C'est une grande première qui se tiendra à Strasbourg. Le Festival des arts burlesques a invité, pour son édition 2024, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Celle-ci tiendra un stand. Entre deux spectacles désopilants, le visiteur viendra reposer ses zygomatiques auprès des militants. Trop de rire tue. Les organisateurs l'ont bien compris. Il était nécessaire de contrebalancer ce sommet de l'humour par la présence de quelques rabat-joie patentés. Les spectateurs sur le point de mourir de rire seront aidés dans leurs derniers instants. L'association répondra à toutes les demandes. 2.000 entrées, 1.900 sorties. L'objectif peut être atteint.

L'euthanasie associée à un événement prétendument amusant pose son homme. Euthanasie et rigolade. Cimetière et flonflons. Festival de l'agonie. De multiples événements sont à venir. Tous les indicateurs sont sur le noir : mourir est tendance. Passer l'arme à l'extrême gauche du dernier chic. Pas une kermesse sans son stand de mort accélérée. Grande tombola avec une injection létale à gagner. Les progressistes se bousculent, les punks à chien en redemandent. Tous à Strasbourg pour ce grand moment de surréalisme.

« Résolument du côté de la vie »

Dans son communiqué, l'ADMD annonce qu'elle répondra aux questions du public. Des grands-parents qui tardent à partir, un vieil oncle sans enfant à envoyer dans l'au-delà. Comment les convaincre de débarrasser le plancher ? Des solutions burlesques, des gags au pied du lit d'hôpital, le dernier souffle dans la bonne humeur. Notices explicatives... Démonstration sur place pour les dépressifs.

« Résolument du côté de la vie » : avec ce slogan, l'ADMD s'inscrit pleinement dans toute manifestation dévolue à la poilade. Pour ses membres, le droit à militer dans la dignité n'est pas à l'ordre du jour. Équipés de nez rouges et de chapeaux pointus, ils battront la campagne. Fanfare, chapiteau et clowns tristes. Siège social au Père-Lachaise. Du côté de la jeunesse, le mondialisme se porte lugubre. La tentative désespérée de situer l'euthanasie dans un cadre humoristique révèle des activistes portés sur le sinistre. Marionnettes de Soros and Co., ils auront revêtu leur costume de mouton bêlant au service de la rentabilisation à marche forcée de la fin de vie. Le clou du festival !

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12 février 2024 à 16:15

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17 commentaires

  1. Formidable pays que la France des droits de l’´homme qui assume et vote une loi contre la peine de mort et «  en même temps  » prétend promulguer une autre loi pour euthanasier les plus faibles.
    Ah bien sûr il s’agit de leur bonheur de leur dignité de leur épargner des souffrances ..par charité en somme..

    Badinter ne s’y est pas trompé.

  2. La fin de vie est une chose grave et sérieuse , difficile à vivre pour le patient et ses proches et tourner ça en dérision devrait être passible d’une peine de prison .

  3. Ma mère était adhérente de l’ADMD. Elle s’est suicidée avec le coktail recommandé par l’association à 68 ans en1982. On venait de lui diagnostiquer un cancer du poumon. Elle fumait depuis ses 17 ans. J’ai donc commencé a fumer 9 mois avant ma naissance. Mais j’ai arrêté a 24 ans car ma fiancée n’était pas fumeuse !

  4. « S’accompagnant d’un doigt, ou quelques doigts, le clown se meurt, sur un petit violon et pour quelques spectateurs,……si vous ne comprenez pas, au moins ne riez pas….. ouvrez donc les lumières puisque le clown est mort ! » (Gianni Esposito, puis Raymons Devos)

  5. Allez à La Nouvelle Orléans lors de certaines festivités où la mort est portée en dérision. Ça vaut son pesant d’or. Vous y rencontrerez squelettes, cercueils et zombis parcourant les rues dans la plus grande joie, puis vous irez au cimetière, très connu…Attention, un zombi peut en cacher un autre!…Un peu d’humour fait du bien en ces temps angoissants.

    1. Oui, mais un drôle d’humour…. à la campagne, pas besoin de ça ? Vous êtes en ville ? Venez vous désintoxiquer en Creuse…

  6. La déglingue de plus en plus confirmée, et rien ne bouge… Le citoyen est comme dans un état de sidération, plus rien ne peut l’atteindre ! Excepté quand c’est à un de ses proches qu’on s’en prend, victime de violences importée alors même qu’il soit trop tard. Dirigés par des idéologues déconnectés de la réalité, l’Occident s’enfonce, un naufrage qui est la conséquence d’un sabordage délibéré des déconstructeurs, les seuls qui ont désormais les faveurs des gouvernants… Toute réaction salvatrice est cataloguée « extrême droite »

  7. mourir dans la dignité. On va bientôt constitutionnaliser le droit de ne pas laisser venir au monde , alors pourquoi ne pas constitutionnaliser l’euthanasie mais il faudra peut-être réintroduire la peine de mort, ne serait-ce que par cohérence. Ces sujets sont trop graves, aujourd’hui il arrive que l’on aide des personnes qui n’en peuvent plus à mourir mais est-ce qu’il faut à tout prix vouloir tout régenter, tout codifier, tout réglementer. la question est simple mais la réponse ne peut pas l’être.

    1. On s’en prend aux plus vulnérables (bébés et vieillards) ! Avortement, euthanasie, promotion de la mort ! Quelle triste époque ! Avec ce genre d’idéologie, notre société ne pourra inévitablement que mourir mais une autre société viendra la remplacer et on devine laquelle …

    2. Je pense que l’on mélange un peu tout. Entre l’euthanasie que l’on applique à un animal pour le soulager de ses douleurs et de son pronostic irréversible sans pouvoir lui demander son avis et le choix que fait un humain de refuser de déchoir lentement, de laisser une image dégradée à ses proches, de devenir une charge pour ces mêmes proches, mon choix est fait. La vie ne vaut que si elle est vécue.
      Je ne sais pas ce que sera ma fin, mais je dis toujours que je veux mourir en bonne santé. Cela veut dire que si je sens que je décline au niveau santé et que cela va devient irréversible, je choisirai de quitter ce monde. Je suis adhérent à ADMD et je ferai le nécessaire. Une fois mes papiers en ordre, les dispositions prises, je quitterai ce monde. Je précise que je suis athée et que tous les beaux discours de résurrection et de vie éternelle me font sourire. Nous ne sommes que de passage.

  8. « Résolument du côté de la vie » : avec ce slogan, l’ADMD s’inscrit pleinement dans le mensonge subversif orwellien « la guerre, c’est la paix », « la haine, c’est l’amour », « la mort, c’est la vie », la « macronie » dans toute son horreur !

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