Samedi soir, un prêtre orthodoxe a été blessé par balles devant son église, à Lyon. À cette heure, on ne sait toujours pas qui est l’auteur de cet acte criminel. Durant le week-end, la rumeur a couru, avant qu’elle ne soit démentie, que l’auteur aurait été un ancien candidat de Debout la France, rumeur que Jean-Luc Mélenchon a relayée sur les réseaux sociaux. Nicolas Dupont-Aignan réagit au micro de Boulevard Voltaire.

 

 

Mystère dans la tentative d’assassinat du moine orthodoxe grec à Lyon. En effet, pendant un temps, des rumeurs ont évoqué un principal suspect. Cet homme a été candidat chez vous. Finalement, il semblerait que ce n’était pas lui. Cela n’a pas empêché Jean-Luc Mélenchon de vous mettre directement en cause et de présenter ce suspect comme le coupable.
Qu’avez-vous répondu à Jean-Luc Mélenchon ?

J’ai été indigné de voir ce qu’il s’est passé ce week-end. Un homme a été jeté en pâture à l’opinion l’accusant d’avoir tiré sur le prêtre de Lyon. Cela était totalement faux. Cet homme a été sali sur des réseaux sociaux, mais aussi sur le site de France Info et dans certains journaux. C’est abominable pour lui et dramatique pour nous. Jean-Luc Mélenchon a mis ma photo des élections législatives avec cet homme-là sur son compte Twitter déchaînant un torrent de haine à mon égard, de la part de ses soutiens, ravis de pouvoir dire “l’attentat a été organisé par un candidat de Dupont-Aignan”.
J’ai été sali par une opération, une machination visant Debout la France et moi-même. J’ai vécu un dimanche épouvantable !
Jean-Luc Mélenchon a retiré son tweet, mais le mal était fait. La photo a circulé et j’ai reçu des centaines de messages d’insulte et de menace. Je trouve grave qu’un homme politique puisse désigner un suspect et faire une opération politicienne à mon détriment et au détriment de tous les gens qui partagent nos valeurs.

 

S’il s’était agi de cet homme, on serait presque tenté de dire que l’extrême gauche tenait enfin son attentat d’extrême droite…

Ils étaient tellement contents de pouvoir rentrer dans le schéma de pensée. Le Conseil d’État a dit que Debout la France n’était pas un mouvement d’extrême droite.
Comment peut-on faire cela ? C’est un collègue parlementaire. Cela a des conséquences sur ma sécurité et sur la sécurité des gens du mouvement. Il faut voir le torrent de haine que certains militants d’extrême gauche ont déversé sur les réseaux sociaux. Tout cela, trompé par Jean-Luc Mélenchon. Il a en effet retiré son tweet, mais n’a même pas fait un mot d’excuse. Il a dit qu’il attendait vérification. L’extrême gauche est prête à tout pour s’exonérer de ses responsabilités dans l’islamo gauchisme et prête à tout pour salir les personnes qui défendent des convictions différentes des leurs.

 

À l’heure d’aujourd’hui, on ne sait toujours pas qui a tiré sur ce moine. Le mobile du terroriste islamiste n’était absolument pas prouvé.

La seule chose que l’on sait, c’est que ce n’est pas ce pauvre monsieur. Dans quel pays vit-on ?
Comment un responsable politique qui veut être candidat à la présidence de la République peut se permettre de donner corps à une fausse nouvelle ?
Je porte plainte pour diffamation ainsi que pour les journaux. Heureusement, il y en a eu peu. Beaucoup de journaux sérieux ont vérifié, mais la Dépêche du midi a retracé cela. Le Parisien aussi a fait un écho avec du conditionnel. Les gens sont salis, mon mouvement est sali et les millions d’électeurs qui votent pour moi sont salis. Je suis vraiment effaré de cette manière d’agir.

2 novembre 2020

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