La Cosa Nostra démocrate semble avoir prononcé sa fatwa contre la rancunière et son conjoint. Les scandales sexuels ont soudainement fleuri comme les coquelicots dans les tranchées, visant Hollywood et certains élus démocrates. Une grande première, si l’on considère que le rôle du porc violeur était jusque-là chroniquement réservé aux républicains. Ici, ce sont les alliés et bailleurs de fonds du clan Clinton qui sont visés…

Et voici que l’ancien président Bill Clinton lui-même est la cible du « pruritanisme » qui s’est emparé de la presse comme d’une partie des élus démocrates.

Le New York Times a ainsi récemment publié un article faisant foi de la véracité des plaintes des « bimbos » traînées dans la boue à l’époque, lesquelles avaient accusé Bill de harcèlement sexuel, de contacts physiques non souhaités et de viol. Et les commentateurs, tel David Axelrod, de battre coulpe sur les ondes pour avoir fermé les yeux, ou avoir contribué à l'hallali sur les plaignantes.

Sans oublier le coup de dague dans le dos d’une sénatrice démocrate de New York pourtant « créée » par Bill Clinton, fervente soutien de Hillary, Kirsten Gillibrand, qui affirme aujourd’hui que Bill Clinton aurait dû démissionner suite à l’affaire Lewinsky. Ou encore celui de la députée californienne Jackie Speier, qui affirme qu’il aurait fallu croire les victimes.

Quant aux hommes drapés de la toge féministe, les voici à leur tour happés par le maelstrom, comme le sénateur Franken, soudain accusé de pelotage en série, ou encore le député octogénaire du Michigan John Conyers. Une « icône », nous dit Nancy Pelosi (responsable de l’opposition démocrate à la chambre), mais qui a tapé dans le mauvais budget afin de régler une transaction avec une employée se plaignant de harcèlement sexuel.

Si la narration sexuelle a été lancée avec l’affaire Weinstein - qui risque gros pénalement –, le coup d’estoc mortel a été porté par Donna Brazile début novembre avec son livre Hacks: The Inside Story of the Break-ins and Breakdowns That Put Donald Trump in the White House. Le livre présente une double thèse : l’incompétence de la campagne Clinton, malgré ses milliards, face à la malice médiatique de celle de Trump, et surtout la « magouille » qui avait causé sa victoire aux primaires sur le révolutionnaire Bernie Sanders. Dur pour Clinton, considérant que Brazile lui avait remis les questions de CNN avant les débats télévisés contre Sanders. D’autant que la sénatrice Elizabeth Warren confirme lesdites magouilles.

Ce qui fait dire, ce dimanche, à l’actrice Susan Sarandon qu’elle ne regrette donc pas d’avoir soutenu Sanders, puis l’écologiste Stein (The Guardian). Sarandon s’était déjà attaquée au féminisme de circonstance de Hillary Clinton pendant la campagne, et répète aujourd’hui qu’en cas d’une élection Clinton, les États-Unis seraient maintenant en guerre. Aiguillonnée par le journaliste qui lui fait observer que la fiscale de Trump, une fois de plus, sert les riches tout en pénalisant les classes moyennes, elle rectifie : "Hillary Clinton aurait fait de même… à la façon “vicelarde” d’Obama !"

Pourquoi ces trahisons ? Tout simplement parce que Hillary a fait semblant de se retirer. La campagne de lancement de son livre (Ça s’est passé comme ça) avait le parfum d’une campagne électorale présidentielle, voire de restauration juridique.

Erreur ! Il semble maintenant clair que les lobbies mondialistes ne veulent plus d’un véhicule d’occasion.

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27 novembre 2017

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