Pour cause de Covid galopant, la soirée de Noël 2020 fut mouvementée. Les grands-parents enfermés dans la cuisine en avaient profité pour dévorer une partie de la bûche et il a été rapporté que certains, pour se venger, avaient glissé leur prothèse dentaire dans la dinde aux marrons. Ces quelques facéties oubliées, l'ensemble de la vaccinée se préparait à un réveillon 2021 des plus chaleureux. Erreur fatale.

Dans une lettre adressée au professeur Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) et pédiatre à l’hôpital Necker, Le Parisien fait part de son immense inquiétude à propos de cette satanée soirée du 24 décembre. Que faire, bon papa professeur ? Quels cadeaux empoisonnés nous as-tu préparés ? Quels membres de la laisser sur le palier ?

L'inquiétude du rédacteur de la lettre est à son comble. Extrait : « Le compte à rebours a commencé et tous les Français majeurs sont à la recherche d’une dose de rappel pour booster leur immunité avant la date fatidique du 24 décembre. » Ambiance fumeurs de crack en recherche de leur dose quotidienne. Scènes de panique, dealers devant les laboratoires, Noël approche, des désespérés se jettent du haut des sapins. Le ton est donné. Dites-nous, cher professeur, comment nous sortir de ce mauvais pas.

Le quotidien, qui tient à rassurer ses lecteurs et son journaliste, publie la réponse du professeur Rémi Salomon, ex-interne de la crèche de la Salpêtrière, soutien psychologique de réveillonneurs déprimés.

« Les fêtes de fin d’année ne seront pas celles de 2020 », prévient d'emblée le conseiller. Ouf ! Les grands-parents sortent de la cuisine en chantant « L'Internationale ». « On a gagné, on a gagné ! » Hélas, leur enthousiasme est très vite douché par le constat suivant. « Un cadeau s’est invité sous le sapin : la vaccination. » La tuile ! « Si les grands-parents ne sont pas vaccinés avec le rappel, il ne vaut mieux pas (sic) se réunir à table. » Retour à la case cuisine. Bûche grignotée et canulars de mauvais goût.

Outre les plaisanteries auxquelles peuvent se prêter ces précautions sanitaires, comme le rappelle Rémi Salomon, les conséquences d'une trop grande négligence ne peuvent être inorées des convives : « Les enfants peuvent être asymptomatiques et porteurs du virus et il y a un vrai risque. Il existe des cas de grands-parents qui sont décédés après avoir été contaminés en raison d’un repas partagé. »

Nantie de ces précieux conseils, la famille « triple vaccinée » envisage, dès lors, une soirée de Noël normale. Deuxième erreur fatale ! Car, selon Le Parisien : « La troisième dose ne sera pas non plus un blanc-seing pour se sauter dans les bras. » Et le professeur d'ajouter : « Avec le booster, on peut attraper le Covid-19, même si c’est plus rare. »

Après les « fêtes de décembre » en lieu et place du mot « Noël », voici venir la soirée de tous les dangers. Y a-t-il encore des volontaires pour se réunir au soir du 24 décembre ?

10 décembre 2021

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