Un homme âgé de 58 ans et habitant Waremme, dans la province de Liège, a été condamné, ce mercredi, à une peine de dix-huit mois de prison avec sursis probatoire par le tribunal correctionnel, après avoir commis une agression sexuelle dont la victime est une femme handicapée.

Les limites de l’indécent laxisme ont, une nouvelle fois, été franchies, d’autant plus lorsque l’on sait que l’homme avait déjà été condamné à de multiples reprises pour des faits similaires dans les années 80 et 90, notamment des faits de viols et d’attentat à la pudeur. 

En novembre 2015, le Waremmois avait incité la jeune femme de 23 ans, compagne de son neveu, à monter dans une camionnette afin de l’emmener dans une forêt de la région. Après les faits, il l’avait menacée de si elle venait à les dénoncer, ce qu’elle finit par faire à coups de confessions.

La condamnation à une peine de prison avec du sursis probatoire a forcément de quoi choquer dans un pays traumatisé par la répétition de scandales sexuels depuis l’affaire Dutroux (à propos duquel on parle, aujourd’hui, d’une libération prochaine).

En octobre dernier, une jeune femme avait été retrouvée morte dans son kot (chambre d’étudiant en Belgique), tuée par un violeur multirécidiviste qui l’avait au préalable menacée, sans que la n’intervienne.

L’avocat du bourreau avait déclaré, dans la foulée des faits et des aveux de son client, qu’il y a plus de mille délinquants sexuels en Belgique, chiffre qui ne manque pas d’inquiéter.

Pourtant, les si prompts à « balancer les porcs » se taisent dans toutes les langues du Royaume sur une vérité autrement plus dérangeante : d’après les chiffres officiels, il y aurait huit viols par jour en mais, selon des estimations officieuses, ce chiffre serait largement sous-estimé en raison des réticences des victimes à porter plainte. 

On peut, malheureusement, comprendre leurs réticences dans un pays où l’agression sexuelle sur une personne handicapée débouche sur du sursis probatoire.

8 décembre 2017

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