Émeutes communautaristes, règlements de comptes, groupuscules islamo-gauchistes à la manœuvre, slogans antisémites, haine de l’hétérosexuel blanc et de l’Occident… De quoi s’étonne-t-on ? De ce que , le ministre de l’Intérieur, ait dit, au micro de Jean-Jacques Bourdin, être prêt à mettre un genou à terre : « La politique est faite de symboles. Si ce symbole est utile pour combattre le racisme, je serais particulièrement à l’aise de le faire » ? Qu’il ait ainsi trahi et la police et la nation ? Qu’il soit même allé, comme le rapporte un journaliste de Valeurs actuelles, jusqu’à imaginer une scénographie de cet agenouillement avec des policiers et des gendarmes volontaires dans la cour de l’hôtel Beauvau ?

Il faut vraiment suivre l’actualité avec une cervelle de papillon de nuit pour, le nez collé sur l’écran de télévision, être surpris par une telle mise à mal de la France au sommet de l’État. Un peu de mémoire suffirait à éclairer les événements si les commentateurs avaient été sensibles, dès le début, à l’inconséquence de ce ministre, s’ils avaient été capables d’en mesurer la gravité.

Car M. Castaner n’a aucune idée du sérieux qu’exige la fonction de ministre. Combien de preuves faut-il verser au dossier quand la première était suffisamment claire pour le discréditer définitivement. Avait-on besoin d’attendre qu’il envisage de s’agenouiller devant des minorités qui conchient la France pour savoir à qui nous avions affaire ? Ne l’avait-il pas conchiée lui-même lorsqu’il s’était porté, en 2017, candidat à la tête de La République en marche ? Souvenons-nous de sa profession de foi du 14 novembre 2017. Il était, alors, porte-parole du gouvernement et briguait la présidence de La République en marche. Extrait :

« Cher.e.s ami.e.s, engagé.e.s auprès d’, nous sommes des adhérent.e.s, des parlementaires, des référent.e.s, des élu.e.s de collectivités locales ; nous sommes issu.e.s de la ruralité, de la ville, de la banlieue ou de l’outre-mer ; nous venons de la société civile : professions libérales, chef.fe.s d’entreprises, salarié.e.s du privé et du public ; nous venons de la droite, de la gauche ou du centre ou connaissons notre premier engagement politique. Certain.e.s d’entre nous ont fondé ce mouvement aux côtés d’, d’autres l’ont rejoint en marche… »

Quel rapport y a-t-il entre l’écriture inclusive, dont Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, le même jour, devant les députés de la nation, critiquait l’usage, et un genou à terre devant des racialistes ? C’est la question des esprits faibles, notamment de tous ces politiques prompts à se cacher sous la table, à droite comme à gauche.

N’y aurait-il donc aucun rapport entre un ministre qui met un genou à terre devant une minorité de féministes et ce même ministre qui, deux ans et demi plus tard, s’agenouille devant une autre minorité d’activistes ? Un tel rapport ne saute peut-être plus aussi aisément aux yeux depuis que la gauche a entraîné la droite et le pays tout entier dans cette défiguration grotesque de la langue française.

Aussi, en jetant leurs menottes, les « policier.e.s » n’ont-ils fait que montrer au pays que le pouvoir était allé au bout de ce qui avait commencé avec cette profession de foi dont la rédaction contrevenait à l’article 2 de notre Constitution : « La langue de la République est le français… » Dès le début du quinquennat, et même avant, la trahison était en marche !

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