Editoriaux - Histoire - International - 8 juin 2019

75e anniversaire du Débarquement : le déni

Nous avons tous vécu, le 6 juin, les célébrations du 75e anniversaire du débarquement en Normandie avec une très grande émotion.

La présence de nombreux anciens combattants, l’un des derniers du commando Kieffer, avec ceux des forces spéciales britanniques et américaines, salués et honorés par les présidents français, américain, le Premier ministre britannique et le Premier ministre canadien, en présence de la chancelière allemande, a donné un relief particulier à la célébration du 75e anniversaire du débarquement qui a permis de libérer la France et abattre le IIIe Reich.

Toutefois, il ne faut pas oublier que la victoire totale sur Hitler revient largement, aussi, aux armées russes – alors soviétiques – et aux sacrifices du peuple russe, qui déplore 27 millions de morts.

Les Russes ont véritablement cassé la Wehrmacht dans des batailles de chars sur front de l’Est, lesquels, détruits, n’ont jamais rejoint le front de l’Ouest…

Dans ces conditions, célébrer le Débarquement en présence de la chancelière d’Allemagne mais sans avoir invité le président russe Vladimir Poutine, ce n’est pas seulement nier la réalité historique et un déni des sacrifices du peuple russe, c’est bien davantage.

C’est tout simplement une faute diplomatique et géostratégique, il ne s’agit pas de minimiser les différends que certains pays européens peuvent avoir avec Moscou.

Mais au-delà de toutes les tensions actuelles, la Russie appartient à l’équilibre européen, elle est une puissance incontournable pour la France, n’en déplaise au président Trump et ses serviles vassaux européens.

Il est urgent que la France retrouve son indépendance et le sens de ses intérêts économiques, culturels, diplomatiques et géostratégiques.

Il n’y a de politique étrangère que dans une vision à long terme.

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