Le confinement a été une violence qui nous a été imposée à tous et, par conséquent, le traumatisme est bien présent.

D’ores et déjà, certains d’entre nous ne se sentent pas bien : fatigués, angoissés, prêts à pleurer pour un rien ou à hurler au moindre détail qui les dérange, ayant perdu leurs envies de bouger, faire, travailler. Avec les incertitudes de ce que sera demain, beaucoup continuent ou commencent à se demander s’il leur faut rechercher un nouveau travail, comment ils vont se débrouiller au niveau financier, s’ils vont pouvoir partir en vacances et où… De plus, beaucoup ont vu remonter à la surface tous les problèmes non résolus dans leurs vies, qu’ils avaient, avant le confinement, réussi à éluder en se perdant dans leurs activités.

Il est évident que beaucoup d’entre nous allons souffrir lors du passage entre celui-ci et le retour à la liberté de vivre à nouveau pleinement, socialement et affectivement. En effet, il va falloir adapter notre vie aux nouvelles exigences, ceci étant aggravé par l’incompréhension, la méfiance et les doutes quant au bon sens de celles-ci, dictées par des technocrates soucieux de notre bien-être. Certaines de celles-ci seront bien évidemment des freins, voire des pertes de notre liberté de vivre comme avant : distances dans les , surveillance de nos contacts, flicage de nos déplacements, etc. Tout cela va se rajouter aux tensions déjà vécues pendant les deux mois précédents !

N’oublions pas, non plus, toutes les personnes qui ont vécu des problèmes de violence pendant la période de confinement et qui n’ont pu aller s’en plaindre à qui que ce soit, car condamnées à vivre enfermées avec l’autre et les enfants…

Voici les signes à surveiller :

1) Reviviscences : troubles du sommeil, cauchemars, tensions ou oppressions à l’évocation de la période de confinement, flash-back, sentiment de mal-être lorsque le sujet du confinement ou du déconfinement est abordé…
2) Évitements : ne plus vouloir sortir de chez soi, être angoissé lors des courses à effectuer. Ne plus désirer résider dans le lieu dans lequel on a été « enfermé », fuir les endroits fréquentés pendant le confinement, ne plus supporter d’en parler ou les discussions à ce sujet. Ne plus utiliser les réseaux sociaux ou les moyens de communication comme lors des derniers mois.
3) Engourdissements : tendance à se replier sur soi-même, à ne plus désirer les contacts sociaux ; perte d’envie de reprendre des activités qui nous plaisaient avant le confinement, d’entreprendre ; voir son avenir de façon pessimiste ou négative ; envie de tout laisser tomber, de fuir toute responsabilité.
4) Altérations négatives : pertes d’envie, lassitude, hypervigilance, sursaut aux bruits, conduites à risques, fatigue inexplicable, peurs et anxiétés diverses.

Ces signes peuvent affecter notre vie privée comme notre vie professionnelle.

Que faire, alors ?

La solution est de revenir dans le moment présent et de vivre l’émotion principale qui est restée bloquée pendant toute cette période : la colère. Une détente va alors apparaître avec diminution ou une disparition des symptômes énoncés ci-dessus. Cela peut se faire seul ou accompagné.
L’accompagnement peut se faire avec un médecin, un psychiatre, un psychologue. Mais attention ! Si celui-ci n’est pas familier avec ce qu’est le trouble de stress post-traumatique (TSPT), il risque fort de poser un faux diagnostic : anxiété, troubles de la personnalité, dépression, psychose. Cela l’entraînera à prescrire des médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs par exemple).
Or, le traitement adéquat du TSPT se fait sans médicaments !

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