Nouvelle crise à où, à peine quelques mois après son élection, le maire, Michèle Rubirola, annonce sa démission au profit de son premier adjoint, Benoît Payan.

Quel est le profil du futur maire ? Réaction de Stéphane Ravier qui réclame de nouvelles élections. Car, pour lui, les jeux ne sont pas faits.

 

La tête de liste du Printemps Marseillais et maire élu de Marseille, Michèle Rubirola a annoncé qu’elle allait démissionner au profit de son premier adjoint, Benoît Payan issu du parti socialiste. Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris cette annonce fracassante ?

 

Tout cela est effectivement une annonce de madame Rubirola qui est le maire de l’abstention. Je ne vais pas faire un retour en arrière trop long, mais si elle a été élue c’est sur un gros malentendu. Elle avait été présentée comme une candidate nouvelle, pour une politique nouvelle, avec de nouvelles méthodes que la gauche avait tiré des enseignements du passé. Les Marseillais en avaient ras le bol de cette politique politicienne. L’écran de fumée Rubirola se dissipe et la réalité de la gauche, en particulier, revient au galop. Madame Rubirola est mise à la retraite de façon prématurée pour bons et loyaux services électoraux au profit, semble-t-il, d’un éléphant même s’il est jeune du parti socialiste marseillais. En réalité, la partie n’est pas du tout terminée sur ce point-là.

 

 

Benoît Payan est un jeune éléphant de 42 ans. On pensait que le PS marseillais était enterré. Par des chemins détournés, ils ont réussi à retrouver « les marches du pouvoir ».

 

Il faut reconnaître au parti socialiste marseillais, cette « faculté ». Ils ont été foutus dehors par la porte et ils rentrent par la fenêtre de façon masquée. Pendant cette campagne électorale, ils ont avancé masqué. Madame Rubirola a fait le job. Ils tentent de reprendre la main de façon quasiment anti démocratique. Les Marseillais n’ont pas voté pour élire monsieur Payan à la tête de la ville dans le clan de la gauche. C’est une atteinte de plus à la démocratie. C’est la raison pour laquelle, j’appelle les Marseillais au retour aux urnes pour qu’ils puissent trancher.

C’est une crise politique qui vient s’ajouter à la crise économique, sanitaire, sociale et identitaire à Marseille. Nous n’avions vraiment pas besoin de cela. La gauche privilégie toujours ses intérêts personnels, plutôt que l’intérêt général.

 

 

En tant que sénateur des Bouches-du-Rhône et que patron du Rassemblement national à Marseille, vous appelez à un nouveau scrutin.

 

Rien ne se produit depuis l’élection de madame Rubirola, alors que cette ville est dans l’urgence absolue dans tous les domaines. Il faut que les Marseillais puissent clarifier la situation en retournant aux urnes et en ayant des candidats clairement identifiés comme tels. Là, ils ont été trompés. Il est urgent qu’ils puissent s’exprimer à nouveau. Je ne me contente pas d’un conseil municipal qui aura lieu lundi au cours duquel les mêmes boutiques et les mêmes états majors de gauche vont peut-être s’entendre. Il y a tout de même d’autres candidats à gauche qui s’y voient déjà comme madame Fortin, élue de gauche qui a battu, madame Vassal, la candidate de droite. Madame Ghali a tout le temps de l’appétit malgré ses 2 % réalisés sur la ville. Il y a aussi les communistes et La France Insoumise. La crise n’est pas terminée. Pour en sortir, je ne vois que la solution démocratique, c’est-à-dire le vote des Marseillais.

 

15 décembre 2020

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