À en juger par ses débuts, notre nouvelle troïka Président//Assemblée semble peu à même de résoudre les grands problèmes de notre pays. En revanche, pour ce qui est des occasions de rigoler, on va vers le sublime. Chaque jour explose une nouvelle affaire, d’autant plus savoureuse que les réactions les plus dures viennent souvent de ceux de votre propre camp.

Après les accusations contre Coquerel qui déchirent la gauche féministe, voici soupçonnée d’ cette pauvre Caroline Cayeux, qui a parlé d’une minorité en disant « ces gens-là »… alors qu’elle vient d’assurer qu’elle a « beaucoup d’amis parmi eux », même si tout porte à croire que ce n’est plus pour longtemps.

Le temps lui a probablement manqué pour ajouter « Je ne suis pas homophobe, la preuve, mon coiffeur est un inverti notoire », mais tout indique que le bon chef d’accusation serait plutôt celui de Montherlant, dans La Reine morte : « Allez, allez, en prison ! En prison pour médiocrité. »

Comment en effet, à un tel niveau de responsabilités, peut-on encore ignorer le b.a.-ba du parler politiquement correct ? À croire que, comme certains et certaines, notre nouveau ministre délégué chargé des Collectivités territoriales vit sur une autre planète, où on dirait encore Monsieur ou Madame. Alors que le fisc lui-même - toujours à la pointe du progrès - vient supprimer ces termes surannés (le projet de les remplacer par pigeon·ne aurait mystérieusement été retoqué). Comment peut-on faire comme s’il y avait encore des hommes, des femmes, des nains, des aveugles et des femmes de ménage ? On peut parier que Mme Cayeux n’a même pas de trottinette électrique !

Il est temps que les dictionnaires fassent clairement évoluer le sens de la locution « ces gens-là », comme ils l’ont fait, par exemple, pour le mot « détail ». Jusqu'après-guerre, Larousse y voyait essentiellement une partie d’un tout. À la fin du XXe, il était devenu un petit élément qui peut être considéré comme secondaire. Mais impossible de me souvenir pourquoi…

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19 juillet 2022

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