Omicron recule dans son pays d'origine. « Le pic est derrière nous et les hospitalisations et décès baissent de façon spectaculaire », déclare le docteur Angelique Coetzee qui avait, la première, découvert la présence du variant Omicron en Afrique du Sud. La découverte de ce variant par la chercheuse de la South African Medical Association avait provoqué la fermeture des frontières sud-africaines par de nombreux pays, dont la France, ainsi qu’une politique de confinement et de couvre-feu intransigeante de la part du gouvernement sud-africain.

Aujourd’hui, il est reconnu, en Afrique du Sud, que cette fermeture de frontières n’a servi à rien sur le plan sanitaire. Le pays crie unanimement au scandale et conteste cette mesure qui a mis l’économie sud-africaine, déjà en mauvaise posture, à genoux. Le South African Department of International Relations a même demandé des compensations à Londres, idée que l’ambassadeur anglais à Pretoria a balayé d’un revers de main.

Les derniers chiffres officiels font état, à ce jour, de 6.599 contaminations par jour. Rien à voir avec le début de la vague Omicron qui avait fait de l’Afrique du Sud, au début du mois de décembre 2021, le pays le plus touché du continent africain, avec 3.400.000 cas positifs et 92.252 décès depuis le début de l’épidémie.

La population sud-africaine avait été résolument rétive aux mesures prises par décrets par le ministre de la Santé sud-africain Dlamini Zuma. À travers le Disaster Management Act, il avait décidé de l’heure à laquelle les gens devaient rentrer chez eux, des heures ouvertes au shopping ou encore de la fréquentation des églises, très nombreuses dans ce pays. Le gouvernement a levé, le 30 décembre dernier, toutes les restrictions votées et plus ou moins respectées par la population.
Les frontières sont de nouveau ouvertes et l’activité a repris partout dans le pays. Le docteur Coetzee n’est pas la seule à crier à « la vague passée ». Tous les organismes sanitaires de ce pays lancent le même message d’optimisme, à l’image de cette autre virologue réputée, le docteur Michelle Groome, de l’Institute of Communicable Disease : elle aussi estime qu'Omicron ne sera peut-être bientôt qu’un mauvais souvenir. Aujourd’hui, le gouvernement sud-africain, qui avait choisi le confinement dur et le couvre feu drastique, change d’orientation et décide de vivre avec le Covid en choisissant d’abolir la quarantaine pour les personnes infectées, sauf dans les cas précis de clusters avérés. Le contact tracing (recherche de cas contacts) qui était en vigueur depuis le début de l’épidémie est aussi abandonné.

Omicron avait généré, au départ, une angoisse chez les décideurs des grands pays européens. Elle s’était étendue aux pays du continent africain. Ce variant donne aujourd’hui, dans ce pays très peu vacciné, l’exemple de ce qu’il ne fallait pas faire. Il inaugure surtout une nouvelle approche qui mise sur la circulation presque normale des individus et doit déboucher sur une vie quotidienne normale.

13 janvier 2022

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