Mens sana in corpore sano. Point n’est besoin d’expliquer ce vieil adage extrait des Satires de Juvénal : on assez dit et répété, pendant toute cette crise, à quel point les conséquences de l’absence de sport, pendant le et notamment chez les enfants, avait été néfaste pour eux : « Cela peut avoir des conséquences au niveau du sommeil, de l’appétit. […] Les enfants seront moins toniques, plus fatigués. Ils auront du mal à se concentrer et seront plus irritables et plus agressifs », expliquait Mathilde Robert, psychologue, au micro de France 3 Régions, pendant le confinement. Autrement dit, la pratique d’un sport améliore et conditionne même la qualité de l’apprentissage des enfants et des adolescents : la sécrétion d’endorphines joue en effet le rôle d’anti-stress naturel et aide au renforcement de leurs défenses immunitaires.

Dès lors, on ne peut que plussoir aux déclarations de Roxana Maracineanu, ministre des Sports : « Une nation sportive est une nation en bonne santé, confiante et épanouie. »

Ou encore de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale : « Le sport est essentiel pour le bien-être et la confiance en soi. Alors que la sédentarité progresse d’année en année, et s’est accentuée avec la sanitaire, le renforcement de la pratique sportive chez tous, et chez les enfants en particulier, est un enjeu de santé publique. »

Nos deux ministres se sont fait donc un devoir de promouvoir le sport chez les enfants à la rentrée 2020 comme à la rentrée 2021.

Sauf que l’année scolaire dernière a vu la fermeture, pendant de longs mois, de la grande majorité des associations ou clubs sportifs à cause des confinements à répétition qui sont, on ne le rappellera jamais assez, des décisions politiques et non sanitaires.

Sauf que, cette année, un nouvel obstacle, et non des moindres, est posé à la pratique du sport en club ou en association pour les adolescents : à compter du 30 septembre, les 12-17 ans devront présenter un passe sanitaire, donc, en pratique, être vaccinés pour pratiquer un sport en dehors de l’école. Vérité scientifique à l’école, erreur en dehors.

Outre la tartufferie sans nom de ces deux ministres – comment Roxana Maracineanu, médaillée olympique aux Jeux de Sidney en 2000, a-t-elle pu valider cela ? -, imagine-t-on la déprime de ces adolescents privés de sport tout simplement parce qu’ils ne se sont pas soumis à une vaccination inutile pour leur classe d’âge et dont on ne connaît pas, à long terme, les conséquences, notamment sur leur croissance ? Tous les reportages concernant la vaccination des 12-17 ans ont montré que la principale motivation de ces derniers était de pouvoir continuer leurs activités extra-scolaires, véritable bulle d’oxygène essentielle à leur âge, ou encore de pouvoir aller au restaurant avec leurs parents.

Qu’y a-t-il de sanitaire, dans tout cela ? La vaccination est, ici, un acte médical totalement dévoyé, les enfants, les adolescents, sommés de protéger les vieux, sont une fois de plus sacrifiés sur l’autel d’une désastreuse gestion du Covid alors que, comme le rappelait dans Marianne la présidente de la Société française de pédiatrie Christèle Gras-Le Guen : « Ce virus n’est pas dangereux pour la santé des enfants… sinon pour leur santé mentale. En effet, ce ne sont pas des enfants avec des détresses respiratoires ou des états graves sur le plan infectieux qui ont rempli nos mais plutôt ces centaines d’enfants hospitalisés pour tentative de suicide, idées noires ou symptômes dépressifs. »

Scandale sanitaire en vue, d’autant plus révoltant qu’il s’agit de nos enfants. Sans compter que, bien souvent, moins de temps pour le sport signifie plus de temps devant un écran…

En attendant, « la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) Brigitte Henriques, après avoir demandé un délai supplémentaire d’un mois pour le des 12-17 ans, a déjà évoqué une chute de près de 25 % pour certaines fédérations » des traditionnelles inscriptions de rentrée en club pour les adolescents (France info sport).

 

9 septembre 2021

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