Bagayoko décroche le portrait de Macron : acte sécessionniste en « Nouvelle France » ?

Ce n'est pas dans la loi, disent les Insoumis. Comme le drapeau palestinien ?
Capture d'écran
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Plus d’un mois que Bally Bagayoko est à la tête de la mairie de Saint-Denis. Il est donc grand temps de s’attaquer aux dossiers de fond de la commune. Ainsi, le très charismatique – et accessoirement très médiatique – édile de la cité dionysienne a annoncé, non pas un Grand Remplacement, mais un grand déménagement du portrait officiel du président de la République : en clair, il l'a décroché du mur de son bureau. L'annonce en a été faite au détour d'un entretien chez Darius Rochebin.

La mesure a un double avantage : petit un, ça ne coûte pas un rond ; petit deux, ça fait parler de soi. Le petit deux est probablement l’effet recherché, car on a bien compris que le feuilleton Bagayoko ne fait que commencer et qu’il promet tout plein de saisons passionnantes. Une sorte de Plus belle la vie au bord de la Seine.

 

« Manquement républicain » ?

Le premier magistrat de Saint-Denis a précisé qu’il avait mis le portrait de l’Illustre « dans un coin ». Pas au « petit coin », rassurez-vous, mais « dans un coin de son bureau ». « Manquement républicain » ? Pas du tout, se justifie-t-il, en lançant à l’emporte-pièce : « Le manquement républicain est du côté de l’État qui ne corrige pas les inégalités. » Cela reste à démontrer. Au niveau national, d’abord, quand on sait qu’en 2025, sur 41 millions de foyers fiscaux, un peu moins de la moitié (19 millions) ont payé un impôt sur le revenu et que 10 % des Français les plus aisés payent 75 % de l'impôt sur le revenu. Quant au niveau local, il faut tout de même savoir que la ville de Saint-Denis reçoit, tous les ans, environ 28 millions d'euros de dotation générale de fonctionnement (DGF), attribués sur des critères, certes compliqués, mais valables pour toutes les communes de France. Par ailleurs, chaque année, la CAF verse à la ville de Saint-Denis autour de 10 millions d’euros. Ce n'est pas rien. On imagine que ces sommes doivent servir à corriger les inégalités. En tout cas, pour ce qui est du ressort de la DGF, elles contribuent à payer les indemnités de M. Bagayoko.

Il y a un mois, lorsque le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, avait décroché du fronton de la mairie le drapeau européen, alors que la loi n'oblige en rien le pavoisement de cet emblème (sauf le jour de la fête de l’Europe), on s’était empressé de lui tomber dessus en lui rappelant délicatement les millions d'euros déversés par l’UE sur la vieille cité de Dame Carcasse. Curieusement, les millions déversés sur Saint-Denis par l’État, c’est-à-dire par les contribuables français, sont beaucoup moins évoqués - pour ne pas dire pas du tout -, dans la presse ou chez la Macronie. On se demande pourquoi. Passons.

Respect strict de la loi. Quand ça les arrange...

Donc, le portrait de Macron relégué, au mieux « dans un coin », au pire aux encombrants. Stricto sensu, Bally Bagayoko est dans son droit : rien n’oblige un maire à accrocher le portrait officiel du chef de l’État dans son bureau ou dans un quelconque autre lieu de la maison commune. En 2023, suite à une vague de décrochages de portraits de Macron, un député Renaissance avait d’ailleurs déposé une proposition de loi visant à « ancrer officiellement la tradition républicaine consistant à afficher le portrait officiel du président de la République au sein de chaque mairie ». L’affaire n’avait pas prospéré.

« Tradition républicaine » ? C’est ce que le préfet de Seine-Saint-Denis a invoqué en écrivant très officiellement à Bagayoko. Juridiquement, une lettre qui n’a aucun effet. En revanche, médiatiquement, on peut dire que c’est réussi, puisque cela donne une nouvelle occasion, à Bally Bagayoko, de faire sa publicité à bon compte. Évidemment, le député LFI Thomas Portes est venu au secours de son petit camarade en postant, sur X : « On s’en tiendra au respect de la loi. Pas de portrait de Macron dans les mairies insoumises. » Et les drapeaux palestiniens au fronton des mairies, c’est dans la loi ?

 

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Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)

Vos commentaires

100 commentaires

  1. Pense t-il remplacer le portrait du chef de l’ Etat par un de ses idoles comme par exemple celui de Mélenchon (encore que ) , ou tout autre dictateur du continent africain .

  2. J’aimerais , pour une foi que l’Etat fasse son travail envers cet anti Français Blancs et Chrétiens soutenu par Mélenchon et son parti pro islamique ! et dépose ce Maire qui n’a que faire de ses concitoyens ! et interdise les LFI qui déteste les Français de se présenter aux présidentielles à défaut de l’interdire !!!

  3. Aurait-il l’intention de se présenter à la présidence avec le soutien de LFI, qu’il prépare son portrait.

  4. Décrochage du portrait du Président en activité est un signe d’intolérance. C’est exactement le même signe de détruire physiquement et matériellement les biens et les personnes. Ça commence comme cela mais ça peut mal finir .

  5. Des inégalités il y en a beaucoup comme pour ceux qui sont soignés gratuitement et pas d’autres,, ceux qui sont loges gratuitement et pas d’autres, ceux qui bossent et ceux qui sont payés à rien faire, les privilégiés de toutes sortes qui vivent aux crochets des autres comme on en a eu un exemple avec une fameuse commission… la liste est interminable !mais ce n’est pas celle de ce maire !

    •  » On dit toujours des pauvres « ce sont des assistés »
      Mais moi, ayant vécu des 2 côtés du monde, je peux vous dire à quel point la bourgeoisie est assistée dès la naissance, a tous les privilèges, le capital scolaire, etc …
      Les éléments de langage qu’on entend sont totalement faux :
      L’assistanat est du côté de ceux qui ont déjà tout.  »
      (Édouard Louis, écrivain)

  6. Quel ingrat, cest bien grace a Macron qu’il est la ! Mais bon, afficher le portrait du fossoyeur de la France dans les mairies, c’est plutôt discutable !

  7. En tout cas, avec les frasques de cet édile, plus aucun journaliste n’aura de difficulté à énoncer son nom. Heureux pour lui. Par contre, les façons de diriger des élus LFI, interrogent et soulignent leurs façons d’entrevoir la République et de gouvernement. Que les électeurs qui leurs sont favorables en prennent conscience. Demain, ils seront également écartés. ( Socialo, écolos, macronistes, centristes, etc )

  8. A ce degré -là de désordre organisé on ne sait plus si l’exemple vient d’en haut ou d’en bas … Pendant ce temps ses électeurs retournent des voiture sur les Champs Elysées.
    Mêmes origines, mêmes mœurs. Ce ne sont pas les nôtres.
    Afuera !

  9. Macron a l’obligation constitutionnelle d’expulser ce genre d’individu. Va t il le faire ? ? ? telle est la question!!!!

  10. La « machine » est en route !! Cela a commencé à St DENIS avant de se répandre dans toute la France !! Merci d’avoir aidé tous ces « braves gens » et surtout de continuer à le faire !!! La France banlieue de l’Afrique !!

  11. Soyez en assuré, il retirerait aussi bien le portrait de melanchon, pour y mettre celui d’un ayatolla, son véritable leader !

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