Le retour à la une de la Convention citoyenne sur le climat, reçue longuement par Macron, ce 14 décembre, bouscule l’atmosphère et engendre de chauds débats sur les plateaux médiatiques. Les caprices de la météo, celle du ciel, ajoutent à l’embarras du citoyen moyen qui n’y comprend plus rien, pour autant qu’il ait eu précédemment une idée quelque peu claire ou partiale sur le sujet.

Pas question de faire, ici, l’exégèse de l’état présent, surtout avec les renoncements, changements et contradictions qui apparaissent depuis la création, par le Président, de cette innovante et fructueuse petite assemblée populaire. D’ailleurs, faisant fi des réserves de nombre de parlementaires qui se sentent objectivement frustrés et de débatteurs politiques qui dénoncent une atteinte à l’exercice démocratique, l’inventeur Macron, se votant un satisfecit, a indiqué que de nouvelles conventions citoyennes seraient organisées sur « d’autres sujets » car « tout, dans cette aventure démocratique et humaine, constitue une première mondiale autant par son ambition que par son ampleur ». Pas moins ! « Vous avez montré qu’il était possible sur un sujet difficile, inflammable même, de créer du consensus », a-t-il ajouté, passant la brosse à reluire dans le dos des participants.

Parmi 149 propositions faites à l’issue de leurs travaux , trois avaient été initialement rejetées, qui sont la limitation à 110 km/h sur autoroute, la taxe de 4 % sur les dividendes et la réécriture du préambule de la Constitution.

Par ailleurs, le Président avait indiqué, alors, que des référendums pourraient être lancés sur des points particuliers. « DES » référendums !

Aujourd’hui, après atermoiements divers et autres changements qui, semble-t-il, déçoivent des membres de cette Convention, une grande nouvelle est cependant annoncée. Il y aura bien un pour demander à la nation son accord pour la modification de la Constitution dans son article 1, avec cet ajout : « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique. »

Bien entendu, le Parlement sera consulté avant, mais c’est le peuple qui décidera. Ce peuple de la République qui décidera est-il le même que celui de la France ? L’avenir le dira, qui est souvent malicieux et sensible aux humeurs du temps…

16 décembre 2020

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