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Editoriaux - Polémiques - 2 février 2020

Toulouse : quand la police poursuit une gilet jaune dans une église !

Les quelques vidéos visibles sur les réseaux sociaux montrant des CRS courir après des gilets jaunes qui n’avaient rien de Black Blocs et pénétrer dans l’église Notre-Dame du Taur, à Toulouse, sont vraiment choquantes.

Comment ce régime, sous la direction policière de Christophe Castaner, peut-il avaliser un tel acte sans réagir ? On voit clairement deux vieilles femmes couchées sur le sol alors que, quelques secondes avant, un policier extirpait brutalement une jeune manifestante de l’église où elle pensait avoir trouvé refuge dans le silence et la paix imposés par un tel lieu sacré.

Caractère sacré que l’archevêque de Toulouse, Mgr Robert Le Gall, a rappelé, le lendemain dimanche, dans ce communiqué :

« Hier, des manifestants se sont réfugiés dans l’église Notre-Dame du Taur, proche du Capitole à Toulouse. Les forces de l’ordre sont entrées dans le porche de cette église. Dans le climat de violence que nous vivons dans notre ville depuis plus d’un an tous les samedis, tout en reconnaissant le difficile travail accompli par ces forces de l’ordre dans notre pays, j’appelle chacun à plus de calme dans une volonté de dialogue. Je rappelle que nos églises restent des lieux de paix et d’asile qui doivent être respectés comme tels. »

La préfecture de police a réagi en affirmant que la police était entrée par inadvertance sous le porche de l’église. Par inadvertance et brutalité, lorsque l’on regarde les images. Le Figaro, citant la préfecture, ajoute : « Le policier a immédiatement relâché cette femme dès lors qu’il a réalisé qu’il se retrouvait sous le porche d’une église. En aucun cas, il n’a pénétré à l’intérieur de l’église. Il n’a pas franchi les portes battantes qui mènent à la nef. Il n’a procédé à aucune interpellation à ce moment-là. Il n’y a pas eu d’exercice coercitif. »

On veut bien croire le préfet, mais une vidéo montre clairement le policier se diriger vers l’auteur de la vidéo pour lui interdire de filmer, après l’avoir jetée par terre avec violence.

Peut-être Emmanuel Macron va-t-il, là encore, reconnaître une « erreur » et appeler le gouvernement à agir avec « humanité » ?

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