À lire le New York Times ou à écouter CNN – et leurs perroquets français -, tout le mal viendrait des Blancs (notamment les seniors !), mais aussi des suprémacistes blancs, et encore de la police blanche. D’ailleurs, au Canada, des médias gauchisants (La Presse, L’Actualité) divulguent avec complaisance les demandes pressantes « d’organisations de défense des droits de la personne » à Justin Trudeau « de proposer un plan pour démanteler les groupes suprémacistes blancs ».

Or, un photo-reporter américain (Jeremy Lee Quinn) vient de dévoiler, clichés à l’appui, que les émeutiers ou contre-émeutiers, supposés être des « avatars » du Ku Klux Klan, sont en réalité des… black bloc anarchists. Pire pour la pensée unique américaine, le New York Times a fini par découvrir que ce sont bien des anarchistes qui détruisent les villes américaines. Après le décès de George Floyd, le photo-reporter a suivi et couvert les émeutes et, au lieu de voir des suprémacistes blancs, a découvert des anarchistes de gauche violents et très structurés (violent left-wing anarchists who were extremely organized). Ainsi, Quinn a filmé, et même le NYT dit avoir vu, au cours de scènes de pillages, des groupes d’hommes entièrement vêtus de noir se tenant à proximité comme des superviseurs (a group of men, dressed entirely in black, milled around nearby, like supervisors). Le photo-reporter dit avoir constaté sur de nombreux théâtres de violences urbaines la présence de ces hommes blancs vêtus de noir. Un temps, Quinn crut qu’il s’agissait de provocateurs blancs, supporters de Trump, qui tentaient de donner une image négative des manifestations Black Lives Matter.

Mais, après avoir infiltré ces groupes, il a trouvé que ces groupes de casseurs étaient vraiment des tenants de l’anarchisme insurrectionnel (true believers in insurrectionary anarchism). Quinn a accompagné, durant quatre mois, ces black blocs dans une demi-douzaine de villes (Washington, Portland, Seattle, Louisville…). En dépit d’une certaine sympathie initiale pour la thèse ambiante d’une « société sans hiérarchie » (sic), il s’est senti de plus en plus mal à l’aise, redoutant que ces tactiques permettent à Trump d’être réélu. Plus grave, Quinn a dit au NYT que ces émeutiers ont une stratégie planifiée. Et le NYT cite d’autres sources qui corroborent cette perception des émeutes, tel un rapport des chercheurs de Rutgers (une université du New Jersey, connue en matière de sociologie et de sciences politiques) qui pointe le rôle, sur les réseaux sociaux, en temps réel, de ces anarcho-socialistes qui viennent polluer les fins de cortèges pacifiques et qui sont désormais suivis par des centaines de milliers de followers.

Par la suite, le journaliste américain se perd dans des tentatives de réflexion sur la possibilité ou la « souhaitabilité » du type de société que revendiquent ces . Et le discours devient indigent (le choc des photos mais pas le poids des mots), même si le NYT appelle à la rescousse une enseignante de Rutgers passée de gauche à droite. Et, surtout, il ne pose pas la vraie question (qui vaut autant aux USA qu’en France) : d’où vient l’argent de ces groupes d’agitateurs violents, quel est leur but réel ? Et, plus encore, qui a intérêt à les laisser faire ?

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