Révélation du Brexit : l’Union européenne veut se faire passer pour un État souverain, comme elle faisait croire aux Britanniques qu’elle finançait leurs projets – mais avec leur propre argent. La Grande-Bretagne refuse d’accorder à l’Union européenne le rang d’État souverain en privant son ambassadeur au de tous les droits et privilèges diplomatiques.

Le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a écrit une lettre au ministre des Affaires étrangères britannique, Dominic Raab, soulignant que le Royaume-Uni, nouvellement indépendant, n’offrait pas de statut à ses diplomates qui « reflète le caractère spécifique de l’UE », qu’elle prétend mériter parce qu’elle dispose d’une monnaie, d’un tribunal et peut légiférer.

Le Royaume-Uni, cependant, ne veut pas créer un précédent en donnant au personnel de la mission de l’Union européenne, considéré seulement comme une organisation internationale, le même statut que les diplomates des pays souverains, selon le reportage de James Landale sur BBC News de jeudi dernier.

La BBC, qui a vu la lettre, a déclaré que des sources au sein du ministère des Affaires étrangères ont déclaré que l’ambassadeur de l’Union européenne João Vale de Almeida et son personnel ne devraient pas bénéficier du statut énoncé dans la Convention de Vienne, qui comprend l’immunité contre la fiscalité, l’arrestation ou la détention. Vale de Almeida ne présentera pas, non plus, ses lettres de créance à la reine Élisabeth II parce qu’il n’est pas le diplomate d’une nation souveraine.

Des sources bruxelloises craignent que la décision du Royaume-Uni ne donne aux 142 autres pays, qui donnent actuellement aux délégués de l’Union européenne le plein droit diplomatique, l’idée de rétrograder leur statut, ce qui faciliterait également leur expulsion des pays d’accueil.

Une querelle diplomatique qui offense les eurolâtres, qui considèrent que le sort de l’Union européenne n’est pas celui d’un ensemble de nations mais d’un super État à part entière, d’un empire.

Guy Verhofstadt, l’ancien Premier ministre de Belgique, aujourd’hui figure de proue du Parlement européen, a admis, en 2019, que l’Union européenne devait devenir un « empire ». « Le monde se transforme non pas en États-nations mais en empires. La est un empire. L’Inde est un empire. Les États-Unis sont un empire. Nous devons créer une Union européenne capable de défendre nos intérêts », avait-il déclaré, en mai 2019.

Le leader du Brexit, Nigel Farage, a mis en garde contre les efforts de l’Union européenne pour bâtir un empire, affirmant qu’il « tuait et détruisait » la européenne.

Cependant, depuis que le Royaume-Uni a quitté les institutions de l’Union européenne, le 31 décembre 2020, le leader du Reform UK a prédit que si l’euroscepticisme devenait une opinion dominante dans toute l’ après le Brexit, l’Union européenne pourrait même ne plus exister dans une décennie. Soulignant les divisions culturelles dans l’est et l’ouest et les différences économiques entre le nord et le sud. L’Union européenne, et son régime proto-globaliste antidémocratique, pourrait à terme devenir une anomalie et la souveraineté nationale la norme.

Combien de temps les Français souffriront encore de vivre sous le régime de l’Union européenne ? Quand comprendront-ils que l’Union européenne nuit à la bien plus que la fameuse mondialisation, que l’Union européenne n’est, en fait, qu’un laboratoire de la globalisation (pouvoir supranational) et que, last but not least, l’Union européenne coûte plus qu’elle ne rapporte aux Français ? Quand celle-ci multiplie à nos frais les panneaux « L’Europe s’engage en France » ou répète qu’en France, « un projet toutes les trois minutes est cofinancé par les fonds européens », il faut savoir qu’elle a pris l’argent dans nos propres poches d’une main pour nous en rendre juste une partie de l’autre. Quelle entourloupe !

24 janvier 2021

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