Une voiture fonce encore dans la foule…

Une voiture a foncé sur une foule attablée à une terrasse de pizzeria, lundi soir, à Sept-Sorts, près de La Ferté-sous-Jouarre, en Seine-et-Marne. Une adolescente est morte. Il y a cinq blessés graves. Les autorités ont (immédiatement !) écarté le motif terroriste, nous parlant d'intentions suicidaires, de "profil instable"... Soit. Précisons tout de même que le tueur ne s'est pas suicidé. Il n'a pas retourné l'arme contre lui comme on le dit pour ces suicidaires qui tuent autour d'eux mais qui vont au bout de leur intention.

L'arme ? Il a dit aux policiers qu'il avait une kalachnikov dans le coffre. Ceux-ci n'ont rien trouvé. Sous l'empire de stupéfiants, il a sans doute halluciné sa kalach'. Son arme, c'était sa voiture.

Je ne suis pas psychiatre. Mais on peut déduire que l'imaginaire de ce suicidaire, visiblement activé par du cannabis, repose sur des voitures qui foncent sur des terrasses bondées et des kalachnikov. Vous conviendrez que c'est un imaginaire particulier, très connoté, comme on dit.

Ensuite, il faut reconnaître que chez tous nos terroristes, puisque la galerie de portraits s'enrichit malheureusement quasi quotidiennement, il y avait - on nous l'a assez répété - une part de dérangement psychologique certain, avec souvent une dimension suicidaire.

Donc, je me dis, sans avoir plus d'infos, rien qu'en méditant à partir des faits, que, de même qu'il y a des terroristes à tendance suicidaire, il existe peut-être aussi des suicidaires à tendance terroriste. Mais j'écouterai avec intérêt les analyses des spécialistes et des psychiatres chargés de nous éclairer.

Mais revenons à l'arme : la voiture.

Car désormais, la vérité est là : voitures et camions, dans les mains de certains, sont devenus des armes de mort. Il y a les attentats meurtriers que l'on sait, il y a cet « événement », meurtrier lui aussi, de Sept-Sorts.

Mais il y a aussi, dans nos villes, nos rues, à certaines heures, ces rodéos, et puis ces voitures lancées à fond dans des rues de centre-ville étroites. Et tout le monde semble regarder ailleurs. Même les caméras de vidéosurveillance, visiblement moins performantes pour identifier ces bolides que le radar capable de me pincer parce que j'ai dépassé la limite de 3 km/h ...

À vrai-dire, on a oublié un peu vite qu'avant même janvier 2015 et l'attentat contre Charlie, date qui sert de repère à cette « guerre », il y avait eu toutes ces voitures qui fonçaient sur les marchés de Noël, durant l'hiver 2014. Mais MM. Cazeneuve et Hollande n'avaient pas encore vu qu'il y avait une guerre dans le pays qu'ils dirigeaient puisque les experts n'avaient identifié que des problèmes psychiatriques.

On a découvert, il y a quelques semaines, avec stupéfaction que des fichés S avaient des ports d'armes parfaitement légaux.

Mais, les véhicules étant devenus les armes que l'on sait, il est aussi grand temps que l'on prive de permis, de véhicules toute une série d'individus à risque. Je suis certain que les experts psychiatres approuveront une mesure non seulement bénéfique pour nous, dans nos rues et sur nos terrasses, mais aussi pour tous ces patients qui redécouvriront les bénéfices physiques, psychologiques et financiers de la marche et du vélo. Et puis, que je sache, le droit à la voiture n'est pas un droit essentiel de la personne inscrit dans la Constitution ou la Déclaration universelle des droits de l'homme, non ?

Il y a, en France, un problème urgent de voitures, mais ce n'est pas celui de M. Hulot.

Mais s'il souhaite enrober d'un vernis écolo des mesures de retrait de permis et d'interdiction ou de retrait de voiture à tous ces individus fichés, radicalisés ou instables, ce sera très bien aussi. Il n'est que temps.

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