On se souvient des larmes d’émotion de Laurent Fabius au terme de la COP21 en 2015, la fameuse « Conférence de », où 150 chefs d’État et de gouvernement avaient juré, croix de bois croix de fer, qu’ils s’empresseraient de prendre des mesures drastiques de lutte contre le réchauffement, oups… pardon : le changement climatique.

Quatre ans et une Greta plus tard, ils ne sont plus qu’une quarantaine de hauts dirigeants à honorer de leur présence la COP25 à Madrid ; ni le Japon ni le Canada ni l’Inde ne sont représentés au plus haut niveau. Croyants, mais pas très pratiquants… Quant aux États-Unis – qui viennent de confirmer leur retrait de l’accord de Paris -, ils n’ont envoyé qu’une simple observatrice : Trump a au moins le mérite de la franchise climato-sceptique ! On pense à la symphonie de Haydn dite des « Adieux », où les instruments s’arrêtent de jouer les uns après les autres : à la fin, il ne reste que deux violons.

Et imaginez une crise financière, le pot-au-feu de la COP26 sera vegan : il ne restera que les navets, au nombre desquels la France s’honorera certainement de compter, avec le Botswana et la Jamaïque pour « sauver la planète »…

Mais les Chinois, demanderez-vous ? Rassurez-vous, ils n’auraient raté cette grand-messe pour rien au monde, bien qu’inaugurant une à deux centrales à charbon par… semaine ! (Tous les racistes vous le diront, l’Asiatique est fourbe…)

Malgré les exhortations du secrétaire général de l’ONU António Guterres à choisir « l’espoir » plutôt que « la capitulation », Laurence Tubiana, architecte du pacte climatique de 2015, revoit à la baisse les ambitions de la COP25. Elle serait déjà un « succès »/em> si « un grand nombre de pays disaient oui, nous serons là l’an prochain avec de nouveaux engagements pour 2030 et une stratégie 2050 en ligne avec l’accord de Paris ». C’est ça, Laurence, on se téléphone et on se fait une bouffe…

Comme le dit Richard Lindzen, climatologue au Massachusetts Institute of Technology (MIT), Ph.D. en climatologie à Harvard, qui partage le scepticisme d’au moins trois prix Nobel : « Les générations futures se demanderont avec une stupéfaction amusée pourquoi, au début du XXIe siècle, le monde développé s’est plongé dans une panique hystérique à propos d’une augmentation globale moyenne de température de quelques dixièmes de degré, et, sur la base d’exagérations grossières, de projections informatiques hautement incertaines, combinées en déductions improbables, il s’est trouvé en face d’un recul de l’âge industriel. »

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