« Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre. » Il est tentant de dire aux dirigeants des Républicains : « Vous voulez éviter la défaite électorale au prix du déshonneur que constitue le sacrifice de la nation française. Vous aurez le déshonneur, dans la défaite électorale à venir, de faire partie des responsables de l’effondrement de notre nation. »

L’exclusion d’Erik Tegnér est symbolique de l’incohérence de la direction de ce mouvement politique entre les paroles et les actes. Les paroles ? Cet extrait du courriel de Guillaume Peltier, envoyé pour Noël aux militants LR : « […] Cette grande fête, qui vient des profondeurs de notre nation, est aussi l’occasion pour moi de vous exprimer, en lien avec Christian Jacob et toute l’équipe dirigeante, notre immense gratitude et notre sincère reconnaissance pour votre engagement sans faille. […] Tout au long de l’année écoulée, nous avons mesuré, ensemble, l’affaiblissement progressif de notre nation. […] »

Erik Tegnér, cet homme loyal envers son parti, exprime-t-il autre chose ?

L’identité française qui se dissout dans la vague migratoire, les coups de boutoir donnés à la famille traditionnelle, fatals pour l’éducation des enfants et la pérennité de notre civilisation, le « labourage et pâturage » transformé en mamelles stériles par l’écologie politicienne ou encore la faillite de notre système scolaire engendrée par le mauvais enseignement des fondamentaux sont de simples constatations que Les Républicains pourraient partager avec des partis politiques situés sur sa droite. L’amour de notre mère patrie, l’attachement à notre histoire et à notre civilisation sont des valeurs communes à l’ensemble de la droite, et lorsque Agnès Evren nous dit, pour se justifier du résultat du procès stalinien fait à Erik Tegnér, « Nous n’avons aucune valeur commune à partager avec l’extrême droite », veut-elle exprimer qu’elle est l’adversaire des Amoureux de la France, de son histoire et de ses traditions ?

De la même manière que le chef d’état-major des armées, le général Lecointre, désigne le populisme comme ennemi de la nation, que la grande majorité de nos maires ont désigné les nationalismes comme responsables de la guerre, le jour du 11 Novembre, au pied du monument aux morts honorant les poilus qui ont versé leur sang pour la patrie, les dirigeants des Républicains préfèrent intenter un « procès » à Éric Zemmour, et à ses soutiens, plutôt que combattre l’islamisme rampant.

À chaque pas fait en direction de la gauche du parti, Les Républicains font reculer la nation française. En allant vers ces grands humanistes centristes qui transforment chaque Français attaché à sa civilisation, fier de son identité, de son pays et de l’Histoire de France, en dangereux fasciste, ils sapent les fondations de notre grande nation, qui ont assuré notre prospérité jusqu’ici.

Non, je ne me résous pas à voter, sous la pression, PS ou LREM. Quand ma famille politique fait l’impasse sur l’intérêt général pour servir des intérêts personnels à court terme, quand elle sacrifie l’intérêt supérieur de la nation sur l’autel électoral, cela me révolte. Pour la dernière élection présidentielle, lors du second tour, pour la première fois, je ne me suis pas déplacé au bureau de vote. Les « bons » centristes humanistes m’ont fait savoir que je prenais le risque de voir Marine Le Pen arriver au pouvoir et le chaos s’installer dans notre pays. Aujourd’hui, Macron est au pouvoir et la France est KO.

Il est urgent de se rassembler sur l’intérêt supérieur de la nation, de changer de logique électorale et d’arrêter de répéter les éléments de langage de la gauche qui font le jeu de cette dernière et empêchent les patriotes de se rassembler.

28 décembre 2019

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