À Marseille, dégradations, violences… Jul, des concerts sans surprises !

En marge des concerts de Jul au Stade Vélodrome, 35 interpellations ont eu lieu. Normal !
@Zairon-Wikimedia commons
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Les vendredi 23 et samedi 24 mai, Jul était en concert à Marseille. Dans les rues de la deuxième ville de France, l’événement ne pouvait passer inaperçu. Dès 18 heures, ces deux jours-là, un flot incessant de jeunes gens arborant des tee-shirts à l'effigie du rappeur se dirigeait vers le Stade Vélodrome où avaient lieu les représentations. Aux abords de l’enceinte sportive, convertie en salle de spectacle pour l’occasion, les mélomanes se sont fait remarquer.

« Il y a eu 35 interpellations sur les deux soirs, pour dégradations, violences contre personnes dépositaires de l’autorité publique et revente illicite de billets », précise la préfecture de police des Bouches-du-Rhône à l’AFP. Des centaines de personnes (sans doute des Anglais ?) ont également tenté, en vain, d’entrer dans le stade sans billet. De source policière, BV a appris qu’il s’agissait « de hordes sauvages de 80 à 100 personnes ». Ces agissements ont engendré des mouvements de foule durant lesquels « il y a eu de nombreux vols, notamment de téléphones portables ». « Le premier soir, ça s’est plutôt bien passé, mais le deuxième, ça a failli être une catastrophe. C’était la zone », confie cette même source. À noter également : la boutique de l’OM, située en contrebas du Stade Vélodrome, a été dégradée sans qu’il y ait eu « pillage », selon le terme employé par la préfecture.

Des concerts remarqués

Faut-il s’en étonner ? À en croire la préfecture, non. Le service de communication de cette dernière a déclaré à l’AFP : « Le risque avait été identifié et le dispositif avait été dimensionné en conséquence. » Il s’agissait d’un concert de Jul, un artiste qui, dans ses chansons, fait l'apologie d’à peu près tout ce qui peut être illégal...

Les titres de quelques-uns de ses grands succès sont pour le moins évocateurs : Hors la loi, Assassinat, Pour les taulards, Un casse… D’autres sont moins explicites à première vue, mais ne manquent pas de l’être à l’écoute. Julien Mari, de son vrai nom, fait entre autres souvent référence à des vols ou cambriolages. Les opus Audi volée, Sort le cross volé en témoignent, tout comme Pour un violet, où il rappe : « L'instru', j'la viole pour ceux qui cambriolent/Ça fouille ta piaule, pour s'faire un violet [un billet de 500 euros, NDLR]. » Même chose ou presque dans Cache ta Rolex : « Si t'es dans l'13, cache ta Rolex. »

L'OVNI, comme il est surnommé, ne cache pas non plus son animosité envers l’autorité, et plus particulièrement vis-à-vis de ses représentants : douaniers, surveillants pénitentiaires, policiers… Dans Sort le cross volé, il chante : « Nique les matons, mets mon son dans le haut-parleur », tandis que dans Cassage de nuques, il traite les policiers de « bâtards ». La chanson Anti BDH cumule, elle, la haine des lois et celle de la police. Pour preuve, ces deux extraits : « J’baise la loi et les condés » et « C'est un son anti-traître, anti-balance, anti-salope, anti-BDH, anti-cave, anti-flics qui méritent des calottes ».

Des événements prévisibles

De la grande poésie qui encourage également, régulièrement, les dégradations. « On va tout casser, faut nous expulser » est une phrase sans équivoque tirée de Y a la police. Autre chanson, autre incitation. Dans Wesh alors le deum, Jul déclame : « Moi, c'est l'OBNI, j’suis venu faire des dégâts, pendant que sur moi, ils font des débats. »

Débats terminés, place à la conclusion. Jul est une vedette et a un nombre incommensurable de fans. De fait, il a une aura et une certaine influence. Une influence qui, au regard des paroles qu’il chante, n’est pas foncièrement bonne. Jul aborde de manière positive le vol, défie les forces de l’ordre et valorise la violence. Après cela, qui peut bien s’étonner qu’il y ait des débordements lors de ses prestations scéniques ? Finalement, ce qui est vraiment surprenant, c’est qu’il n’y en ait pas eu davantage.

Vos commentaires

24 commentaires

  1. Que l’on fasse payer à Jul les réparations de toutes les dégradations sur les bénéfices de sa prestation .
    Après tout c’est lui l’organisateur de cette manifestation .

  2. A en croire nos yeux collés sur les scènes transmises, le « grand remplacement semble évident » .

  3. Quand je pense qu’on nous fait tout un patacaisse pour le Hellfest… Etrangement, on laisse ce genre de type faire des concerts où les débordements sont légion. On dira ce qu’on voudra sur les métalleux, mais il faut reconnaître qu’ils sont à bien des égards nettement plus respectueux et plus cultivés que ces ignares violents.

  4. Et on appelle ça de la culture, Zola Hugo sortez de ce corps. Pauvre jeunesse de France et c’est avec ça que Macron veut aller faire la guerre aux Russes. On est vraiment mal barrés .

  5. Lorsque ce sinistre personnage dit dans une chanson,je cite votre article, « Sur moi ils font des débat pendant que je fais des dégâts », mais o combien c’est vrai ! Et pas que pour lui. Notre pays se meurt de multiples façons et en réponse, partout, des debats,des palabres, des « experts » qui vous « expliquent ». A moins d’un miracle, notre nation est fichue. Ça me rappelle le livre du Général Jouhaux sur l’Algérie française de l’époque dont le titre est très évocateur  » mon pays perdu » ou encore celui d’une chanson de Jean Pax Mefret ( qu’on a vu récemment chez Christine Kelly sur Cnews) et dont une des chansons porte le titre suivant  » Le pays qui n’existe plus » ( à écouter sur Youtube ) toujours en référence à l’Algérie française. Tout cela nous ramène à aujourd’hui et notre France telle qu’elle a été et qu’elle aurait pu pourtant continuer à être malgré des évolutions, mais elle n’existe plus et ça n’est pas fini hélas.

  6. Incitation à la haine, à la violence, au non respect des lois… et on laisse faire parce que c’est de l’art » ? Tant que les fauteurs de troubles ne seront pas punis, la France s’ensauvagera. La preuve.

Commentaires fermés.

Quentin Deranque - que s'est-il vraiment passé ?

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