West Side Story : le film culte de l’antiracisme est devenu « transphobe » !
West Side Story : l’histoire, inspirée de Roméo et Juliette mais transposée aux États-Unis et dans une tout autre dimension sociale, est un mythe moderne. Les Capulet et les Montaigu sont devenus les Jets et les Sharks, deux gangs rivaux. Amour impossible sur fond de tensions raciales… de quoi faire saliver un prof de gauche. Mais voilà : le film véhicule des « discriminations », selon le BBFC qui vient d’estampiller le film de 1961 « à partir de 12 ans et plus ».
Jusqu’à maintenant, le BBFC (Conseil britannique de classification des films) ne mentionnait aucune limite d’âge pour ce film, juste un « accord parental souhaitable ». L’œuvre n’a pas changé. Le regard de la société, lui, oui. Plus sensible, pour ne pas dire puritain, voire sectaire. Et, comme tout ce qui est puritain et sectaire, bête.
Un transgenre créé de toutes pièces
Le BBFC signale des jeux de mots douteux, des gens qui fument, des allusions à l’alcool… voire des gens victimes de violences et qui « présentent parfois de petites coupures et éraflures » (sic). Et surtout des « violences sexuelles » et des « discriminations ». Les mots d’argot « spic » (les Hispaniques et les Latinos), « wop » (les Italiens) ou encore « polak » sont utilisés : alerte rouge ! Évidemment. L’histoire se déroule dans les bas quartiers de Manhattan où règne la violence entre gangs, pas dans le boudoir des précieuses. Entre les Jets, descendants d’immigrés irlandais, suédois, polonais, et les Sharks, d’origine portoricaine, le langage est râpeux.
Là où le nouveau classement donné par le BBFC innove, c’est avec le signalement de remarques « transphobes ». Allusion au personnage d’Anybodys, rôle mineur de garçon manqué (comme on disait à l’époque), mais qu’un regard des années 2020 ne peut voir que comme une préfiguration d’un « transsexuel ». C’est dans ce sens qu’a été tiré le personnage dans le remake que Steven Spielberg a fait de West Side Story en 2021. Anybodys y est une lesbienne incarnée « par un être humain "non binaire" ». Comme par magie, la transexualité d’Anybodys est rétroactive, aux yeux du BBCF, et vaut pour le film de 1961, accompagnée de l’inévitable accusation de transphobie.
Une œuvre raciste ou antiraciste ? Pas si clair
La classification BBFC concerne le Royaume-Uni, mais on ne peut s’empêcher de penser à l’utilisation de West Side Story en France, en particulier par l’Éducation nationale. Dans les années 1980, les chansons de la comédie musicale figuraient au programme des cours de musique au collège. Cela faisait partie du bagage antiraciste. Or, avec cette routine typique de l’institution, West Side Story est toujours au programme ! L’étudier permet d’aborder la « question migratoire » et « les discriminations au sein de nos sociétés », dit par exemple le site de l’académie de Lille.
En réalité, ce qu’on nous a imposé comme une œuvre antiraciste et pionnière en matière de vivre ensemble a été très contesté par… les Portoricains. Que nos professeurs de musique se bouchent les oreilles : la comédie musicale originale et le film de 1961 « traînent une sinistre réputation dans la communauté latino » et véhiculent « les pires clichés sur les Portoricains », écrivait Courrier international. La chanson America, passage obligé en 6e ou 5e au temps de « Touche pas à mon pote », ne serait pas sans reproches…
Spielberg ne fait pas mieux
Le remake de 2021 a prétendu remédier à ce défaut. Produit par Disney, il devait répondre au cahier des charges progressistes de la firme, alors atteinte de wokisme aigu. Mais les puritains n’ont pas été convaincus : « Demeure cependant inquestionné le refoulé de la situation quasi coloniale de Porto Rico », écrivait très sérieusement un site spécialisé.
Le plus drôle, dans toutes ces dissections morales au scalpel, étant que - pour en revenir à la version cinématographique de 1961 - le BBCF reconnaît que les discriminations et le sexisme ne sont pas encouragés dans le film mais, au contraire, condamnés. Quel est le problème, alors ? Il est que, pour satisfaire momentanément nos père et mères la pudeur, il faut à tout prix évaluer, noter, signaler, alerter. Le wokisme n’existe qu’à cette condition d'une continuelle dénonciation irrationnelle. C'est au tour de West Side Story d'en faire les frais.
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16 commentaires
Ce film est une splendeur ! Maria, America, Somewhere, Tonight, les extraordinaires musiques de Léonard Bernstein … des acteurs merveilleux. Il faut le voir, il faut l’écouter. Se laisser prendre par ses rythmes et ses mélodies. Le reste on s’en fout, surtout les interprétations idéologiques de grincheux aigris.
A quand un César de la connerie ?
ils cherchent quoi ? être sur la plus haute marche du podium des abrutis ? ben çà y est ,s’est fait, mais attention vu la concurrence il va falloir s’accrocher ! En 1962 j’étais trop jeune pour le voir, mais je l’ai vu ensuite en 1965 ( j’avais 10 ans) et ce que j’en ai retenu c’est surtout la musique et la danse ! alors les » interdictions » à la noix concernant les moins de 12ans prouvent encore une fois à quel point la préadolescence est méconnue dans ses goûts !
Il me semble en effet préférable d’avoir plus de 12 ans pour apprécier ce film.
Il y a mieux pour les enfants de moins de 12 ans.
Je ne vois pas pourquoi West side story fera les frais de cette appréciation. Des enfants vont refuser de voir le film que leur conseilleraient leurs parents où grands parents jugeant qu’il faut absolument voir ce film dès l’école primaire, après cet avis de film de « déconseillé avant 12 ans « ?
Il faut supprimer alors tous les avis et conseils sur les films, pourquoi pas interdire le bouche à oreille pour obliger tout le monde à voir n’importe quel film n’importe quand?
Déconseiller ce film avant 12 ans , n’ est pas incompatible avec le conseiller à partir de 12 ans
Et le lavage de cerveau continue.
L’Islam va renvoyer toutes ces idiotes dans leurs foyers.
a l epoque c etait un film tout public magnifique
Un petit article BV pour raconter comment l’idéologie woke a forgé en GB, en 2012, le mythe d’une africaine immigrée vivant en Angleterre dès la fin de l’Empire Romain ?
En partant des restes découverts dans le Sussex, la femme de Beachy Head a été interprétée d’après son crâne comme une africaine en 2012 par des prétendus anthropologistes très orientés. La BBC en a tiré un reportage célébrant la diversité très ancienne des Britanniques, histoire de justifier l’immigration actuelle. Une stèle à la 1ère africaine britannique identifiée a été élevée sur les lieux de sa découverte.
Les spécialistes d’archéologie qui émettaient des doutes ont été invités à se taire.
Grâce aux nouvelles technologies de l’ADN, on vient de découvrir que cette femme de Beachy n’avait absolument rien d’africain.
Elle était tout à fait locale, avait la peau claire, les yeux bleus et les cheveux blonds. Son ADN se retrouve dans les populations de souche du Sussex aujourd’hui.
Il n’y a aucun journal pour raconter en France de cette falsification woke de l’histoire des iles britanniques.
Quelle époque ! La c***rie le dispute à la violence la plus bestiale. Je ne parle pas de ce film magnifique.
Que reste-t-il à nos petits-enfants des contes de notre enfance? Blanche Neige sans ses nains, La Belle au bois dormant sans son prince qui abuse d’elle, Cendrillon, le Chaperon rouge, le Petit Poucet, le Chat Botté.
Et maintenant les romans de Pagnol.
Dans tous les films, séries et publicités, il faut des racisés (comme ils disent), des homosexuels, des trans.
La France comme elle veut qu’elle soit.
Je cherche encore des films français sans propagande lgbt.. etc. C’est pour le moment moins marqué dans les productions étrangères.
Il me semble en effet préférable d’avoir plus de 12 ans pour apprécier ce film.
Il y a mieux pour les enfants de moins de 12 ans.
Je ne vois pas pourquoi West side story fera les frais de cette appréciation. Des enfants vont refuser de voir le film que leur conseilleraient leurs parents où grands parents jugeant qu’il faut absolument voir ce film dès l’école primaire, après cet avis de film de « déconseillé avant 12 ans « ?
Il faut supprimer alors tous les avis et conseils sur les films, pourquoi pas interdire le bouche à oreille pour obliger tout le monde à voir n’importe quel film n’importe quand.
Déconseillé ce film avant 12 ans , n’ est pas incompatible avec le conseiller à partir de 12 ans.
n’oubliez pas que ceux et celles qui veulent cette France là sont totalement minoritaires, à nous de nous manifester !
Météorite, vite !!!
Alors la plus grosse possible de façon a ce que Dame nature reparte sur des bases saines.
euh, on peut faire » moins radical » …. parceque moi comme beaucoup nous avons des petits enfants qui à priori ne se sont pas incarné dans une vie terrestre pour se prendre un météorite sur la bobine !