Editoriaux - Polémiques - Politique - Tribune - 15 décembre 2019

Victoire de Boris Johnson : Mélenchon lance le « Jewxit » !

Écoutons ce que dit Mélenchon : si Jeremy Corbyn a perdu, c’est de la faute des Juifs…

Eh ben, nous, on savait pas. Mais le chef de La France insoumise a retiré le bandeau que nous avions sur les yeux.

On se disait bien qu’il y avait un mystère derrière l’écrasante victoire de Boris Johnson. Comment un parti aussi sympathique et révolutionnaire que le parti travailliste avait pu subir un tel camouflet ? Oui, comment et, surtout, pourquoi ?

Mélenchon se fait donc le héraut d’un nouveau complotisme. Sans craindre – car il est courageux – les représailles de la pieuvre juive, il n’a pas hésité à clamer la vérité. La voici. Elle fait frémir.

« Jeremy Corbyn a été victime d’une grossière accusation d’antisémitisme de la part du grand rabbin d’Angleterre et de divers réseaux d’influence du Likoud ! » Élémentaire, mon cher Watson… Le patron de La France insoumise se désole aussi de ce que Corbyn, « au lieu de riposter a passé son temps à s’excuser et à donner des gages à ceux qui l’accusaient ». Ah, ce n’est pas Mélenchon qui aurait « donné des gages » ! Lui, il se tient droit sous la mitraille.

Nous avons appelé le grand rabbin d’Angleterre afin de savoir par quels moyens il avait réussi à faire mordre la poussière à Corbyn. Mais cet être sournois a refusé de nous parler. En désespoir de cause, nous nous sommes adressés à des experts qualifiés de La France insoumise. Ils nous ont dit que la main invisible du marché se confondait toujours avec la main juive tout aussi invisible. Selon eux, le modus operandi du complot anti-Corbyn a été le suivant.

Le grand rabbin d’Angleterre a fait appel à tous les banquiers juifs de la planète. Ils ont réuni des milliards qui ont servi à graisser la patte de millions d’électeurs britanniques. Ainsi, ces derniers sont devenus des suppôts du sionisme, des adeptes du Grand Israël, des anti-palestiniens farouches et des agents plus ou moins conscients du Mossad.

Les délires antijuifs (un avocat que j’ai consulté m’a dit que je n’étais pas obligé d’écrire « antisioniste ») de Mélenchon ne relèvent pas de la psychiatrie. Ils prouvent que le chef de La France insoumise est simplement disposé à faire don de sa vie dans le combat à mort qui va l’opposer à l’hydre juive.

Ecoutez-le encore, car dans le Mélenchon, tout est bon. « Pour ma part je ne céderai pas au chantage arrogant du communautarisme du CRIF ! » Tant de courage suicidaire force l’admiration. En effet, le CRIF est certainement capable de lever autant de milliards que le grand rabbin d’Angleterre. On sait ce qu’il en a coûté à Jeremy Corbyn. Mélenchon, donc, ne sera pas président de la République en 2022. Adieu, Méluche ! On te regrettera.

À lire aussi

Boeing ukrainien : c’est peut-être un déséquilibré qui a tiré le missile ?

Après l’avoir farouchement nié, l’Iran a reconnu sa responsabilité dans le drame. « Une er…