Culture - Discours - Editoriaux - Entretiens - Médias - Politique - 17 novembre 2017

“Une “bonne droite” est une droite qui s’assume et qui regarde le réel en face !”

Samedi 18 novembre se tiendra, au New Cap Event Center (Paris XVe), le troisième forum de la dissidence. Le thème en sera, cette année, “Face à Macron, une bonne droite”… Qu’est-ce que, pour vous, “une bonne droite” ?

C’est une droite qui s’assume. Une droite qui n’a pas peur du qu’en-dira-t-on médiatique. Une droite qui refuse les diktats politiquement corrects. Une droite qui regarde le réel en face : qui sait et qui dit que l’immigration est une catastrophe ; que le désastre scolaire impose un renversement du système ; qu’un enfant, c’est une maman et un papa. Bref, une droite qui dit des « horreurs » !

Et comme la préoccupation de ce qui nous tient lieu de classe politique, c’est d’abord d’être invité dans les médias… et donc de « bien se tenir », c’est une droite qu’on n’entend pas beaucoup. Car même au FN, on se tient à carreau devant les censeurs médiatiques… Ce qui explique l’extraordinaire distorsion entre l’opinion publique calée à 60 % ou 70 % sur des positions identitaires et conservatrices et sa représentation politique… progressiste et déconstructiviste.

On a le sentiment que la “dissidence” est un mot qui n’a plus de signification qu’en Europe de l’Est… 

L’Europe de l’Est est, aujourd’hui, le môle de résistance européenne. Mais historiquement, il y a eu des dissidents à l’Est comme à l’Ouest. Je présenterai trois grands dissidents, trois grands « diabolisés » :
– Enoch Powell, promis au 10 Downing Street et dont la carrière a été brisée par le discours de Birmingham où, dès 1968, avec une rare lucidité, il avait montré les dangers de l’immigration-islamisation ;
– Soljenitsyne : double dissident, à l’Est avec L’Archipel du Goulag, et à l’Ouest avec le célèbre discours de Harvard sur le déclin du courage ;
– De Gaulle, enfin, dont les imbéciles disent : “On n’imagine pas le Général mis en examen.” Tu parles, Charles ! Il a été poursuivi pour haute trahison et condamné à mort par contumace en 1940. Et aujourd’hui, beaucoup de ses propos le conduiraient devant la XVIIe chambre correctionnelle pour violation de la loi Pleven de 1972. De Gaulle a été diabolisé en 1940 (la Résistance), 1947 (le RPF), 1958/1962 (le « dictateur »), 1966 (la sortie de l’OTAN)), 1967 (l’arrêt des livraisons d’armes à Israël). Mais l’inculture est telle que tous les NPQ (Nains Politiquement Corrects) se prosternent sur la tombe de De Gaulle tous les 9 novembre.

3) En quoi ce nouveau forum sera-t-il différent des deux précédents ? 

Ce n’est pas “que mille fleurs s’épanouissent”, c’est feu sur les quartiers généraux. Quels qu’ils soient ! Mais nous présenterons aussi de belles réussites dissidentes : Damoclès, L’Incorrect, Defend Europe. Ce sera aussi une droite très intellectuelle avec Bérénice Levet, François Bousquet, Guillaume Bernard, Michel Geoffroy. Et très pluraliste, qui donnera la parole à un homme de gauche, Pierre Cassen, et à un grand libéral-identitaire-conservateur, Charles Beigbeder. Bref, de quoi réfléchir pour davantage et mieux agir !

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