Pour quelle raison ne pourrais-je pas choisir, à mon âge (75 ans), de « passer mon tour » pour que « mon » vaccin profite plutôt, par exemple, à un chef de famille trentenaire – mère ou père – ayant à charge des enfants mineurs ? D’autres « p’tits vieux » m’aideront-ils à lancer un mouvement du : « Mon vaccin +75 ans pour un jeune » !

C’est ce que j’ai évoqué dans les vœux adressés à des amis et, puisque vous en faites partie, voici cette confidence :

« Le 3 janvier, je suis entré dans… ou plus exactement dans le département de la Seine où, le 18 juin… 1962, à 16 ans, j’ai débarqué de mon natale pour vivre dans une HLM, avec parents, quatre frères et nos deux grands-mères, face au petit pavillon de Georges Marchais à Champigny-sur-Marne, commune pas encore « dans le 94 » mais le… « 75 » ! 75 ans, ce qui fait de moi un « prioritaire vaccin » ! Quel honneur ! Je préférerais pouvoir en faire bénéficier un chef de famille – mère ou père – ayant des enfants à charge. Quel est ce pays qui privilégie les « p’tits vieux » comme moi en sacrifiant les générations, des écoliers aux actifs ! »

Mais avec, selon moi, du simple bon sens, je passe pour un « irresponsable » ! Tant pis ! Je persiste : je ne me précipiterai pas pour me faire vacciner, bien que je ne sois ni opposé aux ni dans la crainte d’effets indésirables… Je ferai simplement confiance en « ma » – c’est une dame – médecin.

Selon moi, les prioritaires ne devraient pas être systématiquement ceux qui ont dépassé « l’âge-limite de consommation du SARS-CoV-2 » fixé à 75 ans par des autorités… autoritaires, mais plutôt toute personne à la santé fragile « de 7 à 107 ans » ! Un exemple : un trentenaire même en bonne santé a en charge deux bambins. Qui, de lui ou de moi, doit être « prioritaire vaccin » ? Pour moi, cela ne fait aucun doute : c’est ce trentenaire, d’autant que sa vie en vaut trois ! Et la mienne qu’une seule !

Autres « prioritaires » avant moi, les jeunes adultes participant à la vie économique de la et qui, bientôt, vont se marier et… procréer ! Toujours avant moi, les adultes encore dans le circuit productif mais dont les enfants, bien que majeurs, n’ont pas terminé leurs études…

Reste ma catégorie : celle des « p’tits vieux » ! Là, également, je trouverais logique que l’on vaccine d’abord les personnes atteintes de comorbidités même plus jeunes que moi. Rappelons que la « morbidité » n’a rien à voir avec la… mort, ce mot vient du latin morbidus signifiant « malade ». Mais, faisant penser à « mort », il est employé à tout va pour affoler les Français ! Tout comme « variant anglais » alors que des variants, il y en a eu des milliers, dont plus de 4.000 pour la seule couronne (d’où « corona »), clef d’entrée dans nos cellules… Mais comme le mot « variant » fait

Voilà, tout est vacciné ! Bien, s’il reste quelques gouttes, je suis preneur… Aïe… Merci, c’est fait !

13 janvier 2021

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