Editoriaux - Politique - Société - 2 octobre 2018

Acculés, levez-vous !

Vous, les hypocrites qui avez toujours mis un voile sur la réalité accablant ceux qui la subissaient de toutes les injures ; vous, les démagogues qui, par pur arrivisme, avez voulu les nouvelles voix de nouveaux arrivants pour remplacer celles qui vous faisaient défaut ; vous, les pompiers pyromanes qui allumiez les feux au même titre que les incendiaires de voitures de police ; vous, les innommables qui accouriez au chevet de la prétendue victime d’une prétendue bavure policière ; vous, qui fermiez les yeux sur des viols, des meurtres atroces, des crimes racistes anti-Blancs ; vous, les indifférents à l’indépendance de la Justice avec ce “mur des cons”, celui de différentes personnalités gratifiées de “cons fascistes”, dont le père d’Anne-Lorraine, la malheureuse jeune fille violée et assassinée dans le RER D ; vous, les pleutres qui proposiez comme moyens de lutte contre le terrorisme des bougies et des fleurs, voilà que vous vous posez en lanceurs d’alerte des décennies plus tard !

Mais c’est bien parce que vous êtes acculés que vous agissez ainsi !

En effet, cette semaine a eu son lot de scandaleuses dégénérescences de la vie sociétale, entre un rappeur raciste tenant des propos d’une cruauté extrême envers les Blancs, aux règlements de comptes entre mineurs, en passant par des attaques de bus jusqu’aux bagarres rangées d’une centaine de barbares avec lynchage, tout ça somme toute banalisé par un président de la République posant entre un braqueur et un gars faisant un doigt d’honneur, tous deux dépoitraillés !

Mais pourquoi vous réveillez-vous là alors que, depuis des années, vous aviez ces mêmes attaques dans trains, bus, RER et métros ?

Mais pourquoi vous réveillez-vous là alors que vous aviez ces caillassages de policiers et pompiers depuis des années ?

Pourquoi vous réveillez-vous là alors qu’il y eut voitures incendiées par centaines lors des réveillons, des mises à sac de commerces et de bâtiments publics lors de rassemblements d’anarchistes jamais arrêtés et groupes d’extrême gauche jamais dissous ?

Pourquoi vous réveillez-vous là alors que des surveillants de prison n’ont plus la maîtrise d’univers carcéraux, qu’il est impossible de circuler dans une centaine de cités de non-droit, que des hôpitaux, collèges et lycées sont sujets aux violences depuis longtemps ?

Pourquoi vous réveillez-vous là alors que des multirécidivistes sont toujours dehors, de même que des individus en situation irrégulière ?

Pourquoi vous réveillez-vous là alors que près d’une centaine de mosquées professent la haine et le djihad ?

Pourquoi vous réveillez-vous là alors que de nombreux attentats ensanglantent la France depuis les années 80 et qu’on estime à plus de 10.000 le nombre de radicalisés ?

Et la situation ne pouvait qu’empirer avec un futur Président qui n’avait aucune idée pour enrayer le fléau des attentats le jour même où un policier était tué. Mais voilà, aujourd’hui, c’est vous encore qui osez la ramener en passant de pompiers pyromanes à chefs éclairés ! Pourquoi ce revirement à 180° ?

Parce que, aujourd’hui, vous redoutez cette réalité que vous avez de plus en plus de mal à cacher ou à déformer et craignez, ainsi, de voir le peuple français se réveiller en masse comme en Autriche, en Hongrie, en Pologne, en Suède, en Italie, voire en Allemagne !

Quel culot honteux chez vous, rois de l’hypocrisie vous dissimulant jadis derrière vos formules du multiculturalisme, du vivre ensemble, de déradicalisation, d’oser parler maintenant de police, de justice, de prison, de non-droit, de République en danger, comme nous le faisions il y a bien longtemps quand vous nous accusiez de surfer sur les peurs, avec toutes les injures rappelant les heures les plus sombres…

Voilà que, soudain, vous, les acculés, êtes bien contraints de devancer la catastrophe qui s’annonce non pour la France, mais pour vous et votre avenir politique !

À lire aussi

Le choix des maux, le choc des bobos !

Cette dernière semaine sera l’apothéose de l’épouvante, l’incitation au vote par répulsion…