Augmentation du taux de mortalité périnatale : encore un signe d’effondrement ?
Le constat, une fois encore, est terrible : en France, explique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), « la mortalité périnatale concerne un peu plus d’une naissance sur 100 », un chiffre qui ne cesse d’augmenter depuis 2021. Comment expliquer une telle hausse continue depuis 2021 ? Faut-il y voir encore un signe de la tiers-mondisation galopante de la France ?
Un chiffre en hausse constante
« En 2024, en France, 7.398 enfants sont nés sans vie ou nés vivants et décédés dans leur première semaine de vie, pour 661.822 naissances totales », détaille l’enquête de la DREES, « le taux de mortalité périnatale (nombre d’enfants nés sans vie ou décédés au cours des 7 premiers jours de vie rapporté à l’ensemble des naissances à partir de 22 semaines d’aménorrhée) s’élève à 11,2 pour 1.000 naissances totales (11,2 ‰), d’après les données hospitalières. Il augmente depuis 2021, et plus particulièrement en 2024, après avoir fluctué entre 2014 et 2021 autour de 10,5 ‰. » Selon la DREES et Santé publique France, « avec 4,08 décès pour 1.000 naissances vivantes en 2024 (augmentation en moyenne de 1 % par an entre 2014 et 2024), la France se situe désormais au 21ᵉ rang européen sur 27 », alors qu’« en 2019, dernière année disponible en comparaison européenne, la France se classait au 16e rang sur 28 pays pour la mortalité périnatale calculée à partir de 24 semaines d’aménorrhée hors interruptions médicales de grossesse ».
De multiples facteurs sanitaires...
Outre la mortinatalité (qui comptent les enfants nés sans vie), l’enquête, qui s’appuie sur des données hospitalières, prend aussi en compte la « mortalité néonatale précoce (enfants nés vivants et décédés pendant leur première semaine de vie) » pour calculer le taux de mortalité périnatale. L’augmentation de ce taux s’explique par plusieurs facteurs comme celui de l’âge maternel, puisque « chez les mères les plus âgées, les complications de la grossesse sont plus fréquentes, avec des pathologies préexistantes plus fréquentes, un risque plus élevé d’anomalies fœtales et davantage de grossesses multiples [et que] chez les femmes de moins de 20 ans, les conditions socio-économiques plus précaires ou un moins bon suivi de la grossesse peuvent expliquer le surrisque observé » mais aussi « l’âge gestationnel au moment de la naissance, […] le poids de naissance ou les naissances multiples » ou encore la santé de la mère avant la grossesse avec une augmentation du surpoids, de l’obésité, du diabète préexistant ou de l’hypertension, par exemple.
...mais aussi socio-économiques et géographiques
Le plus frappant est sans doute l’importance que peut avoir le lieu de naissance dans le calcul de ce taux, puisque « la mortalité périnatale est plus élevée dans les communes défavorisées » où « le taux de mortalité périnatale est de 12,0 ‰ dans les communes qui rassemblent le cinquième de la population la plus défavorisée, contre 9,5 ‰ dans les communes rassemblant les populations les moins défavorisées », explique l’enquête de la DREES qui prend l’exemple de l'écart entre la région Auvergne-Rhône-Alpes et la Guadeloupe, où le taux de mortalité périnatale est de 9,3 ‰ pour le premier et de 21,0 ‰ pour le deuxième, « soit un rapport de 1 à 2,3 entre les régions ». Si « les taux les plus élevés s’observent dans les départements et régions d’outre-mer (DROM), où le taux moyen est supérieur de 60 % à celui de la France métropolitaine », cette dernière voit tout de même aussi une certaine disparité due aux enjeux particuliers auxquels chaque région doit faire face, comme l’explique en détail chacun des bulletins régionaux sur la « santé périnatale et petite enfance [entre] 2012-2024 ». L’Île-de-France fait, dans la carte des taux de mortalité périnatale, figure de mauvaise élève et si, comme l’explique son bulletin régional, « à l’instar du reste de la France, [la région] connaît une situation périnatale marquée par des enjeux majeurs », elle constate aussi « des indicateurs de mortalité et de morbidité moins favorables que les moyennes nationales, comme une surmortalité infantile, périnatale et maternelle ou encore une plus grande fréquence des naissances prématurées ». Selon le rapport, « ces disparités, exacerbées par des déterminants individuels, sociaux et environnementaux, ainsi que par la prévalence de comorbidités (obésité, diabète, etc.), se reflètent également dans une offre de soins inégalement répartie ».
Si la France ne compte plus les mauvaises notes et les indicateurs en berne, celui de la mortalité périnatale est tout bonnement affolant, pour un pays qui prétend augmenter son taux de natalité... Ces chiffres devrait même provoquer un affolement généralisé de la classe politique, d’ailleurs, si l’on en croit Emmanuel Todd, qui racontait à Hérodote.net qu’« en 1976, [il avait] découvert que la mortalité infantile était en train de remonter en URSS et ce phénomène avait troublé les autorités soviétiques au point qu'elles avaient renoncé à publier les statistiques les plus récentes. C'est que la remontée de la mortalité infantile (décès avant l'âge d'un an) témoignait d'une dégradation générale du système social et [il en avait] conclu à l'imminence de l'effondrement du régime soviétique »… Peut-être n’en sommes-nous pas si loin.
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29 commentaires
Ne pas oublier aussi la fermeture de nombreuses maternités. On a préféré favoriser les grosses structures souvent trop loin du domicile des futures mamans
Et pourquoi pas les sages femmes ?
Soyons cohérents: si la mortalité infantile est si élevée dans les territoires d’Outre-Mer, cela plombe bien évidemment le taux national. Quel autre pays européen dispose de territoires à l’étranger? L’art des statistiques…
L’Outre mer devrait bénéficier de la même offre que la métropole .
La France a bien contribué à l’explosion des naissances en Algérie qui de 2 milllions d’autochtones en 1830 est passée à 9 millions en 1962 , pour atteindre aujourd’hui les 40 millions .
On se lasse de dresser la liste des dysfonctionnements de la France sous régime macronien. On chute dans tous les classements mais Macron nous affirme que tout va bien. A la tête de la France, aurions-nous un Joe Biden qui s’ignore ?
ce sont les « progressistes qui doivent être contents ! Le but est atteint et le grand remplacement plus que nécessaire !
La situation est – évidemment – sous contrôle !… com’dab.
Beaucoup de grandes phrases , de chiffres et comparaisons… mais surtout ne pas parler de l’incidence du pseudo vaccins anti covid .
Ben voyons ! Fausses couches , stérilité des hommes , anomalies… surtout ne pas en parler , et pourtant ! Effets bien orchestrés de la piquouze obligatoire ….
Vous avez tout à fait raison! J’ai envoyé un commentaire en ce sens ce matin mais je n’ai pas été publiée. En France, contrairement à d’autres pays, il est bien difficile de sortir de ce tabou. C’est bien dommage…
La mortalité infantile est un critère de développement d un pays et la France dégringole. Depuis quand en réalité. Pas de recoupement avec l immigration c’est étonnant ni avec la mutation du personnel et notamment des nouveaux médecins de l hôpital qui sont aussi « importés « et en provenance de pays où le diplôme est obtenu en 4 ans contre 7 en France pour les généralistes et 10 voire 12 ans pour les spécialistes. Ce rapport mérite une analyse plus poussée
Je continue à m’etonner du silence des divers commentateurs sur ce droit constitutionnel a « disposer de son corps » qui conduit a tuer annuellement environ 250 000 enfants à naître. il suffit de comparer ce chiffre à celui des naissances , 650 000/ an, pour imaginer qu il joue un rôle dans la dénatalité française.
Oui,il serait grand temps de revenir sur ces lois qui encouragent les avortements. Proposer d’autres solutions aux femmes qui se trouveraient enceintes accidentellement. L’accouchement sous X est toujours possible, et permettrait à des couples stériles de devenir parents. De plus, nombreuses seraient sans doute les femmes qui déciderait d’assumer leur grossesse, et choisiraient d’élever leur enfant. Il faut également se préoccuper des avortement sous la contrainte, et des nom reux « pères » qui ne veulent oasis assumer. Tous des lâches !
et [il en avait] conclu à l’imminence de l’effondrement du régime soviétique »… peut-être n’en sommes-nous pas si loin.
Si l’UE pourrie pouvait s’effondrer et vite !
La France dégringole en Europe, mais les autres pays européens ne vont pas si mal.
L’Irlande n’est pas au mieux .
Nous voulons jouer aux grands seigneurs d’un côte en versant une contribution de 30 milliards à l’UR
E mais nous sommes des saigneurs pour les prélévements obligatoires taxes et impôts .
Tous ces records grâce à Jupiter, la France championne en Europe, voire au monde : de l’imposition et autres prélèvements, de la dette, de l’insécurité, parmi les plus mauvais quant à la mortalité périnatale, au nombre d’avortements, etc. Et Jupiter qui s’acharne pour que la loi sur l’euthanasie soit votée. Quel beau palmarès. Le comble c’est que cet irresponsable et sa bande semblent contents et fiers de leurs actions.
Jupiter n’est qu’une marionnette, sadique certes, mais marionnette quand même
Exact dont ses maîtres sont ravis vu l’excellence de ses prestations pour notre plus grand malheur
Oui
Les données sont mentionnées « hors interruption médicale de grossesse ». Qu’en est il des interruptions médicales de grossesse ? Peut être leur nombre a baissé et ce serait la première explication de l’augmentation de la mortalite périnatale ainsi calculée. C’est sûr que si on ne compte pas les morts par « euthanasie », la mortalité baisse. Les autres pays européens sont peut être en avance sur la France en matière d’interruption médicale de grossesse et d’euthanasie. Il faudrait rattraper le retard.
Un pays qui tue ses bébés dans le ventre de leur maman ,et pousse ses vieux vers le cercueil coure à sa fin à grandes enjambées.
Rassurez-vous, après une bonne petite « guerre biologique » tout rentrera dans l’ordre. Certains labos y travaillent. Il faudra alors faire semblant d’avoir de nouveaux vaccins et médicaments pour nous « sauver »…Au grand profit des labos… La boucle est bouclée…
La France est au 1er rang pour ce qui concerne les prélèvements obligatoires. Nous sommes également dans le peloton de tête pour le ratio dettes sur PIB. Cependant nous sommes dans les profondeurs de tous les autres classements (ceux qui sont établis sur les utilisations qu’on fait de l’argent prelevé et emprunté). Alors que nous devrions être partout parmi les meilleurs. D’où ma question : où passe l’argent ?
Il ne vous a pas échappé que si pour Fillon l’enquête financière a été rapide, celle du financement de la campagne de Macron en 2017, pour un montant bien supérieur, a été vite enterrée : et c’est ainsi depuis.
Diabète, malbouffe, niveau socio-culturel bas, exposition à des polluants ou des produits toxiques (additifs alimentaires, drogues, tabac …) mais aussi l’âge moyen pour avoir un premier enfant (29 ans) qui augmente régulièrement sont des facteurs simples à comprendre. Peut-être faut-il regarder également du côté des structures de santé qui se dégradent d’année en année. Un autre facteur qui n’est pas évoqué ici : la consanguinité plus élevée dans certains groupes que dans la population générale française.
Ce chiffre est probablement le reflet d’une mutation profonde de notre société à tous les niveaux et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas reluisant.
Regardez plutôt du côté de la vax Covid inocculée aux femmes enceintes.
De même la gent médicale s’étonne de la recrudescence de cancers depuis 2023 notamment chez les jeunes, de cancers foudroyants, etc…
Tout le reste n’est que du vent pour masquer l’essentiel
Diabète, pollution, age parental élevé sont plus développés en France que dans les autres pays européens ?