Les mesures incohérentes du gouvernement vont leur coûter cher. en parlait la semaine dernière : après des années à lutter contre les centrales à charbon, Emmanuel Macron a initié la réouverture de l’usine de Saint-Avold (Moselle) pour compenser le difficile hiver qui se profile. « Nous avions dit dès le départ que la fermeture de la centrale de Saint-Avold était une erreur stratégique et qu’il fallait la garder en réserve », déplore Jean-Pierre Damm, délégué syndical FO du site auprès de nos confrères du Figaro.

Avec une prime, les employés retournent au

Alors que la fermeture avait été actée en mars dernier, l’État a appelé au secours les anciens employés de la centrale pour une durée de six mois (d’octobre à mars 2023). Mais ce n’est pas si simple de remettre au boulot des salariés d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). « Il a fallu modifier le droit du travail dans le cadre de la loi pouvoir d’achat, votée par le Parlement en juillet, nous apprend Le Figaro. Ceci, afin de permettre à GazelEnergie [entreprise qui gère le site de Saint-Avold] de suspendre temporairement le PSE, le temps d’un hiver, pour les salariés intéressés à rempiler. » Pour inciter les employés à relancer l’usine à charbon, les syndicats ont réussi à obtenir une prime mensuelle de 5.000 euros s’ajoutant au salaire.

Les prix flambent 

De la main-d'œuvre, c’est bien, mais avoir du c’est encore mieux. Sauf que voilà, depuis la guerre en Ukraine, l’approvisionnement en charbon est compliqué. Pour rappel, le charbon russe représentait 30 % des importations françaises avant le début du conflit. Pour pallier ce manque de ressource, GazelEnergie a fait appel à sa maison mère. Ce qui n’empêche pas l’inflation ; le prix du charbon a été multiplié par six depuis début 2021. Comme si cela ne suffisait pas, le coût du transport a, lui aussi, explosé.

L’inflation touche également le groupe EDF, à tel point que le gouvernement a été obligé d’installer, en janvier 2022, un bouclier tarifaire pour maintenir les prix. C’est donc un manque à gagner pour le fournisseur d’électricité ; EDF réclame 8,34 milliards d'euros de dédommagements à l’État français. L’incapacité du gouvernement à anticiper un dérèglement géopolitique ainsi qu’une restriction énergétique entraîne de lourdes conséquences, pour le consommateur français et pour les finances publiques – qui devront être remboursées un jour par le contribuable.

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10 août 2022

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60 commentaires

  1. Macron qu’on disait Mozart de la finance ! Quel Génie ! Nous sommes contraint garce à ce Mozart de redémarrer une centrale à charbon , tout ça parce que notre Mozart , voulait fermer les centrales nucléaires , virage à 180 ° , mais au passage Fessenheim restera définitivement fermée . Donc il faut rappeler les techniciens spécialistes des centrales à charbon, à grand renfort de primes . Maintenant nous sommes dans la M..de, merci Manu, il va falloir faire preuve de sobriété. Autre chose grâce, à notre Mozart le prix du KWH éléctrique est indexé sur le KWH Gaz n tout ça pour faire plaisir aux Allemands. Pour ceux qui en votant Macron , pensaient obtenir la » Flute enchantée « , c’est le » Requiem » qui nous attend !

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