Pas de cadeau pour la fête des Mères par respect de la diversité des familles…

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Par les temps bénis de l’enfance, nous ramenions, tous les deuxièmes dimanches de mai, un bricolage en guise de cadeau pour célébrer nos mères. Les élèves d’une école bruxelloise n’ont pu sacrifier à cette délicieuse tradition ce dimanche.

Dans un courrier adressé mercredi dernier aux parents, Dominique Paquot, directeur de l’école Singelijn de Woluwe-Saint-Lambert (une des dix-neuf communes de la capitale belge), justifiait le choix de son établissement par le souhait de « respecter la diversité des familles de l’école et de leur laisser le choix de célébrer cette fête ou pas ».

Si l’objectif de ne pas heurter un enfant dont un parent serait décédé est louable, celui, plus réel, de ne pas offusquer les familles recomposées ou monoparentales découle de la destruction organisée du socle civilisationnel par excellence qu’est la famille depuis l’explosion du nombre de divorces et l’ouverture du mariage (en 2003) et de l’adoption (en 2006) aux personnes du même sexe en Belgique.

En filigrane se pose également la question de la diversité culturelle dans le choix de ne plus effectuer de bricolage pour la fête des Mères – ce que nie, certes, le chef d’établissement concerné.

L’excellent et très à droite secrétaire d’État à l »Égalité des chances Zuhal Demir (N-VA, droite nationaliste flamande) a d’ailleurs commenté l’information en ce sens, avant de retirer son tweet polémique : « Avons-nous complètement renoncé à l’intégration ? Ce n’est pas une expression de respect mais de lâcheté. »

Le ministre francophone de l’Enseignement, qui vient d’être épinglé pour avoir été contrôlé à deux reprises en état d’ébriété au volant, la très désinvolte Marie-Martine Schyns (Centre démocrate humaniste), n’a quant à elle pas daigné réagir.

La nouvelle a néanmoins suscité l’ire des parents, qui n’ont pas manqué de s’indigner via les réseaux sociaux, accusant l’école de ne pas respecter les traditions.

Ce n’est pas la première fois que celles-ci sont violemment attaquées par l’évolution des mœurs. Saint Nicolas ne passe ainsi plus dans un certain nombre d’écoles aux alentours du 6 décembre, afin de ne pas offusquer les écoliers issus de la diversité. Quand il le fait, c’est désormais parfois non accompagné de son compagnon de toujours, le père Fouettard, dans lequel les âmes bien-pensantes voient des relents de colonialisme. Toujours avec le même objectif de ne pas heurter la diversité, de moins en moins de crèches sont encore installées à Noël.

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