Qu’ont-ils tous à systématiquement mettre en avant la cause LGBT ? Ce qui correspondait naguère à des valeurs dites traditionnelles, de bon sens, pour ne pas dire lapalissade, vous vaut d’être taxé d’« anti-LGBT », d’« ultraconservateur » et même d’« illibéral ».

Tel est le traitement médiatique de notre presse française bien-pensante à l’égard de Viktor Orbán. Son tort ? Gouverner un pays qui promeut des valeurs traditionnelles. Ainsi, mardi 15 décembre, les députés hongrois de la majorité votaient des textes sur le genre et contre l’adoption par des personnes homosexuelles. Soucieux de « protéger l’enfant contre les possibles interférences idéologiques ou biologiques du monde occidental moderne », le Parlement a défini le sexe comme étant uniquement celui de la naissance et décrété que « la mère est une femme, le père est un homme ». En outre, une loi autorisant seulement les couples mariés à adopter des enfants a été votée, excluant les homosexuels qui n’ont pas le droit de s’unir par le mariage en Hongrie.

Sans surprise, donc, ce qui devait arriver arriva : « La Hongrie d’Orbán toujours plus anti-LGBT », titre LCI ; « De nouvelles mesures anti-LGBT adoptées en Hongrie » au HuffPost ; « Après Soros et les migrants, Orbán s’attaque aux LGBT », révèle L’Express, quand BFMTV.com écrit que « la Hongrie d’Orbán durcit la législation contre la communauté LGBT ». Ce dernier donne la parole au directeur d’Amnesty International déplorant « un jour sombre » et, plus loin, on lit que ces mesures viennent de « l’impulsion d’un Premier ministre souverainiste régulièrement accusé de bafouer les valeurs européennes ».

Anti, s’attaquer, durcir, sombre, bafouer… Nul besoin d’être diplômé en lettres pour analyser ce champs lexical qui oriente quelque peu la pensée du lecteur lui soufflant qui est gentil et qui est méchant. Et oser prétendre que la mère est une femme et le père est un homme, c’est mal ! Pourquoi, à l’inverse, ne pas saluer des lois pour le droit des enfants à avoir un père et une mère ? Pour des valeurs traditionnelles ? Pour des valeurs « fondées sur l’identité constitutionnelle et la culture chrétienne », qui n’attaquent pas mais, au contraire, défendent les enfants contre les désirs d’adultes pensant pouvoir déjouer la nature et tout acheter ?

La Hongrie ne verse pas dans notre sociétal, elle a cette lucidité d’analyser les dérives civilisationnelles du genre, de la famille, du droit à l’enfant et de l’eugénisme et du transhumanisme inhérents… Elle veut en préserver ses petits, c’est le droit et l’honneur de ce pays, n’en déplaise à notre pensée formatée. Pendant ce temps-là en, France : on « déringardise » l’adoption en l’ouvrant aux couples homosexuels et l’on présente des plans nationaux d’actions « pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ » ou des mesures renforçant « les droits des personnes lesbiennes, gays, bi, transgenres et intersexes, et d’améliorer leur vie quotidienne ». Et tout le monde est content, surtout nos médias qui ont, idéologiquement, bien réussi leur conditionnement…

17 décembre 2020

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