Retour d’Arnault avec culot : il rend hommage à Manouchian et « aux antifascistes »
Raphaël Arnault a donc fait son retour la semaine dernière, à l’Assemblée nationale, « l’air un peu penaud et ayant visiblement ravalé sa morgue », rapportait George Michel : fermez le ban, passez votre chemin, il n’y plus rien à voir. D'ailleurs, comme le disait Moscovici, « on ne va pas en faire un fromage ! » Mais c’était il y a une semaine et Raphaël Arnault a déjà ravalé air penaud, mine contrite et profil bas de bon aloi. Sur ses réseaux sociaux, le 7 avril, le député LFI de Vaucluse, toute honte bue, se vantait d’avoir « déposé une gerbe de fleurs sur la stèle de Missak Manouchian et de ses camarades antifascistes à Avignon », parce que « se souvenir de leur combat, ce n’est pas seulement honorer le passé. C’est interroger le présent. »
Un parallèle hasardeux et sans subtilité
Ainsi, se désolant de n’avoir pu lui rendre hommage le jour anniversaire de son fusillement le 21 février dernier (on se demande bien pourquoi, d'ailleurs), le député LFI et cofondateur de la Jeune Garde explique avoir tenu à déposer, ce 7 avril, « une gerbe de fleurs sur la stèle de Missak Manouchian et de ses camarades antifascistes des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – main-d’œuvre immigrée) ». Pourquoi pas. Mais personne n’est dupe et son post X a tout d’une manœuvre sans subtilité pour dresser un parallèle hasardeux entre son mouvement et celui des membres de « » fusillés par les Allemands au mont Valérien.
« Aux antifascistes » la patrie reconnaissante ?
Il faut bien le reconnaître, ce n’est vraiment pas le culot qui manque à Raphaël Arnault : dans un post X qui compte pas moins de dix épisodes, qu'il a fermés aux commentaires des internautes sur X, le voilà qui développe non pas le « […] fusillement, dans les circonstances que vous connaissez », de ces résistants communiste, mais explique que « leur mémoire nous oblige. Car ceux que nous honorons aujourd’hui comme des héros, certains jusqu’à reposer au Panthéon, furent, en leur temps, rejetés, calomniés, désignés comme des ennemis de l’intérieur. » L’allusion est tellement grosse qu’il faudrait être aveugle pour ne pas la voir. D’ailleurs, pour ceux qui auraient oublié de chausser leurs lunettes, les photos accompagnant le post sont tout aussi éloquentes : face au buste de Manouchian se dresse Arnault, presque à hauteur de regard, et tous deux se font face, semblent se tancer. S’il persistait encore un dernier doute, la photo qui clôt le post finit de convaincre le dernier des incrédules : sur ladite gerbe de fleurs, un bandeau tricolore est siglé « aux antifascistes ». D’habitude, l’hommage est rendu « Aux camarades, résistantes et résistants », ou bien c’est le PCF qui se met à l’honneur pour honorer le résistant panthéonisé en 2024, mais manifestement, Raphaël Arnault avait un message à faire passer.
Numéro de culot et leçon de morale
C’est qu’il faut le voir pour le croire, mais « leur mémoire [qui] nous oblige », Raphaël Arnault la développe à sa sauce : « Ils furent abandonnés par beaucoup, y compris par une partie de celles et ceux qui auraient dû reconnaître en eux des alliés naturels », explique le député LFI, « une large partie de la presse, inféodée aux puissances d’argent et acquise aux idées d’extrême droite, déployait contre eux une violence inouïe. On accusait les antifascistes d’être des "terroristes", des "criminels" », ajoute-t-il encore. En prêtant au cofondateur de la Jeune Garde des intentions coupables, on verrait presque dans cette dernière phrase une tentative de victimisation, mais gardons-nous des procès d’intention. D’ailleurs, plutôt que de commencer son tweet par un avertissement comme « toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite », Raphaël Arnault le clôt par cette morale : « Se souvenir de leur combat, ce n’est pas seulement honorer le passé. C’est interroger le présent. Car à chaque moment de bascule, lorsque tout vacille, rares sont celles et ceux qui demeurent fidèles à leurs principes. Les autres hésitent, se taisent ou se trompent d’adversaire. L’Histoire, elle, finit toujours par juger. » Fini, l’imparfait de circonstance ; voici le présent de vérité générale : ce n'est pas qu'un numéro de culot que nous livre Arnault, c'est aussi une leçon de morale.
Alors, faut-il lui laisser le bénéfice du doute et n’y voir que l’hommage innocent et gratuit d’un député français soucieux de son devoir de mémoire ? On aurait pu, si les allusions avaient été plus subtiles, si le parallèle avait été moins grossier, si choisir de mettre en scène cet hommage plus d’un mois après la commémoration officielle avait pu passer pour fortuit, mais manifestement, Arnault compte bien faire tout un fromage - pour reprendre l'expression du très onctueux Pierre Moscovici - de son retour à l'Assemblée nationale.
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36 commentaires
A quand une gerbe sur la tombe de Quentin, M. Arnaud ??
Sous nos yeux les symbole de la décadence de cette nation… son délitement est programmé, et malheureusement les prochaines présidentielles iront dans ce sens… sauf miracle!
Il est visiblement en recherche de héros, pour pouvoir exister. ce genre de comportement passe habituellement avec l’adolescence ou bien cela peut persister par angoisse existentielle.
Ravi d’apprendre que ce valeureux combattant a fait son retour la semaine dernière à l’Assemblée Nationale. L’histoire ne nous dit pas comment cette assemblée l’a reçu. Si elle avait été à la hauteur, je suppose que je l’aurais su.
Bien dit.
Mais quand donc arrêterez-vous de nommer ce type par son pseudonyme ?
Il s’appelle en réalité Archenault et utiliser le pseudo qu’il s’est inventé revient un peu à lui décocher un petit sourire courtois, voire complaisant !
Il est, de mon point de vue, inadmissible qu’on puisse se présenter à une élection d’intérêt national sous un faux nom et légiférer (n’est-ce pas le rôle premier d’un député ?) ainsi…
Quant à son hommage au groupe Manouchian, qu’en connait-il au juste, ce « fiché S », à part le texte d’Aragon et la chanson de Léo Ferré ?
Sans doute rien… à l’instar de son collègue LFI (La France Islamo-soumise) qui ne sait pas qui est le maréchal Pétain !
Pauvres de nous…
On peut compter sur la micronie et les faux partis prétendument gaullistes pour laisser libaniser la France avec LFI !
J’aurais aimé le voir pendant la deuxième guerre mondiale faces au nazis. Il se serait sauvé en courant se réfugier dans les jupes de sa mère. Les combattants contre le nazisme parlaient peu mais agissaient. Pas comme ce monsieur et condisciples qui se croient forts en attaquant à dix contre un.
Oui.
Déformé à l’école, c’est un imposteur de la résistance, piteux personnage.
Oui.
S’ils étaient vraiment anti-fascistes ils se condamneraient eux mêmes .
Je ne comprends même pas comment il peut être encore député
Cela vaut pour tous les lfi
Oui.
Arrêtez de les appeler les « antifas »! Ce sont des fachos ! Point !
On nous gave de l’appellation l’extrême droite qui n’existe pas en France qu’on accuse de tous les maux de la société, or je constate que les violences verbales et physiques proviennent de gauchistes !
Vous avez tout dit mais c’est nécessaire de le redire vu la propagande d’en face!
Schmitt.
Tout à fait d’accord avec vous !
Non ils ne sont pas des fachos,, mais des gauchistes , des trotskystes , des communistes , des anti France . Il faut arrêter la confusion des mots pour jouer au camp du bien et du mal. Ils sont mondialistes et un facho est nationaliste !
Oui.
comment peut-on encore supporter ça dans un pays des droits de l’homme?
Nous avons affaire à de petits voyous élus par un électorat complètement aveuglé par l’idéologie gauchiste
Que deviennent les assassins de Thomas à Crépol et les assassins de Quentin ?
Les médias muets, la justice muette, un ministre de l’Intérieur muet, son chef muet, la gauche muette, le centre muet. Il y a beaucoup de gens muets dans ce pays. Un pays à la parole muselée ? Où l’on ne doit pas désigner les assassins, où les victimes sont responsables de leur mort ?
Dictature ?
Exact.
Encore un islamophobe, Manouchian était Arménien, chrétien survivant du génocide Turque (dont on ne rappelle pas la religion pour ne pas être fâcheux), adjoint de Joseph Epstein à la tête des FTP-MOI de la région parisienne (là, je sais, ça ne va pas plaire)
Manouchian était communiste et athée ! On ne lui a rien demandé !
Les FTP ont honte de son existence(le buste pleure) et il ferait mieux de rendre hommage à ses futurs gardiens de prison, à moins qu’il rejoigne les gardiens de la révolution en Iran, peut être pas si amis que ça des bobos comme lui!
Pauvre enfant qui ne comprend rien à rien.