Budget adopté en Italie : fin d’année faste pour Giorgia Meloni !
2025 s’efface, 2026 arrive, et dans l’intervalle, on essaie, comme chaque année, de tirer des conclusions que l’on espère symboliques et, tant qu’à faire, porteuses d’espoir. Du côté français, malgré un énième exercice de style narcissique en guise de teaser, qui montre allégoriquement Emmanuel Macron coiffé d’un casque de réalité virtuelle, pas beaucoup de raisons de se réjouir. Regardons plutôt chez nos frères italiens, ces « Français de bonne humeur », comme disait Cocteau. Le gouvernement de Giorgia Meloni, « ultra-conservateur » comme dit la presse, a réussi, le 30 décembre, à faire adopter son budget par le Parlement. Un tour de force qui n’a pas fonctionné chez nous. Voyons de quoi il s’agit.
Recul de l'âge de la retraite
Décrit par nos confrères du Figaro comme « très mesuré », ce budget contient cependant un certain nombre de mesures phares qui provoqueraient des émeutes dans les rues de France. La plus emblématique est le recul de l’âge de la retraite, qui est déjà à 67 ans en Italie, et va passer, en 2028, à 67 ans et trois mois. Nos petits partis s’écharpent sur le maintien d’une retraite à 60 ans, après une carrière à 35 heures par semaine. Celui qui oserait alimenter le cliché des Italiens feignants serait particulièrement audacieux… Pour les classes moyennes dont les revenus vont de 28.000 à 50.000 euros, le taux d'imposition passera de 35 à 33 %. D’autres mesures prévoient une aide de plus de six milliards d’euros au système de santé public, des incitations fiscales pour aider les entreprises, mais aussi des primes pour les familles qui veulent inscrire leurs enfants dans des écoles privées. Enfin, parmi les augmentations de taxes, on trouve, sans grande surprise, les clopes et le diesel, pour reprendre les obsessions d’Olivier Véran au moment de la crise des gilets jaunes… mais aussi la mise à contribution des grandes banques, dont les impôts vont augmenter.
Est-il vraiment « très mesuré », ce budget ? On y trouve pourtant les recettes qui ont permis à Meloni, en trois ans, de stabiliser la troisième économie de la zone euro : du pragmatisme, un juste équilibre entre aide aux entreprises et financement des services publics, l’attention accordée aux classes moyennes mais aussi la prise en compte de la réalité démographique (un pays vieillissant, des emplois sédentaires donc moins pénibles, la nécessité de financer plus longtemps le modèle social… ça ne vous rappelle rien ?). L’Italie n’est certes pas encore sauvée : elle est toujours accablée par la deuxième dette la plus importante de la zone euro (derrière la Grèce), qui représentait, en 2025, 136,2 % de son PIB et devrait continuer d’augmenter. Toutefois, si le gouvernement Meloni tient ce budget, il fera descendre la dette du pays sous la barre des 3 % du PIB, ce qui mettrait un terme à la procédure pour déficit excessif engagée par l’UE.
Bon sens
De ce texte, Mme Meloni elle-même dit que c’est un budget « sérieux et responsable, élaboré dans un contexte complexe, qui concentre les ressources limitées disponibles sur certaines priorités fondamentales : les familles, l'emploi, les entreprises et la santé ». Ça semble plutôt clair et de bon sens. Une bonne façon, pour elle, de boucler l’année. Et la France, pendant ce temps ? Avec ses députés en tee-shirt, ses homicides tous les jours, ses accidents de la route sous protoxyde d’azote et sa vie publique « bordélisée », elle ressemble de plus en plus à un pays du tiers-monde. On dira peut-être demain que les Français sont des Haïtiens de mauvaise humeur, qu’en dites-vous ? Bonne année quand même !
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42 commentaires
Concernant la dette il faut prendre en compte qui la détient.
Pour L’Italie c’est +/- 25% de dette étrangère. 75% est détenue par les italiens eux même. Pourcentage identique au RU, Japon c’est 90%.
La France c’est +/- 60% de dette étrangère.
Le Japon, le RU et l’ Italie sont donc mieux protégés que nous.
L’ Italie a un système de retraite qui s’équilibre mieux que nous avec des pensions +/- équivalentes. (13 ème mois pour eux).
Les retraités Britanniques ont une pension plus faible.
Meloni a hissé son pays à la 4 ème place comme puissance exportatrice du monde. (Sans réexportations car ce sont d’abord des importations). Derrière Chine/Etats Unis/Allemagne.
C’est le seul pays au monde qui exporte dans absolument tous les domaines.
Même s’il y a encore à faire, personne n’en disconviendra, l’Italie est sur une pente ascendante.
L’Italie a des atouts que nous n’avons donc pas… je voulais dire que nous n’avons plus.
Il lui reste à contrôler sa monnaie.
Ce sera leur prochain chapitre…
Forse.
Et « …en même temps… » nous avons un président français qui fait des gammes sur son bilan mirobolant et le radieux futur du pays France. Sa manière de jouer les jolis coeurs importants nous fait honte. Bonne année quand même
Tout à fait Jean 2, c’est pourquoi depuis le début c’est au nombre d’annuités travaillées qu’il faut conditionner la pension, ce qui déplait fortement à la gauche toujours friande d »égalité quand ça l’arrange !
J’ai commencé à travailler à 16 ans et après 44 ans de cotisations j’ai eu ma retraite (sans abattement ni majoration), et je ne m’en plains pas.
A quand une Meloni version France?
Madame Méloni a le vent en poupe sous l’oeil admiratif du président américain . Notre Occupant élyséen doit secrêtement la jalouser lui , qui n’a même pas réussi à le battre au bras de fer devant les caméras de la presse internationale et qui voit notre dette gonfler, gonfler….
C’est bizarre, à sa nomination de présidente du Conseil il y a trois ans, toute la presse française nous expliquait que ce serait une catastrophe, avec le retour aux heures mussoliniennes les plus sombres et l’ouverture de camps de concentration… On nous aurait menti ?
Effectivement, on aurait cru que Mussolini revenait au pouvoir. On est très fort pour critiquer avant de pouvoir juger les actes. En tous les cas , elle a des résultats positifs et les Italiens n ont pas l air de s en plaindre.
Meloni, la reine de la navigation « à vue »… mais elle voit loin ! Bravo.
Il faut une réforme des retraites, il faudra passer par là . Celui qui commence à travailler à 18 ans , pourra après 45 annuités partir à 63 ans en retraite, où est le problème. Ces personnes qui ont commencé à travailler à 18 ans ne sont certainement pas des fonctionnaires, ils ont peut-être un travail pénible .
Moi même j’avais commencé à travailler à l’âge de 17 ans et suis parti en retraite à l’âge de 63 ans et je n’en suis pas mort pour autant. Par contre les étudiants qui étudient jusqu’à l’âge de 28 ans devront travailler plus longtemps ce qui est tout à fait juste.