« Rejoignez le défi des jours heureux ! » dit son affiche de campagne aux couleurs psychédéliques. Les jours heureux du communisme, voilà l’avenir promis par Fabien Roussel, son actuel représentant et candidat à la présidentielle.

Coco un jour, coco toujours, Fabien Roussel parle et pense comme là-bas, dis, au temps de la belle Union soviétique et de ses riants goulags. Il faut dire qu’il est né dedans et ses parents aussi, vu que sa grand-mère en était déjà. C’est dire que ces braves gens ont tout cautionné, la délation et les purges pour des lendemains qui n’ont jamais chanté. C’est sans doute cela, qu’il appelle « les jours heureux ».

Il a une bonne bouille, Fabien Roussel, même un faux air de Cohn-Bendit jeune. Un physique de gendre sympathique, chemise ouverte sous un costume de cadre bancaire. On notera, d’ailleurs, que les nouveaux apparatchiks ont le look « tertiaire », et même si Monsieur Martinez-de-la-CGT a remis la moustache sur le vocabulaire d’antan, le bleu de chauffe s’en est allé avec l’électorat populaire. Il n’y a guère qu’un Mélenchon pour endosser encore son costume de garde-chasse les soirs de meeting. Les autres la jouent tous « French Tech ». Faut être dans le mouv’, ou move, c’est plus chic.

Fabien Roussel est donc en campagne, donné autour de 2 à 3 % d’intentions de vote. À ce niveau, il devrait, certes, avoir de la compagnie, surtout à gauche. C’est au moins dix points en dessous des scores prêtés à Marine Le Pen et Éric Zemmour, deux personnalités qui lui donnent des cauchemars.

Mais qu’importe le fait que la France - tout le prouve - soit majoritairement à droite, et plutôt du côté de la vraie droite, Fabien Roussel en est sûr : la vérité et la morale, c’est lui ! Il l’a déclaré, dimanche midi, sur France 3, dans l’émission « Dimanche en politique », avant d’aller tenir son sur la place Stalingrad, nettoyée des crackeurs et des migrants.

Il a le ton solennel, Fabien Roussel. L’heure est grave : « Déjà, moi, je vais lancer un appel, dit-il : il y a un risque aujourd’hui que la France, la République soit kidnappée, soit prise en main par l’extrême droite. C’est un risque qui pèse sur notre République. » On tremble. Qu’elle risque d’être prise en main par l’ radical ou l’extrême gauche et on en rirait, mais l’extrême droite… Il poursuit : « Il y a une vraie responsabilité pour tous les démocrates de ce pays de faire en sorte que ces candidats-là, justement, ne puissent pas, demain, avoir voix au chapitre. Et ça, c’est de la responsabilité de chaque démocrate. Et quand j’entends des maires, aujourd’hui, qui refusent de leur accorder une salle - à Londres, à Genève ou en France -, qui ont le courage de dire “pas de ça chez moi !”, je les salue. Parce que le débat, dans notre pays, doit être un débat républicain, et moi j’y tiens ! »

Fabien Roussel, rejeton d’un régime totalitaire dont le bilan avoisine les cent millions de morts (cf. Le Livre noir du communisme), entend donc donner des leçons de en empêchant les représentants d’un courant manifestement majoritaire dans le pays d’« avoir voix au chapitre ». Un vrai coco pur jus, comme quoi les réflexes pavloviens sont bien installés !

 

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22 novembre 2021

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