À Dijon, depuis quatre jours, c’est la guerre des gangs, Tchétchènes contre Maghrébins. Dans un contexte français de conflit racialiste.

Analyse de Xavier Raufer au micro de Boulevard Voltaire.

Cela fait plusieurs jours que le quartier des Grésilles à Dijon est en proie aux feux et aux flammes. Les violences entre les gangs noirs africains et des dizaines de Tchétchènes sont en cause. Quel est ce conflit au cœur de la République ?

Cela fait cinquante ans que nous avons en France un dispositif qui s’appelle la politique de la ville. Elle est destinée à éviter que ce genre de situation ne se produise. Cela a servi à consommer des dizaines de milliards et à nourrir d’innombrables escrocs à la pacification des cités. Cela n’a malheureusement servi à rien sauf à enrichir des voyous et plus largement des escrocs. C’est l’échec de la politique de la ville.
Sans hésitation, c’est une guerre de gangs. Tout bandit par nature et par essence est territorial. La mafia est territoriale. Les cartels sont territoriaux. Les voleurs de poules ont leur poulailler attitré. Naturellement, les Tchétchènes et les Maghrébins en question sont territoriaux. Si quelqu’un vient les chatouiller sur leur territoire, c’est la guerre. On se fait brûler les voitures, on caresse un petit frère en lui expliquant qu’il n’a rien à faire dans le coin et ensuite ils déboulent avec les barres de fer et les kalachnikovs. C’est exactement ce qu’il s’est produit et rien d’autre.
Au même moment, la même situation se déroulait à Nice et à Nîmes. Ces situations gagnent peu à peu toute la France. Castaner a gagné !

Les trafics de Noirs africains dans les cités sont connus. En revanche, le grand public a découvert l’existence de ces gangs tchétchènes. Qui sont ces gangs tchétchènes qui font la loi au niveau du trafic de drogue et qui s’imposent comme des patrons dans ce domaine ?

Il faut bien comprendre que la Tchétchénie dans les années 1990 et 2000 a connu une guerre civile très grave à laquelle les Russes ont mis fin sans douceur particulière. Je connais le Général qui a dirigé la 2e guerre de Tchétchénie. Je suis allé le voir à Moscou et ce n’est pas un enfant de chœur.
Beaucoup de Tchétchènes sont partis à l’étranger. Ils sont partis à l’aventure et se sont incrustés là où on les laissait s’incruster. Plusieurs pays ont dit non merci. Il n’y a pas de chromosomes de la violence ou de la méchanceté, mais songer que les gaillards en question ont dix ans d’une guerre civile, où ils ont appris à se servir de toutes les armes de guerre et où ils ont pu s’aguerrir, c’est une autre histoire. Ces gens-là sont dangereux.
Je ne vais pas trahir un secret d’État, mais j’ai travaillé sur la mafia albanaise. Des amis policiers d’un pays voisin de la France m’avaient fait écouter des tables d’écoute où on entendait des mafieux albanais parler entre eux. Ils disaient que les Tchétchènes étaient vraiment méchants. Lorsque des mafieux albanais disent que des gangsters tchétchènes sont méchants, il faut les croire. Ces gens-là savent de quoi ils parlent. Parmi les 15.000 ou 20.000 Tchétchènes en France, certains sont braves et veulent fuir la violence, mais il y a aussi des bandits.
Autrefois à Dijon, lorsqu’on volait un canard, cela faisait les grands titres des journaux. Maintenant, vous avez des gangsters allogènes qui s’affrontent et cela fait une petite émotion et dans huit jours on parlera d’autre chose. Telle est la réalité de la France d’aujourd’hui.

Le grand public a découvert cette réalité en même temps qu’ont lieu des manifestations antiracistes : on serait dans un pays qui utiliserait un racisme systémique où tous les Blancs de ce pays auraient un privilège blanc. C’est finalement le réel versus l’idéologie qui s’est tramé d’un point de vue médiatique.

Je suis sidéré. J’essaie de rester sur le terrain du bon sens et de ne pas sombrer dans les provocations et les absurdités de clans de gangsters qui sont l’exact équivalent des Dalton. Les trois frères sont les gangsters. Pour les Dalton c’était une maman, Ma Dalton et aujourd’hui c’est une sœur qui est là pour protéger les autres des rigueurs de la loi. Quand je vois le ministre de la Justice lécher les pieds à la frangine en question et à tout ce qu’elle représente comme capacité de gangstérisme, je suis un peu sidéré. L’immense majorité de la population de certains quartiers est issue de l’immigration. Si vous êtes policiers et que vous n’avez plus le droit d’arrêter aucun immigré, alors vous n’arrêtez personne. C’est naturellement absurde. La seule possibilité, c’est de retourner à la loi. Il y a des infractions et lorsque des infractions ont été commises, on les poursuit, quel que soit l’individu qui a commis l’infraction.
J’ai signé une tribune dans Le Figaro avec mon ami Goldnadel et un garçon issu d’une famille de harkis. Cette dernière disait que le fait d’avoir été victime du colonialisme et subi familialement un génocide n’ouvrait absolument aucun droit à attaquer les banques ni à vendre de la drogue. C’est aussi simple que cela. Laissons la justice se faire. Tout le reste est absurde.

Toutes ces manifestations interviennent dans un contexte d’effondrement du pouvoir régalien de l’État. Le vivre-ensemble en France est une idéologie décédée.

Elle n’a jamais eu un commencement d’existence autre que dans les colonnes de Libération. Ne me faites pas commenter les propos de Castaner. Vous et moi répétons depuis des années que c’est un nul. Aujourd’hui, tout le monde s’en est rendu compte. Nous avons été des pionniers dans la révélation de cette triste vérité. Espérons que bientôt nous serons débarrassés de cet âne.

Selon vous, le vivre-ensemble est-il un vœu pieux ?

Il n’existe pas et nulle part. Un jour, un ministre néerlandais a fini par faire une colère avec des journalistes et même certains employés du ministère qui lui parlaient du multiculturalisme. Il a répondu : « Donnez-moi un exemple de multiculturalisme qui fonctionne. » Pas un seul exemple n’a pu lui être donné. Cela ne marche nulle part et jamais. Plus une société est hétérogène, plus elle est criminelle. Dans le pays le plus hétérogène du monde, la Guyana, on y trouve uniquement des trafiquants, des bandits, des gangsters et des pédophiles. Tout le monde se réfugie là-bas.
Quand un pays est homogène, il y a des formes de criminalité, mais elle n’affecte pas la population.
En Sicile et au Japon, il y a peu d’étrangers, mais il y a des mafias. Les mafias ne s’en prennent pas aux civils. Ils règlent leurs problèmes entre eux. En revanche, dans les pays hétérogènes, il y a naturellement une criminalité des rues. Même aux États-Unis, le multiculturalisme n’existe pas.
J’ai vécu et enseigné dans ce pays et je peux vous garantir que les Blancs et les Noirs vivent sur deux planètes différentes. Ils ne se fréquentent pas en dehors du strict minimum. En dehors de cela, ils ne se voient pas, n’ont pas les mêmes lieux d’habitation, ne vont pas dans les mêmes écoles, ne parlent pas l’anglais de la même façon, n’ont pas le même accent, pas le même argot et n’ont pas la même culture. Qu’ils ne viennent pas nous donner des leçons sur la manière de traiter nos propres minorités.

Ce conflit entre Tchétchènes et Maghrébins se déroule sous fond de trafic de drogue. Le conflit racialiste importé en France vient des États-Unis. Néanmoins, une américanisation de la France au niveau communautaire est-elle un scénario envisageable ?

La situation est complètement différente. Les États-Unis ne peuvent pas s’extraire de cette situation.
Aux États-Unis, tout le monde est immigré, à part les derniers Peaux-Rouges qui n’ont pas encore été massacrés ou ne sont pas encore morts de faim. Les Noirs ont une différence gigantesque avec toutes les autres formes d’immigrés. Ils ont été traînés contre leur gré, mis dans des bateaux et ont été transportés de l’autre côté. Chez nous, il n’y a pas ce choc initial terrible et irréparable.
Comme le choc est consommé, il est impossible que les États-Unis règlent le problème de la minorité noire autrement qu’en essayant de faire le plus de concessions possible.
Ceux qui ont été renvoyés là-bas sont morts de faim parce qu’ils avaient perdu les réflexes.
Les Noirs des États-Unis ont de gros problèmes existentiels avec des Noirs d’Afrique.
On parle de Autant en emporte le vent. Quand la nounou de l’héroïne s’adresse au petit garçon de sa patronne et que ce petit garçon fait une colère, elle lui dit : « Tu te comportes comme un Africain », alors qu’elle même est complètement noire. Ils n’ont jamais été admis aux États-Unis. Comme ils n’arrivent pas à corriger ce problème chez eux, ils essaient de semer leur vérole chez les autres, de nous l’importer en Europe.

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