[POINT DE VUE] Marine Le Pen défend l’enseignement professionnel… et la gauche n’aime pas ça !
Le Rassemblement national a opté depuis longtemps pour une stratégie qui donne de plus en plus de fruits. Maintenant que la dédiabolisation est actée, sauf dans l’esprit des médias, Marine Le Pen fait reposer sa ligne de conduite sur deux piliers : le silence et le bon sens. Pour ce qui est du silence, il suffit de lire les journaux et les sondages : ce n’est pas le RN qui identifie l’immigration comme cause principale de beaucoup de maux, ce sont les faits. La sombre réalité joue mécaniquement en faveur du camp national. Et pour ce qui est du bon sens, celle qui est encore, pour l’instant, la candidate naturelle du RN en a de nouveau fait la preuve, mercredi 1er avril, alors qu’elle était de passage au salon Global Industrie, cette fois au sujet de l’enseignement professionnel.
Avec un appréciable sens de la formule, Marine Le Pen propose moins d’étudiants en université, singulièrement dans le domaine des sciences humaines, et davantage de formations (en apprentissage ou en alternance) dans le secteur industriel. Elle rappelle, à cette occasion, qu’un étudiant en université coûte 15.000 euros par ans. À coût égal, le RN donnerait la moitié de cette somme à l’entreprise qui forme un étudiant, l’autre moitié à l’étudiant lui-même, pour l’indemniser pendant sa formation. Du bon sens, une fois encore. On passe brièvement sur la petite pique adressée aux étudiants en sociologie, que l’on pourra trouver mesquine ou jubilatoire, comme on voudra.
Il n’en fallait en tout cas pas davantage pour que Mathieu Slama, connu pour son positionnement politique de gauche, s’insurge contre le supposé « anti-intellectualisme » de la tout aussi supposée « extrême droite ». Sur X, il réagit aux propos de Marine Le Pen par la phrase suivante : « L’anti-intellectualisme de l’extrême droite. Ils voient l’école comme une usine à fabriquer des travailleurs obéissants, jamais comme un lieu d’émancipation. Surtout, ne réfléchissons pas ! » Cette sortie à l’emporte-pièce mérite qu’on s’y arrête deux secondes.
La vision hors-sol de Mathieu Slama
L’école n’est pas une usine – et le serait-elle que ce ne serait pas grave, car le mot « usine » n’est pas péjoratif. Elle a en revanche vocation, en effet, à fabriquer des travailleurs, c’est-à-dire des gens qui ont un travail. Son but n’est pas de produire en série – pour prolonger la métaphore de l’usine – des chômeurs diplômés d’un master en sciences molles, absolument incapables de produire quoi que ce soit pour le bien commun. Et, en effet, n’en déplaise à Mathieu Slama, la profusion de diplômés encombre le marché du travail dans le secteur tertiaire, tandis que les métiers dits manuels, ainsi que ceux liés à l’industrie en général, peinent à recruter.
Ce sont deux visions du monde qui s’opposent : une vision hors-sol, dans laquelle d’éternels adolescents, chercheurs d’on ne sait quoi, seraient assistés par des immigrés toujours plus nombreux, qui œuvreraient dans des métiers peu qualifiés. À force d’exalter les études dites intellectuelles, on fait croire à tout le monde que le bac est un dû, tout comme la licence. Désormais, presque tout le monde a un master. Les diplômes ne signifient plus rien. Par conséquent, le RN n’est pas anti-intellectualiste. Il considère que l’école est le socle commun de formation et, pour le dire avec M. Slama, d’émancipation. Au passage, quel mépris de la gauche pour les « travailleurs obéissants » ! Est-ce donc si honteux de ne pas être diplômé de l’université ? Est-ce vraiment plus glorieux de faire des études de socio que de servir concrètement à quelque chose, dans la société ?
Le disque rayé de la gauche, qui ne connaît rien au monde du travail, se heurte au réel. Les Français en ont ras le bol. Et Mathieu Slama, caricatural de bout en bout, ne rend pas service à sa famille politique en disant des âneries…
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44 commentaires
Lire : « Eloge du carburateur » de Matthew Crawford, excellent livre sur le sujet.
Il y explique de manière extrêmement détaillée comment le travail intellectuel, valorisé dans nos sociétés par » l’économie du savoir » est pauvre et déresponsabilisant pour les personnes. Cette déconnexion des choses matérielles et concrète les condamne à être de plus en plus dépendants de la société de consommation : « Ce que les gens ordinaires fabriquaient hier, aujourd’hui, ils l’achètent ; et ce qu’ils réparaient eux-mêmes, ils le remplacent intégralement. »
L’auteur démontre le besoin du savoir-faire manuel pour devenir pleinement homme, libre, responsable et un minimum maitre de son destin.
On peut aussi utilement s’inspirer de l’encyclique « Laborem exercens’…
Il y a longtemps que la gauche a abandonné le peuple .
Slama, une espèce de gauchiste qui a fait tellement de mal au pays. Ce type n’est pas crédible. Je l’ai entendu un jour « , bagayer » face à l’économiste du RN Tanguy. Aucun argument. Sec. Idiot. M.le Pen a raison. Il faut en finir avec ses études ( socio. Philo.) qui ne servent à rien. Y en a marre des » blablateurs ».
Un chinois prof à Harvard a dit il y a peu: La chine forme des ingénieurs pour fabriquer et concevoir des objets , L’occident forme des juristes pour fabriquer des normes (inutiles, et se contredisant les unes les autres)
Il faut voir le niveau des fac en Chine ! A faire pâlir de jalousie.
Dans « enseignement professionnel » y a « professionnel » donc pas « chômage » rooo là là… voila le souci d ela gauche.
J’ai fait une maîtrise de sociologie il y a cinquante ans, c’était après mai 68 et tous les professeurs étaient marxistes. Aujourd’hui je suis pour la suppression de la sociologie à la fac. On peut éventuellement faire de la sociologie après avoir eu une licence d’histoire ou de droit mais plus de licence de sociologie.
Cela fait longtemps que Marine Le Pen défend l’apprentissage. Elle a mille fois raison ! Tout le monde n’est pas doué pour les études. Ces oppositions à l’apprentissage sont d’autant plus incompréhensibles que le travail manuel est valorisant pour ceux qui s’y adonnent. Par ailleurs, certains métiers manquent d’apprentis. Notamment des métiers d’art, dont le savoir-faire irremplaçable risque de disparaître faute de mains d’oeuvre. Ce déni et ce mépris pour les travaux manuels créent du désespoir et du chômage. Mais pourquoi donc ceux qui détiennent le pouvoir sont-ils aussi éloignés des réalités de la vie et des besoins de la société ?
La Gauche préfère les feignants qui glandouillent en sciences humaines !!
Bien sûr, elle confond surtout intelligence, bon sens (qui sont indispensables à un bon artisan) et cerveau farci de concepts foireux qui n’ont aucune utilité pratique. Rappelons à quel point tous nos «intellectuels » de gauche se sont révélés stupides et toxiques en s’amourachant de tous les psychopathes sanguinaires du 20 eme siècle sans jamais se remettre en question. Leur mépris condescendant pour les gens qui n’ont pas perdu 5 ans dans les fabriques de chômeurs que sont devenues nos FACs gauchistes de sciences moles est insupportable.
Mathieu Slama ne représente rien, peut un certain microcosme qui fréquente les plateaux de télé et les gens « biens » mais il serait temps qu’il sorte un peu de son milieu pour savoir de quoi on parle, la vie ce n’est pas que la politique ou la philosophie, c’est aussi avoir les mains dans le cambouis et faire tourner l’économie, ce qui ne veut pas dire que tous ces travailleurs ne sont eux aussi des intellectuels, certains même doivent connaitre beaucoup de choses que les intellos ignorent, quand on les a fréquentés pendant 40 ans on a un autre regard sur eux. Maintenant je suis un peu plus réservé sur l’alternance et l’apprentissage qui doivent être plus encadrés notamment sur la transmission du savoir qui n’est pas toujours à la hauteur.
il me souviens d’un reportage, oh, il y a une vingtaine d’années, faisant justement référence à l’apprentissage. Des gamins de 15-16 ans ne faisaient rien à l’école, car ils s’y ennuyaient. Entrés lycée professionnel, ils ont alors découvert la partie tangible du travail manuel, qui leur permettait de s’épanouir. Parmi eux, beaucoup sont devenus de très bons artisans, d’autres ont continué leurs études avec bac pro puis BTS, voire plus haut.
Tout à fait mais il y a tellement de normes que ça décourage quelquefois les entreprises, un éleveur s’était vu reprocher le fait que son apprenti travaillait la nuit parce que c’est interdit seulement les mises bas se font généralement la nuit, on lui reprochait également de le faire travaille le dimanche seulement les expositions et les concours ont lieu le dimanche, s’il ne fait pas participer l’apprenti comment va-t-il apprendre son métier ?
Quand on écoutait slama fils sur cnew dans morandini …il ne brillait pas .
Quand au père idem ses chroniques dans le figaro. Étaient lunaire
Monsieur Slama fait preuve le plus naturellement du monde de ce complexe injustifié de supériorité intellectuelle et morale propre à la gauche et là aussi, sans même le réaliser tellement c’est naturel, de son mépris pour ceux qui doivent travailler pour vivre. Il est vrai que monsieur Slama a la chance d’être bien né et que ce faisant son émancipation il l’a doit plus à son capital naissance qu’au travail et encore moins a un effort intellectuel. Il fait partie de ces gens bien nés qui n’ont en réalité pas besoin de travailler pour vivre, ils ne passent pas leur vie à travailler ils s’occupent. Ils ont des occupations. Ainsi ils ont le temps puisqu’ils ont l’argent de naissance de faire des études dans les bonnes écoles dès la maternelle et ensuite de parler de choses qu’ils ne connaissent pas, comme le travail. Ils sont de ces millionnaires écologistes et anticapitalistes, ce qui est évidemment plus facile quand on est nés riches.
Mathieu Slama né en 1986, essayiste, ramié quoi, qui donne son avis sur l’enseignement professionnel alors qu’il n’ a sans doute jamais mis les pieds dans un site de production. D’autre part, il vaut mieux avoir un CAP qu’un diplôme de feignant comme lui.
Malheureusement ce sont ces gens-là qui veulent nous donner des leçons
Bien envoyé… !
Soyons de bons singes et imitons ce qui se fait de mieux ailleurs, et notamment en Autrice où l’apprentissage est une fierté et mène à tous les coups à un travail. Combien d’enfants met on en seconde alors qu’ils n’ont aucun goût pour les études et ne demandent qu’à apprendre un métier ? Commençons par là pour redresser notre pays au lieu de faire des analphabètes . Certains sortent de terminales sans savoir lire et comprendre un texte simple, mais on leur donne le BAC. On voit le résultat.
alors qu’ils n’ont aucun goût pour les études et ne demandent qu’à apprendre un métier ?
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Et surtout ne rien apprendre et ne rien glander tant qu’il y a des subventions!