Récemment, quelques militants de Greenpeace ont réussi à hisser une banderole sur une centrale nucléaire. Un rapport plus qu’alarmant prétend que nos centrales nucléaires sont toutes des « épées de Damoclès » menaçant notre pays. Faut-il, pour autant – le coût des dépenses à envisager, selon ce rapport, pour assurer une sécurité minimale en renforçant les piscines de refroidissement pour qu’elles puissent résister à une attaque terroriste étant faramineux -, renoncer à l’énergie nucléaire ? Il faudrait, pour cela, trouver le moyen de maintenir notre confort et notre activité avec une consommation d’électricité réduite, sans doute, des trois quarts 2.

Mais le danger est-il à ce point réel et pressant ? Oui, quelques militants de Greenpeace ont pu parvenir à l’intérieur d’une centrale. Cela signifie-t-il, comme ils voudraient le faire croire, que des terroristes pourraient en faire autant ?

Certainement pas. Autant il est évident que les hommes chargés de la défense des centrales ne tireront pas sur des militants de Greenpeace ayant une banderole pour toute arme, autant on peut espérer qu’ils n’hésiteraient pas à arrêter par tous moyens à leur disposition des terroristes armés.

Quant aux prévisions alarmistes du rapport en question, il suffit de savoir que les experts « indépendants » qui l’ont rédigé ont, en fait, été missionnés par le même Greenpeace pour savoir que l’on peut et que l’on doit le prendre avec des pincettes.

Nous pouvons espérer que les responsables de notre sécurité nucléaire sauront distinguer le bon grain de l’ivraie, faire faire les travaux nécessaires s’il y a lieu et donner aux forces chargées de la protection de nos centrales des consignes non équivoques pour le cas où des terroristes tenteraient de s’infiltrer à l’intérieur.

Cela ne nous permettra certes pas de dormir sur nos deux oreilles. Mais étant donné qu’on ne peut évidemment interdire ou détruire par mesure de précaution toutes les activités qui ne sont pas garanties à 100 % contre le terrorisme ou autres dangers, il serait stupide de tuer sous ce prétexte une filière qui fait la réputation de notre pays et assure son autonomie énergétique.

Notes:

  1. On ne peut pas compter sur les combustibles fossiles, qui sont eux aussi dans le collimateur de M. Hulot. Or, ce sont ces combustibles fossiles qui (avec l’électricité nucléaire achetée à la France) permettent actuellement à l’Allemagne de maintenir une fourniture d’électricité suffisante, quoique très coûteuse. Sous notre climat tempéré, en effet, tout comme en Allemagne d’ailleurs, les conditions permettant aux matériels producteurs d’« énergies renouvelables » (panneaux photovoltaïques et éoliennes) de fonctionner correctement sont trop rarement réunies pour que ces énergies puissent assurer une fourniture constante. Et les moyens de stocker l’électricité qu’elles peuvent produire sont encore loin d’être au point.
  2. On ne peut pas compter sur les combustibles fossiles, qui sont eux aussi dans le collimateur de M. Hulot. Or, ce sont ces combustibles fossiles qui (avec l’électricité nucléaire achetée à la France) permettent actuellement à l’Allemagne de maintenir une fourniture d’électricité suffisante, quoique très coûteuse. Sous notre climat tempéré, en effet, tout comme en Allemagne d’ailleurs, les conditions permettant aux matériels producteurs d’« énergies renouvelables » (panneaux photovoltaïques et éoliennes) de fonctionner correctement sont trop rarement réunies pour que ces énergies puissent assurer une fourniture constante. Et les moyens de stocker l’électricité qu’elles peuvent produire sont encore loin d’être au point.

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