Dernière de l’UE en maths, l’école formera pourtant tous ses cadres au LGBT+
Former l'intégralité des cadres de l'Éducation nationale à la lutte contre les discriminations anti-LGBT+. C'est l'une des mesures phares du Plan national pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBTI+ 2026-2029 présenté par le ministre chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé. Recteurs, inspecteurs, chefs d'établissement et directeurs d'école suivront une formation spécifique, intégrée à leur parcours initial puis à leur formation continue. À partir de la rentrée 2027, un vade-mecum sera également diffusé dans les établissements afin d'aider les personnels à prévenir et traiter les situations de discrimination et de harcèlement visant les élèves LGBT+.
Le gouvernement veut former tous les cadres de l'Education nationale pour lutter contre les discriminations anti-LGBT+ https://t.co/PZsDejhboz
— franceinfo (@franceinfo) July 25, 2026
L'objectif affiché est clair : mieux protéger les élèves concernés. Une ambition qui ne prête guère à contestation. Mais une autre question se pose : est-ce, aujourd'hui, la priorité de l'Éducation nationale ?
Une école qui décroche
Les derniers classements internationaux dressent un constat sévère. Selon l'enquête TIMSS 2023, les élèves français de CM1 se classent 42es sur 58 pays en mathématiques, ce qui place la France au dernier rang des pays de l'Union européenne. L'étude PISA 2022 de l'OCDE confirme cette tendance : en quatre ans, les élèves français ont perdu 21 points en mathématiques, passant de 495 à 474 points. À ces difficultés s'ajoutent un niveau de lecture en recul et des inégalités scolaires qui demeurent parmi les plus fortes des pays développés.
Au regard de ces résultats alarmants, fallait-il faire de la formation des cadres la nouvelle priorité de l'Éducation nationale ? D'autant que ces campagnes de sensibilisation, loin d'être gratuites, alimentent un marché de plusieurs millions d'euros au bénéfice de cabinets spécialisés dans l'égalité et la lutte contre les discriminations.
Un marché public à plusieurs millions d'euros
Le précédent existe déjà. En 2023, la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) a attribué un accord-cadre interministériel d'un montant maximal de 2.572.800 euros sur quatre ans à un groupement piloté par Égaé, le cabinet fondé par la militante féministe Caroline De Haas. Ce marché permet aux administrations de commander directement des formations sur l'égalité professionnelle, les discriminations, les violences sexistes et sexuelles ou encore le harcèlement.
🔴💸 INSOLITE — Pour former les cadres de l’État à la lutte contre les discriminations anti-LGBT+, Aurore Bergé va sans doute s’appuyer sur un marché interministériel dont le groupement attributaire est piloté par Groupe Egaé, la société présidée par… Caroline De Haas,… https://t.co/89NsXlDT8A pic.twitter.com/9ekOuD4arV
— French Report (@french_report78) July 25, 2026
Le ministère n'a pas indiqué si les futures formations de l'Éducation nationale s'appuieraient sur cet accord-cadre ou feraient l'objet d'un nouvel appel d'offres. Sollicité par Boulevard Voltaire, le cabinet d'Aurore Bergé n'avait pas répondu à notre question au moment de la publication de cet article.
Si Égaé est devenu l'un des principaux acteurs de ce secteur, le cabinet est également au cœur de plusieurs controverses. Mandaté par Télérama pour conduire une enquête interne sur des accusations de harcèlement sexuel, il s'est retrouvé indirectement sous le feu des critiques lorsque le conseil de prud'hommes de Paris a jugé, en 2024, sans cause réelle et sérieuse le licenciement d'un ancien cadre de l'hebdomadaire intervenu à l'issue de cette procédure. Plus récemment, son intervention dans le recueil des témoignages concernant l'abbé Pierre a également suscité des interrogations sur les méthodes employées dans ce type d'enquêtes privées.
La priorité est-elle la bonne ?
Au-delà du seul cas d'Égaé, c'est la multiplication de ces formations qui interroge. Car chaque nouvelle obligation de formation entraîne le recours à des prestataires spécialisés et, par conséquent, l'ouverture de nouveaux marchés publics. C'est précisément cette hiérarchie des priorités que l'annonce d'Aurore Bergé remet aujourd'hui sur la table.
Personne ne conteste la nécessité de lutter contre les discriminations. Mais alors que la France peine, déjà, à faire progresser ses élèves dans les savoirs fondamentaux, le gouvernement choisit, aujourd'hui, de consacrer une nouvelle campagne nationale à la formation de ses cadres. Dans ces conditions, une question demeure : l'urgence est-elle, aujourd'hui, de former davantage les cadres aux discriminations LGBT+... ou de faire remonter le niveau des élèves ?
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103 commentaires
Comme le suggèrent nombre de commentateurs, comme @ALEC_56, la dérive propre aux idéologues conduit à perdre de vue que l’école doit instruire , c’est-à-dire enseigner des savoirs et des savoirs-faire, à commencer par apprendre à penser, et non inculquer des « savoirs-être », c’est-à-dire formater une personnalité sociale et imprimer un conformisme social.
Nous retrouvons là hélas l’obsession des idéologues à créer un « homme nouveau » qui est surtout un « homme idéal » conforme à la vue abstraite et névrotique qu’ils s’en font.
C’est vrai en math la France est mauvaise. Un exemple parmis tant d’autres: en cm1 ma fille savait déjà faire les multiplications à virgules mais la prof n’est pas allée au bout du programme pour un cancre (interdiction de redoubler sans l’accord des parents) qui ne savait même pas faire les divisions à 2 chiffres, elle ne voulait pas qu’il soit marginalisé. Je rappelle que ce cancre devait redoubler toutes ses classes depuis le cp et que ses parents le laissent devant les jeux vidéos toute la journée sans qu’il fasse ses devoirs. La mère a même dit à ma femme que l’école servait à rien mais tous les enfants sont pénalisés par ce cancre depuis des années. Ma fille maintenant est dans le privé, si t es mauvais tu redoubles!
Ça fournit du travail à plein de LGBT+ après le flopdes queers en maternelle. Cette minorite a ete choisie comme cheval de troi de notre société par la finance internationale. A chaque pays sa minorité poussée et financée pour détruire le reste. Pas la peine d être nombreux. Seulement soutenus et protégés..
on voit que deHaas va en profiter et y faire ses choux gras. On a laissé trop de pouvoirs aux lesbiennes.
C’est curieux que la Macronie coche toutes les cases de la bêtise
SVP : ne nous parlez plus de cette personne (BERGE) ; un danger pour la liberté d’expression et nos libertés.
En plus c’est une buse .
Pas étonnant que l’éducation nationale et dans un tel état ! Michel Audiard disait : » Quand on voit où nous mène la connerie humaine ,on comprend mieux pourquoi Noé n’a voulu sauver que des animaux » …..A méditer .
Il semble que la priorité de l’EN soit de fabriquer des crétins.
Un crétin ne réfléchit pas. On peut lui faire gober ce qu’on veut, et on peut le manipuler de même.
Faire de vrais citoyens instruits et aptes à penser par eux mêmes?
Vous n’y pensez pas ma bonne dame!
Trop dangereux , trop subversif.
Caroline de Haas. Encore et toujours Caroline de Haas quand il s’agit de ces sujets. Son organisme est-il en situation monopolistique ?
Et si on commençait par renommer le ministère de « l’éducation nationale » pour lui redonner le nom qu’il n’aurait jamais dû cesser d’avoir : ministère de « l’instruction publique ». Les enseignants sont là pour délivrer de l’instruction, des savoirs. L’éducation, c’est l’affaire des parents. Le problème est que maintenant les enseignants passent plus de temps à éduquer (vivre ensemble, tri selectif, etc …) qu’à instruire. Ceci doit au moins en partie expliquer cela (la baisse du niveau).
Chaque jour, ce gouvernement monte d’un cran dans l’absurdité, la bêtise. Vont-ils se rendre compte un jour de leurs délires ? J’en doute. La psychiatrie a de beaux jours devant elle.
Ça nous fera une belle jambe lorsque le traitement des LGBTQI+ dans l’éducation nationale en France sera reconnu le meilleur du monde. Ces gens sont dingues. Il faut revenir à un ministère de l’enseignement concentré exclusivement sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux et sortir les associations militantes des écoles.
Comment faire des finances de la France un puit sans fond .