Robert Ménard s’est vu interdire de proposer des tests aux personnels des écoles de sa ville. Il s’insurge au micro de Boulevard Voltaire.

La ville de Béziers ne va pas pouvoir tester le personnel des écoles et des crèches. L’État peut-il empêcher une ville, un maire de tester sa population ?

C’est incompréhensible, surréaliste et absurde. C’est un vrai problème en termes de sécurité. Cette mesure me semble être de bon sens. On propose gratuitement à tous les enseignants et à tout le personnel éducatif et scolaire de les tester. C’est rassurant pour eux et pour les enfants. Cela ne coûte rien à la Sécurité sociale puisque c’est la ville elle-même qui paye cette prestation.
Nous avions trouvé un laboratoire qui pouvait les fournir en deux jours. Et aujourd’hui, l’ARS et le préfet nous disent non. Ce sont toujours ces pseudo-arguments scientifiques.
Il y a quelques semaines, il ne fallait pas proposer de masques en tissu au grand public. Ils pouvaient être même néfastes, nuisibles et dangereux. On nous le disait tout simplement parce qu’il n’y avait pas de masques à distribuer. Quoi qu’en dise le gouvernement, il n’y a pas assez de tests. Quand une commune décide de se passer de l’État et de le faire elle-même comme à Béziers, la seule réponse, c’est non ! C’est monstrueux.

Quelles sont les excuses que vous ont données l’ARS et la préfecture ?

Ils nous disent que la doctrine officielle dit qu’on ne va pas tester tout le monde. Or, là, on rentre dans un processus de tests massifs. On a envie de tester massivement tous ceux qui seront en contact avec nos enfants. Cela nous rassure, rassure les enfants et leur parents. Mon rôle de maire est de rassurer. Nous sommes la première ville de France à avoir distribué des masques à tout le monde. À l’entrée des écoles, je ferai prendre la température de tous les enfants. Je me préoccupe de la santé de mes concitoyens.
Au lieu de m’aider, l’ARS et le gouvernement me mettent des bâtons dans les roues.

La gestion de crise faite par l’État et par les ARS est-elle inefficace ?

Qu’on nous fasse confiance ! Pas plus tard qu’hier, Mme Hidalgo, le maire de Paris, a dit qu’elle allait faire la même chose dans ses écoles. Va-t-on le lui interdire ou va-t-il y avoir deux poids deux mesures ? Oui à Paris et non à Béziers ? C’est une autre question…

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