2020 s’est achevée avec l’insipide allocution présidentielle des vœux.

Si la crise sanitaire qui n’en finit plus a révélé que de nombreux Français sont formidables dans l’adversité que l’État leur inflige, il apparaît clairement que nos gouvernants ne sont pas à la hauteur, comme ne le fut pas l’état-major militaire de la débâcle de juin 1940. Au printemps, pas de masques. À l’été, pas de tests. À l’automne, pas d’isolement des personnes contaminées. Au cœur de l’hiver, pas de vaccination massive. Le docteur Véran, factotum du prince en matière de santé publique, continue de mentir avec aplomb et sans scrupules aux Français.

Souvenez-vous. En mai 2017, Emmanuel Macron a été élu pour moderniser le pays et réformer l’État, insuffisamment efficace (56,5 % du PIB 2017). Trois ans et demi plus tard, crise sanitaire oblige, la dépense publique est attendue à 65,1% des richesses produites par le pays, dans un contexte de baisse historique du PIB de 10 %, soit environ 250 milliards d’euros, évaporés, disparus, jamais produits.

Plutôt que de nous laisser entrevoir la France de 2030 dans ses vœux, quand s’attaquera-t-il au quotidien des Français qui désespèrent chaque jour de la gabegie faite de leurs impôts par l’État ?

Les services dits publics, c’est toujours plus de moyens annoncés et toujours moins d’efficience.

Exemples. La au quotidien, ce sont des délais de plusieurs années parfois, pour faire entériner son divorce ou traiter un litige prud’homal. La police au quotidien, c’est rouler dans des véhicules mal entretenus dépassant trop souvent 200.000 km au compteur. L’hôpital public, c’est réussir l’extraordinaire exploit de dégoûter les jeunes professionnels de santé d’exercer leur métier – pire : leur vocation -, tant la bureaucratie hospitalière a métastasé tous les étages. L’Éducation nationale, c’est la cogestion organisée par les syndicats d’enseignants et le ministère pour organiser le système national de garderie des enfants de 3 ans à 18 ans, soit 15 millions de personnes. Quant à mesurer la performance des élèves, il suffit de lire le nombre de fautes d’orthographe par phrase dans les copies, de constater le niveau affligeant des élèves en mathématiques, en lecture ou en histoire. Je ne parle même pas de l’apprentissage des langues étrangères, dont l’enseignement était déjà à l’agonie quand j’avais 15 ans à la fin des années 70. Pôle emploi, c’est le sas financier à durée déterminée de décompression pour plus de 6 millions de Français, abandonnés au bord du chemin parce que trop vieux, parce que sans qualification, parce que sans véhicule pour se déplacer, parce que sans domicile, parce que sans maîtrise de la langue française, parce que etc. Annuellement, il y aurait pourtant 4 à 500.000 postes à pourvoir en permanence.

Que fait-on pour y répondre ? Rien, ou presque.

Pour satisfaire tous ses publics, Emmanuel Macron fait des promesses n’engageant que ceux qui les écoutent ou prend des décisions débiles. Fin du glyphosate le 1er janvier 2021, promesse non tenue. « Plus personne à dormir dans la rue », vœu pieux inatteignable, abandonné dès 2018. Fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, ou l’accomplissement d’une promesse purement idéologique de son prédécesseur faite aux écologistes. Politique d’immigration sans colonne vertébrale qui laisse entrer, bon an mal an, 400.000 personnes dans le pays, dont une moitié qui n’ont rien à y faire.

Comme si tout cela ne suffisait pas, sa parole vient dénaturer l’histoire de notre pays. En février 2017, encore candidat à la présidentielle, il déclarait à Alger à un média local que la colonisation avait été « un crime contre l’humanité ». Le 4 décembre 2020, sur le site d’information vidéo Brut, il vient acter la pratique du contrôle d’ au faciès par les forces de police. Celles-ci apprécieront.

Stop. Cessez donc de bavasser à tout bout de champ. Si l’on vous entend encore, l’on ne vous écoute plus.

3 janvier 2021

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