La domination sexuelle des Gazaouies par le Hamas : qui pour dénoncer ces crimes ?

Des témoignages venant des camps de réfugiés à Gaza font état de chantage sexuel de la part des combattant du Hamas.
hamas

Ce sont des révélations fracassantes, et pourtant, aucune association féministe ne s’est empressée de s’en faire le relais. Les abus sexuels perpétrés sur les femmes gazaouies par les membres du Hamas, divulgués le 19 avril par une enquête du Daily Mail, ne semblent pas intéresser ceux qui, depuis plus de deux ans, se sont toujours gardés de condamner les crimes commis par l’organisation terroriste.

Des abus perpétrés sur les Palestiniennes

Les derniers qui leur sont reprochés sont pourtant d’ampleur. Plusieurs réfugiées palestiniennes, dont les témoignages sont arrivés jusqu’au quotidien britannique au risque de leur vie, accusent en effet des combattants du groupe islamiste d’exploiter sexuellement les plus vulnérables en échange d’aides alimentaires ou de petites sommes d’argent. Un phénomène qui, semble-t-il, est en expansion alors que le Hamas garde une main de fer sur les aides humanitaires.

Veuves, divorcées, mais aussi mères célibataires, les femmes dépendantes de ces aides se retrouvent aux mains de « personnes en position de pouvoir », révèle le Daily Mail, qui s’est procuré ces témoignages auprès d’hommes et de femmes témoins et victimes de ces chantages. Lorsque certains ont souhaité dénoncer à la hiérarchie les abus perpétrés sur « les épouses de martyrs », on les a sommés de « garder le silence » ou bien avertis qu’ils n’étaient pas en position de dénoncer ceux qui représentaient « le gouvernement ».

Ces techniques de soumission ne sont pas sans rappeler celles des terroristes islamistes de Daech auprès des populations yézidies. Ces femmes kidnappées et soumises à un esclavagisme sexuel et domestique étaient parfois contraintes de se donner à d’autres djihadistes que leurs « maris » pour recevoir le minimum vital en soins et en nourriture.

Le silence de la gauche et ses associations

Pourtant, aucune figure féministe pour dénoncer ces violences, alors que le nombre de mariages et de grossesses chez les adolescentes gazaouies serait en expansion, révèle encore le Daily Mail, de sources associatives locales.

Nul besoin de rappeler que, dans un monde occidental qui érige pourtant le féminisme en valeur cardinale, la cause pro-palestinienne s’est imposée au rythme des luttes dites intersectionnelles, dont le féminisme « antiraciste » se veut d’ailleurs l’un des piliers. Plus une manifestation de la gauche radicale ne se fait, désormais, sans qu’un keffieh palestinien, que le slogan « de la mer au Jourdain » ou que des appels à l’intifada ne soient revendiqués, quand bien même ils constituent aujourd’hui les symboles du Hamas.

Qu’il s’agisse des Marches des fiertés ou des manifestations contre les violences faites aux femmes ou pour leurs droits, l’accointance avec les soutiens à la « résistance » palestinienne se manifeste sans la moindre dénonciation des violences sexuelles organisées et commises par le Hamas. Déjà, après les attaques du 7 octobre, les viols et mutilations sexuelles perpétrés sur les Israéliennes, pourtant largement documentés par les Nations unies, n’avaient donné lieu à aucune prise de position d’ampleur dans ces milieux.

En 2023, lorsque le collectif « Nous vivrons » avait souhaité dénoncer les crimes sexuels commis par l’organisation terroriste lors de la manifestation annuelle contre les violences faites aux femmes, les 300 manifestantes avaient été écartées du cortège sous prétexte de servir une « provocation pro-palestinienne ». Des membres du NPA et de LFI avaient été vus occupés à empêcher les militantes de participer à la marche.

Si, en Palestine, les réfugiées gazaouies craignent de dénoncer ces viols à cause de ceux qui les persécutent, elles auront sans doute du mal à faire porter leur voix en Occident par les mêmes militantes qui se prétendent leurs alliées. Entre féminisme et idéologie, en réalité, ces dernières ont choisi.

Vos commentaires

4 commentaires

  1. Bien, mais pour être objectif – surtout si l’on est journaliste : il y a une déontologie – on attend toujours un article de BV qui nous parle des exactions de l’armée israélienne dans les « territoires occupés ».
    Ne soyons pas binaires.
    Merci

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