Moyen-Orient : le Liban, principale victime collatérale du plan Trump ?

Comment les milices du président syrien pourraient-elles alors faire autre chose qu’ajouter du chaos au chaos ?
liban

Alors que le point n° 1 de l’accord avec la République islamique d’Iran, signé mercredi dernier à Versailles par Donald Trump, déclarait « la fin immédiate et permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban », les bombardements israéliens se poursuivaient comme si de rien n’était, provoquant la mort de dix-huit civils libanais, ainsi que la guerre de harcèlement du Hezbollah provoquant, le lendemain, la mort de 4 soldats israéliens dont un lieutenant-colonel de 32 ans commandant un bataillon de la 401e brigade blindée dans le sud du pays du Cèdre. La guerre continuait donc au Liban comme si aucun accord n’avait été signé, même si les premiers bateaux pouvaient de nouveau circuler à peu près normalement dans le détroit d’Ormuz.

Un carnet de route mal parti, mais pas pour les islamistes iraniens

Dans les quatorze points du protocole d’accord signé par les présidents américain et iranien, il est en effet remarquable qu’il n’y ait aucun point concernant le soutien apporté par la République islamique aux mouvements terroristes chiites ou bien la question du maintien de ses missiles balistiques. Au contraire, on y trouve un point (le 6) fixant trois cents milliards d’investissements pour la « réhabilitation et le développement économique de la République islamique » et la fin des sanctions financières et économiques auxquelles est confrontée cette même République islamique (point 7). Seul le point n° 8 contraint le gouvernement iranien à déclarer qu’il « ne construira jamais d’arme nucléaire ». Les négociations devant durer soixante jours n’ont toutefois pu débuter vendredi 19 juin à cause des combats en cours au Liban, mais ne devraient démarrer que ce dimanche 21 juin en présence du vice-président J.D. Vance. En outre, le point 14 prévoit une résolution contraignante des Nations unies visant à « clore le dossier des résolutions et du snapback : sécurisation juridique favorable à Téhéran, qui arsenalise le multilatéralisme pour protéger un régime responsable d’exactions et d’une répression inédite sur sa propre population ». Cela veut tout simplement dire que seuls les États-Unis, à l’exception des autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU, seront habilités à maintenir ou à cesser l’ensemble des sanctions votées par les Nations unies contre l’Iran en raison du progrès constaté de sa politique nucléaire.

Les États-Unis se retirent du Rimland

Par ailleurs, alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter le Moyen-Orient au terme d’un accord encore en construction avec le gouvernement iranien, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a annoncé, il y a trois jours, que « les États-Unis allaient réexaminer leur présence en Europe », laissant ainsi paraître aux vassaux européens et canadiens de l’Alliance atlantique que ces derniers devaient prendre en charge financièrement et militairement leur propre sécurité, en ne comptant plus sur leur suzerain (Overlord, en anglais) pour les défendre. Tout cela est conforme à la doctrine Donroe (Donald + Monroe), déjà maintes fois commentée sur les médias occidentaux, selon laquelle les efforts des États-Unis ne se disperseraient plus dans des bases situées dans le monde entier, en particulier au Moyen-Orient et en Europe occidentale (le Rimland suivant Nicholas John Spykman1) mais allaient se replier aux alentours du territoire nord-américain : Amériques du Sud et centrale, Groenland, peut-être les Antilles …). Cette vision stratégique du président Trump vise à faire effort, non plus sur la confrontation directe avec d’autres États du monde tels que la Chine ou la Russie, voire l’Iran, mais sur le règlement des problèmes liés au trafic de drogue et à l’immigration non désirée par les États-Unis.

N’en déplaise aux partenaires européens et du Moyen-Orient, ceux-là devront consacrer davantage de ressources à leur défense en continuant à acheter du matériel militaire états-unien s’ils veulent espérer, un jour, être secourus par ces derniers. La défense de l’Occident et des « amis arabes » du Moyen-Orient contre l’Iran n’est plus une question dans la mesure où le traité en cours d’élaboration avec ce dernier vise à faire de ce dernier la puissance régionale de cette région. Pour paraphraser Bismarck, qui disait, en pleine crise balkanique de 1878, que « les Balkans ne valaient pas les os d’un grenadier poméranien », l’Europe et le Moyen-Orient ne vaudraient pas « les os d’un GI ». Les Taïwanais, Japonais et Coréens du Sud apprécieront cette nouvelle stratégie à sa juste mesure, même si l’Extrême-Orient semble toujours figurer dans les priorités américaines. Quant à Israël et au Liban, malgré des efforts à la fois militaires déployés l’année dernière et cette année en soutien du premier et des efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre qui dure entre ces deux pays depuis 1948, efforts qui n’ont pour l’instant rien donné, on peut alors se poser des questions.

La Syrie pourrait de nouveau jouer un rôle au Liban

Pour le plus grand malheur des Libanais chrétiens et chiites, Donald Trump a suggéré que la Syrie puisse intervenir au Liban contre le Hezbollah chiite. Le président de transition syrien Ahmed al-Charaa, ancien membre d’Al-Qaida et, donc, ancienne figure du terrorisme sunnite, pourrait ainsi lancer ses milices qui font figure d’armée syrienne sur les plaines de la Bekaa, comme Hafez el-Assad autrefois, en 1976 notamment. Ce retour des Syriens au Liban ne conviendrait bien sûr ni aux Israéliens ni aux autorités libanaises, si tant est qu’elles existent encore. Le problème de fond du Liban, comme le soulignait, il y a déjà plus de 35 ans, le chercheur Axel Rappolt2 dans sa thèse de sciences politiques soutenue en Sorbonne sous la direction du Guy Pedroncini en 1990, est complexe de par l’évolution démographique de ce pays depuis les origines et le mandat français. Selon lui, cela nécessiterait la création d’un État fédéral sous l’égide de l’ONU : « Les enjeux du Liban sont multiples pour les puissances régionales, les milices intérieures et les États occidentaux. Ils sont économiques, diplomatiques, géopolitiques, géostratégiques, historiques et militaires. L’afflux des armes sur le territoire tend à créer une guerre civile permanente dans le cadre de combats intercommunautaires et inter-milices. Aucune paix durable n'est obtenue par l'envoi de forces multinationales, nationales ou régionales. Une solution créant une fédération d'États ethniques libanais peut se concevoir avec l'aide de l'ONU. » Nous n'y sommes pas.

Comment les milices du président syrien pourraient-elles, alors, faire autre chose qu’ajouter du chaos au chaos et transformer le pays du Cèdre en champ de bataille entre Israéliens et Syriens, par milices interposées, comme cela fut déjà le cas à la fin des années 70 et dans les années 80 et 90. Le Liban deviendrait alors la principale victime collatérale de l’accord américano-iranien, avec la population iranienne bien sûr.

 

1 Nicholas John Spykman (1893-1943) est un universitaire américain qui détermina le concept de Rimland : la partie de la terre habitée à partir de laquelle se font la plupart des communications maritimes (l’Europe occidentale, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Extrême-Orient) et dont la maîtrise permettrait, selon lui, la maîtrise du monde. Cette théorie contredit en partie le concept de Heartland et d’île-monde défendu par le géographe britannique Halford John Mackinder (1861-1947).

2 Officier saint-cyrien auteur de deux thèses, l’une d’histoire consacrée à Leclerc en Indochine et l’autre de sciences politiques consacrée au Liban.

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Vincent Arbarétier
Ancien officier, docteur en sciences politiques, expert géopolitique et militaire

Vos commentaires

32 commentaires

  1. Méconnaissance du Liban de tout côtés. Ce n’est pas un pays multiculturel mais multiconfessionnel, de surcroit bordé par des voisins agressifs qui veulent se l’approprier. A cela on rajoute une petite touche extérieure avec l’Iran islamique qui n’en a rien à cirer du Liban, juste faire ch*er Israël. Les divers partis s’acharnent à le diviser alors que sa seule défense valable serait l’unité.
    On n’oubliera pas le rôle des palestiniens dans ce b*rdel, les petits chéris de nos non moins chéris gauchistes.

    • Panpan,
      Le Liban « bordé par des voisins agressifs qui veulent se l’approprier », dites-vous. Ce pays est frontalier de deux pays : la Syrie et Israël. Le Liban n’a aucun problème de sécurité avec la Syrie laquelle ne montre aucune hostilité à son égard. Situation inverse avec Israël qui depuis la fin février 2026 bombarde et occupe militairement le Sud du Liban en tuant 4.175 personnes et en blessant 12.164 autres du 2 mars au 22 juin 2026 (bilan officiel du Centre des opérations d’urgence du Ministère de la Santé libanais).

      • Votre présence au Liban, svp? Hors hôtels bien sûr.
        Jamais entendu parler de la « Grande Syrie »? Les soldats syriens faisaient la loi au Liban du temps où ils en étaient maîtres. Bien joli de nier la réalité, cher Riri. Je parle de MON vécu. Cela dit, sans parler de l’aide syrienne au hezb et vice versa.

      • Panpan,
        Vous me parlez d’une époque révolue où la Syrie interférait et occupait le Liban de 1976 à 2005. Ce que vous me dites remonte à 21 ans, et n’est plus d’actualité. Pour ma part, j’évoque la situation actuelle où la Syrie ne représente aucun risque sécuritaire pour le Liban. Ce n’est pas le cas d’Israël, seul envahisseur en 2026.
        Vous me rappelez la « Grande Syrie » (Syrie, Liban, Jordanie, Israël, Palestine). Excusez, mais c’est minuscule par rapport au projet hégémonique du « Grand Israël » que voudraient imposer les radicaux du gouvernement israélien.

      • « Panpan,
        Vous me parlez d’une époque révolue où la Syrie interférait et occupait le Liban de 1976 à 2005. Ce que vous me dites remonte à 21 ans, et n’est plus d’actualité. »
        Merci de me rappeler mon âge.
        Pas pro israélien mais c’est le hezb qui leur a envoyé des bombes sur la tronche. N’ont ils pas le droit de se défendre? Ils seraient restés peinards à compter leurs dollars, rien ne serait arrivé.

      • Panpan,
        Les Israéliens se disent agir en légitime défense contre les attaques du Hezbollah.
        Le Hezbollah dit qu’il réagit en légitime défense face aux bombardements et exactions israéliens.
        Qui a tort, qui a raison ? C’est en fait la propagande de l’un contre celle de l’autre. Pas évident de s’y retrouver.

  2. A ce jour, le bilan est simple. Trump a perdu sa guerre quoi qu’il en dise. Il lui fallait mettre des troupes au sol. Ce qui lui a été refusé par sa population. L’Iran sort très renforcé sur tous les plans.

    • Syclams bonjour,
      Vous avez raison de dire que pour gagner sa guerre contre l’Iran, Trump aurait dû envoyer des troupes au sol, les frappes aériennes étant nécessaires mais jamais suffisantes pour remporter un conflit. Or, le fait est que malgré sa puissance colossale et son budget, les Etats-Unis n’ont pas les effectifs terrestres suffisants pour conquérir l’Iran et l’occuper. La comparaison avec la 1ère guerre du Golfe contre l’Irak suffit à démontrer cette criante insuffisance militaire de l’armée américaine.
      ———— 1ère guerre du Golfe contre l’IRAK. D’août 1990 à février 1991, le président George HW Bush (père) conduit cette guerre (Desert Shield puis Desert Storm) en réponse à l’invasion du Koweït par Saddam Hussein. Dans son offensive terrestre, une coalition de 35 pays menée par les Etats-Unis y engage 956.600 militaires à pied (421.000 alliés et 535.000 Américains). Compte de la superficie de l’Irak, le ratio est de 2,19 soldats déployés au km2.
      ———– Guerre du 28 février 2026 contre l’IRAN. Ce conflit irano-israélo-américain se traduit par une intense campagne non-stop de bombardements aériens et navals, détruisant la marine, l’armée de l’air et la quasi-totalité de l’armée de terre. Néanmoins, beaucoup de gens pensent que la réticence de Trump à envoyer des troupes au sol ne permet pas de « finir le travail », avec pour conséquence que l’énorme supériorité militaire et le succès des bombardements tournent en défaite stratégique des Etats-Unis.
      En réalité, le refus du président US de lancer une offensive terrestre est motivé par la totale incapacité de l’armée américaine de conduire une telle opération. Avec une superficie de1.648.195 km2, l’Iran est 3,79 fois plus vaste que l’Irak. Pour lancer une attaque au sol en Iran avec le même ratio de 2,19 soldats par km2 qu’en Irak, les USA doivent engager 3.624.080 troupes au sol. Or, les forces américaines ne disposent que de 651.444 fantassins répartis en 502.105 Gis de l’US Army et 149.339 Marines. Ce total de troupes étant 5,54 fois inférieur à celui requis, il est manifeste que les Etats-Unis n’ont pas une armée suffisante en effectifs terrestres pour conquérir et tenir l’Iran.

  3. A force de ne jamais terminer des guerres qu’ils planifient mal, les Américains la subiront sur leur continent. Il semble que la Chine ne s’engagera pas plus loin que les bornes de son espace actuel. Cela étant, avec la mentalité actuelle, si Trump, Poutine et Ping jugent que les Iraniens deviennent trop turbulent, ils les vitrifieront, d’un commun accord.

  4. Et les iraniens!? Les libanais ont voulu, il y a longtemps, un ensemble multiculturel, ils en paient le prix. Ca devrait nous alerter si nous avions une once d’intelligence.

  5. Quand on évoque le Liban, on ne sait jamais de quoi on parle tant son visage est changeant. Enfant d’antan d’une France qui n’est plus la mère qu’elle était parce qu’elle n’est plus elle-même, elle regarde un pays en désastre, aujourd’hui fils de personne, en turbulence génétique. Sur les fonts baptismaux, du temps de Blum et de Chamoune, il glorifiant la langue et Proust s’y baignait. Puis la démographie a changé, la Syrie mettait le pays sous son pas et les communautés religieuses se regardaient de travers. Qui a la main sur lui désormais ? Le jugement de Salomon était une partie de plaisir comparé à la « libanaison du Liban. » Que faire avec tout ce sang et ces souvenirs fratricides ? Une seule certitude : le mal ne peut venir de lui et frapper Israël. Le bien peut venir d’Israël pour ressusciter le Liban.

  6. Ayez donc le courage intellectuel de dire que ce que vous appelez le « plan Trump » est avant tout un « plan Netanyahou » :

  7. D. Trump change de point de vue rapidement ( conseils ? , intérêts ? … ). Rien n’est fait encore.

  8. Non Mr Arbaretier , l armee israelienne ne tue pas 18 civils .notre armee tente de proteger le nord du pays et tue les terroristes du hezbollah payés par l iran et amis de macron.
    Si les depots d armes sont sous les maisons ou les mosquees c est exclusivement du a la strategie vicieuse des islamistes , vous savez , ceux qui tuent aussi au bataclan et a nice .

    • Monsieur. Israël reproduit actuellement au Liban sa destruction de la bande de Gaza en tuant des milliers et des milliers de personnes, femmes, enfants, vieillards. Vous devez sans doute savoir que ces actes commis à Gaza valent au PM Netanyahou et à son ancien ministre de la défense Yoav Gallant d’être inculpés de crimes de guerre et contre l’Humanité, faits pour lesquels ils sont recherchés en vertu de mandats d’arrêt décernés le 21 novembre 2024 par la Cour Pénale Internationale.

  9. L’édito dit que le protocole USA-Iran n’évoque pas le soutien de Téhéran aux « mouvements chiites terroristes ». Certes, mais je rappelle que la formulation de l’article 1 est très claire : en signant le mémorandum, « les Etats-Unis et l’Iran ET LEURS ALLIES » s’engagent à mettre fin à la guerre partout au Moyen-Orient, y compris au Liban. Cela signifie que par cet accord :
    —— Les USA garantissent l’arrêt des bombardements et de l’intervention militaire au Liban de son allié Israël,
    —— L’Iran garantit la cessation des hostilités de « ses alliés », à savoir le Hezbollah libanais et les Houthis yéménites.
    Autrement dit par ce protocole, les Américains et les Iraniens se déclarent responsables et garants de la cessation des combats par leurs alliés respectifs. Une reprise des hostilités par tel ou tel allié engage directement Washington et Téhéran.

    • Euh… sauf erreur de ma part, un pays allié, c’est un pays avec lequel on a signé un traité.
      Le Hezbollah, le Hamas, les Houhtis, ce ne sont pas des alliés de l’Iran, juste des proxis : l’Iran peut don dire qu’il n’a pas les moyens de les contrôler.
      Quant à Israël, s’il n’a pas compris que finalement, pour les USA, la libre circulation du pétrole dans le détroit d’Ormuz était plus importante que l’atome iranien…

      • Nestorine bonjour,
        Votre message est intéressant et j’y réponds. Vous dites que le Hezbollah, le Hamas et les Houthis ne sont pas les alliés de l’Iran mais leurs « proxis ».
        ———- Primo, le mot galvaudé PROXI ou PROXY servi du matin au soir et à toutes les sauces par les médias et autres pseudo-experts n’existe pas dans la langue française. Il est extrapolé du terme anglais signifiant : celui qui agit par procuration.
        ———- Secundo. Ce n’est pas moi, mais le président Donald Trump et son homologue iranien Massoud Pezeshkian qui désignent « les Etats-Unis et l’Iran ET LEURS ALLIES ». La formulation en anglais de ces termes dans le Memorandum of Understanding (MoU) du 18 juin 2026 est textuellement celle-ci « 1. The United States of America and the Islamic Republic of Iran AND THEIR ALLIES in the current war, by signing this MoU, declare the immediate and permanent termination of military operations on all fronts, including in Lebanon ». Comme vous le constatez, je n’invente rien, et ne fais que reproduire mot pour mot le libellé du protocole.

  10. La Syrie contre le Hezbollah, Trump est complètement gâteux, il est plus que temps qu’il prenne sa retraite …

  11. Le Liban n’a pas besoin de Trump pour être victime, les libanais se suffisent à eux-même, on voit bien qu’ils ne veulent pas se séparer du hezbollah

    • ANTISYSTEME59
      Vous noterez que le Hezbollah n’est pas un mouvement iranien mais libanais avec une branche politique et une branche armée. Au liban, ces Libanais ne sont pas des envahisseurs étrangers, ils sont chez eux. C’est au peuple libanais de s’en défaire s’il le souhaite, notamment par leurs votes aux élections. Que je sache, c’est Israël qui occupe, détruit et bombarde le Liban depuis février 2026 en tuant plus 4.000 Libanais dont ldes femmes et enfants.

    • Le Heszbollah est représentatif d’une bomme partie de la population libanaise, ce n’est pas parce qu’Israël n’en veut pas que le Liban doit ou peut s’en « séparer » comme vous dites.

  12. La suisse du proche Orient ne l’est plus depuis les années 80 .
    Les élites libanaises ont filés au Canada, France, USA , Émirats.
    Il y a beaucoup de médecins et avocats libanais a Dubaï devenu la suisse du proche Orient et une place boursière

  13. le Liban a laissé les palestiniens d’Arafat s’installer sur leur territoire, ce qui fut uen erreur profonde ou la France et les anglais en sont pas innocents non plus….maintenant ils se plaignent des interventions d’israél en oubliant les lois qu’ils ont voté il y a quelques decennies interdisant les rapporst de toutes natures avec les colons juifs de l’autre coté ddela Frontière;;;;;;;;Ils ont voulu le hezbollah chez eux ,eh bien qu’ils se debrouillent maintenant mais sans nous… la Franec a encore en memoier les victimes de l’hotel Drakkar a Beyrouth et de nos 58 soldats jamais vengés par l’état français toujours englué dans sa lâcheté profonde devenue légendaire avec le temps !

  14. Ce qui s’annonce, ce sont de grands massacres de chrétiens, de juifs et de musulmans. Au Moyen-Orient et en Europe. Comme les USA se désengagent partout à force de perdre leurs guerres, ce serait drôle que ce soit la Russie qui vienne au secours de l’Europe…
    Au lieu de signer des cessez-le-feu, c’est un traité de guerre que met en place Trump.

    • Alain Bauer, bonjour.
      Je me réfère à votre remarque « Ce qui s’annonce, ce sont de grands massacres de chrétiens de juifs et de musulmans ». Pouvez-vous me dire qui projette de massacrer ces populations ?

    • Cela pourrait être hilarant si ce n’était si tragique pour eux et pour nous: le Liban est une illustration en réduction de ce qui se passe chez nous, ils ont seulement quelques années d’avance en multiculturalisme. Et on y va franco. La capitulation de Trump est grave pour tout le monde sauf pour la caste au pouvoir en Iran. Avec les dollars du pétrole et ceux de Trump, le programme nucléaire de l’Iran sera boosté et l’appui aux proxis revu à la hausse. Il y en a d’autres qui ont perdu des guerres pour n’avoir pas écouté les militaires : la bataille d’Angleterre et Barbarossa en sont les illustrations.

  15. Juste pour (leur) mémoire… C’est au Liban que l’armée française a laissé le plus grand nombre des siens dans les « OPEX » d’après 1962.

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