Rififi au conseil municipal de , dans le neuf-trois – 93, pour les conservateurs. Alors que le conseil dirigé par une majorité PS est réuni au grand complet, le 8 octobre, autour du maire Mathieu Hanotin, un groupe composé d’agents de la municipalité et d’inconnus portant drapeaux CGT fait irruption dans l’hémicycle. Insultes, bousculade et coups divers pleuvent sur la tête de quelques élus. Après avoir prôné le « vivre ensemble » durant des lustres, la gauche passe aux travaux pratiques. Une démonstration vaut mieux que de longs discours.

Le groupe, composé d’une cinquantaine de personnes, est venu s’insurger contre la réforme du temps de travail des agents municipaux. Le Parti communiste n’a pas apprécié d’être délogé des commandes de la ville après des décennies de bons et loyaux service. Le projet d’en finir avec la semaine de 32,5 heures pour rétablir les 35 heures légales lui est insupportable. L’autre objet du scandale porte sur la volonté de ce conseil municipal d’en finir avec les absences injustifiées. Où allons-nous ?

Plutôt que saisir cette chance, pour la France, d’envisager une autre manière de dialoguer, le maire PS de la ville a fait part de son intention de porter plainte. L’arroseur n’apprécie pas d’être arrosé. « Il est inadmissible que ce lieu soit souillé par les exactions de quelques extrémistes. » La gauche Bisounours n’admet que sa propre intolérance.

Dans un message, l’ex-adjoint au maire apporte tout son soutien aux z’élu point es. Les élu.es pour les débutants, en écriture inclusive. À l’image de cette orthographe alambiquée, la confusion règne sur la ville. Saint Denis, priez pour eux.

9 octobre 2020

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