Editoriaux - Environnement - 20 mars 2019

Quand la peur du changement climatique devient une phobie

Connaissez-vous l’éco-anxiété ? Elle touche des personnes qui s’angoissent devant le changement climatique, ou plutôt devant le traitement qu’en fait la presse. Il ne se passe pas un jour sans qu’un article alarmiste ne soit publié et, ces derniers temps, ils sombrent dans la démesure.

Dans la dernière fournée, on apprend que les voyages en avion vont devenir impossibles à cause des vents qui agiteront l’atmosphère, que des vagues de 40 m rendront délicate l’utilisation de bateaux, qu’en 2100, on atteindra 1.200 pm de CO2 (contre 410 ppm actuellement et 280 ppm en 1880), entraînant la disparition des cumulus et provoquant une hausse catastrophique de 13 degrés des températures (le GIEC prédit une augmentation maximale de 4,5 degrés). Je ne parle pas des océans qui vont relâcher le gaz carbonique (CO2) stocké dans les profondeurs, du permafrost qui, en se dégelant, va régurgiter du méthane, de la banquise Antarctique qui, en fondant, provoquera une montée des mers de 60 mètres, submergeant des terres où vivent deux milliards d’habitants. Bref, on annonce régulièrement l’apocalypse et la fin de l’humanité.

En fait, le plus souvent, il s’agit de vagues hypothèses peu étayées et contredites par l’histoire du climat. À ce titre, la prédiction prévoyant une augmentation de 13 degrés des températures en 2100 remporte la palme de la “fake news”. Alors que le CO2 n’a augmenté que de 140 ppm en 140 ans en brûlant des tonnes de charbon et de pétrole, comment pourrait-on passer à 1.200 ppm alors que les réserves de combustibles s’épuisent et que les énergies vertes progressent ? Au pire, nous serons à 600 ppm, mais sans doute à moins. De plus, au cours des millénaires, la moyenne du gaz carbonique dans l’air est, justement, de 1.200 ppm ! Or, au grand maximum, les températures étaient de 7 degrés plus élevées que maintenant.

En réalité, beaucoup d’articles sont volontairement anxiogènes, car ils émanent d’équipes qui cherchent des fonds pour poursuivre leurs recherches. Ils espèrent, en affolant le public, décider les pouvoirs publics à ouvrir le robinet des crédits. L’exemple typique de cette stratégie est la « découverte » d’une cavité sous les glaces de l’Antarctique. D’emblée, dans le titre, on précise que les mers vont monter de 6 mètres, alors qu’en décortiquant les papiers qui parlent de ce problème, il n’est pas sûr que ce phénomène arrive et il ne se produirait qu’à la fin d’un très long processus (plus d’une centaine d’années). En filigrane, on comprend qu’une équipe scientifique demande des crédits pour étudier la vitesse de fonte et voir si cette cavité est vraiment dangereuse.

Tout cela crée un climat d’angoisse chez les plus fragiles, surtout qu’ils ont l’impression qu’on ne peut rien faire pour empêcher l’apocalypse et que celle-ci est imminente et qu’elle se produira avant la fin de leur vie. Pourtant, il y a bien plus de (mal)chances que l’humanité soit balayée par une guerre nucléaire (entre la Chine et les USA), par le choc avec un astéroïde géant, par l’apparition d’un nouveau virus ou par l’explosion du super-volcan Yellowstone. Mais le climat est à la mode ! Il s’agit, en fait, d’un mouvement religieux. Nous devons expier avant de mourir.

Autrefois, le prédicateur florentin Jérôme Savonarole prédisait l’enfer à ceux qui ne se repentaient pas à temps. Maintenant, on nous promet de mourir grillé ou asphyxié si on n’aide pas le lobby vert à instaurer sa « dictature » écologique. Autres temps, autres mœurs !

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