Un nouveau modèle de radar est en cours de déploiement en France. Il s’agit des tourelles (MESTA FUSION 2). Leur nombre devrait s’élever à 400 pour la fin de l’année et à 1.200 fin 2020. Ils sont actuellement homologués pour les contrôles de vitesse et le respect des feux rouges. Toutefois, ils ont la possibilité d’identifier le défaut de port de la ceinture, le non-respect des distances de sécurité, le dépassement par la ou l’utilisation d’un téléphone portable. Ce radar est capable de contrôler simultanément 32 véhicules sur 8 voies de circulation. Une autre particularité des nouveaux radars est l’installation de structures vides. Les radars devraient être installés dans 1 tourelle sur 4 ; les 3 autres serviront de leurre. Les radars pourront être déplacés d’une tourelle à une autre et, ainsi, les automobilistes ne sauront pas avec certitude si le radar est opérationnel.

Des tourelles sont testés dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Tarn-et-Garonne, de Dordogne, de Gironde, de l’Allier, du Rhône, des Vosges, du Nord, du Bas-Rhin, de Moselle, de Seine-et-Marne, des Yvelines, du Loiret, du Loir-et-Cher et en Côte-d’Or. Ils sont parfois montés en remplacement de radars dégradés volontairement : environ 60 % des radars seraient actuellement hors d’usage.

Les prétextes avancés sont toujours les mêmes : lutter contre la mortalité routière, la pollution ou le réchauffement climatique. La propagande opposera les gentils bobos circulant dans les en commun ou en trottinette aux méchants automobilistes qui roulent avec de vieux diesels. Mais la véritable raison est fiscale : le français est tenu de respecter un taux de déficit budgétaire limité à 3 % du PIB. Il est régulièrement rappelé à l’ordre par la Commission de Bruxelles. Les recettes provenant des contraventions sont un petit complément nécessaire pour limiter le déficit budgétaire.

Cependant, une question reste en suspens : quelle sera la réaction des Gaulois réfractaires au changement ?

11 août 2019

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