Audio - Editoriaux - Entretiens - 12 décembre 2018

Louis Aliot : « Il faut des mesures offensives, expulsion des fichés S étrangers, déchéance de nationalité… »

Réaction de Louis Aliot, député Rassemblement national des Pyrénées-Orientales, après l’attentat de Strasbourg. « Beaucoup de Français se demandent : pourquoi cette inaction des gouvernements français ? Il faudra prendre à bras-le-corps ces problèmes. Nous sommes en guerre. Il faut la mener. »

La France a été frappée, hier soir, par un attentat terroriste dans la ville de Strasbourg. Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris cette terrible nouvelle ?

J’ai ressenti de la colère, comme d’habitude. C’est un énième attentat terroriste islamique avec toujours le même profil d’individu condamné 10 000 fois.

Vous avez pointé, sur i24NEWS, les idéologies installées chez nous.
Selon vous, ce jeune homme a-t-il été victime d’une radicalisation due à une idéologie ?

Il n’a pas été victime. Le rapport du Sénat est bien clair. Il y a, chez nous, des gens qui font des dégâts en faisant de la propagande et du prosélytisme. Il faut soit mettre ces gens-là dehors, soit fermer les mosquées qui les dirigent. Être offensif et ne pas subir systématiquement l’arrogance criminelle d’une idéologie qui fait beaucoup de morts en France, et dont les pouvoirs publics ne donnent pas l’impression de s’en occuper réellement.

Selon vous, quelles mesures pourrait-on mettre en place pour contrecarrer cette menace ?

Les mesures à mettre en place seraient, par exemple, l’expulsion des fichés S étrangers, la déchéance de nationalité et, pour les autres, la rétention administrative. Cet individu a été condamné 27 fois. Cet été, il avait essayé de tuer au couteau.
Ça paraît incroyable qu’il soit toujours en liberté. La responsabilité des juges et de la Justice est aussi en cause. C’est un ensemble de mesures à prendre. Nous sommes en guerre. Et quand on est en guerre, il faut faire la guerre et prendre des mesures adéquates.

Strasbourg est une des capitales de l’Union européenne. On imagine que le problème de l’islamisme et de l’immigration va être porté aux européennes…

Ce sujet fait partie de notre quotidien. Il faut donc s’en préoccuper. Nos adversaires essaient systématiquement de ne pas parler de ces choses-là, mais il faut revenir sur ce sujet essentiel. C’est à la fois un sujet économique, de sécurité et d’identité. Il faut s’occuper de ces trois points à la fois. Nous sommes suivis par beaucoup de Français et ils s’interrogent sur l’inaction gouvernementale.

Pour autant, Chérif Chekatt, le principal suspect mis en cause, est né à Strasbourg, en France, et y a grandi. Comment expliquer cette dérive d’un enfant de la République ?

Ça vient de loin. Ces hybrides sont à moitié voyous. Ils épousent une forme de contestation de l’Occident mâtinée de sentiments antifrançais, anticolonial. Certains refont la guerre.
Pourquoi maintenons-nous sur notre sol des gens comme eux ? Pourquoi ne les renvoie-t-on pas chez eux au bout d’un certain nombre de condamnations ?
Il faudra un jour, et le plus rapidement possible, que les pouvoirs publics prennent ce problème réellement au sérieux car, pendant ce temps, il fait des dégâts.

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