète, des rayons vidés et des pénuries déjà annoncées. Des manifestations sportives et autres événements annulés. Dans l’Hexagone, le chef de l’État visite des EHPAD et son ministre de la Santé demande aux pharmacies de produire leur propre solution hydroalcoolique.

La civilité s’est annihilée, cela faisant le lit d’une évolution sociale qui va de mal en pis. Puisqu’en partant de l’hypothèse selon laquelle la chauve-souris n’est pas étrangère à cette affaire, on peut imaginer que ce monde globalisé risque de produire des vampires standardisés, ceux-ci prompts à s’isoler plus encore du monde extérieur du haut de leurs bruyants écouteurs, ne sachant pas que le phénomène épidémique se résume à un graphique : un pic signifiant nécessairement une chute à venir. Le zombie des grandes villes tombe ainsi dans la sinistrose, se mettant la tête à l’envers dans son petit chez soi de 25 m². Sur les cimes de ses angoisses, il identifie inconsciemment le pathologique au tonique, si ce n’est au dynamique. Il s’obsède, s’obstine et ne meurt qu’en survivant, tel le comte Dracula : s’angoisser à jamais pour ne plus aimer.

Hygiénisme, véganisme, etc., autant de nihilismes qui prospèrent dans nos esprits au nom d’une même haine de la vie. Seulement, c’est oublier que toute vie génère des maladies : qu’est-ce qu’un microbe, si ce n’est du vivant germant dans un autre vivant ? In fine, l’homme moderne n’est plus qu’un être confiné, devenu incapable d’affronter le monde tel qu’il est. En définitive, du Japon aux États-Unis, en passant par la France, on assiste à cette funeste tendance à l’enfermement systématique.

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