Si, semble-t-il, il n’existe pas encore de consensus scientifique sur l’efficacité du masque en extérieur, deux études devraient faire réfléchir ceux qui décident du sort qu’ils réservent à nos libertés. C’est ainsi que Courrier international, citant le Irish Times, vient de révéler que, en Irlande, 0,1 % des contaminations ont eu lieu à l’extérieur, soit 1 pour 1.000 !

Sur les 232.164 Irlandais recensés cas positifs depuis le début de la pandémie, seulement 262 l’ont été à l’extérieur. C’est infime. Alors, je dirais que c’est absurde d’imposer cette muselière dans un endroit où l’on ne fait que se croiser, comme dans une rue. Pire encore, d’être verbalisé alors que vous êtes seul dans une rue et que vous n’êtes pas masqué. Et sur une plage ! Une autre étude, celle de l’Institut Pasteur publiée le 9 mars dernier et passée inaperçue tant elle contredit la doxa ambiante, a démontré que sur 77.208 contacts uniques, 5 % des contacts infectieux l’ont été à l’extérieur. Pasteur précise que 8 contaminations sur 10 l’ont été dans un espace mal aéré.

En revanche, la conclusion tirée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) sur le port du masque hors de chez soi ou d’un lieu clos semble donc loin d’être réaliste mais plutôt fondée sur cet imbécile principe de précaution qui pourrit la vie des Français : « Dans les lieux extérieurs très fréquentés, où la distanciation physique est difficile à mettre en œuvre, le masque permet d’éviter de projeter des gouttelettes sur les personnes qui se trouvent à proximité, et donc de les protéger. »

Pour le Dr Davido, l’intérêt de rendre le port du masque obligatoire à l’extérieur est avant tout une mesure pédagogique. Ce à quoi lui répond le docteur Guillaume Barucq, dans une tribune du Figaro, que « le port du masque est devenu une mesure plus politique que sanitaire », surtout en l’imposant, par décision préfectorale, sur les plages. « Être masqué sur une plage n’a aucun sens, c’est absurde », écrit-il. Et il explique sa position en déclarant que le Covid-19 se transmettant par aérosols, les grands espaces ventilés ne permettent pas la contamination. Et de préciser que « la richesse de l’air marin en sels minéraux et oligo-éléments est un atout majeur pour le traitement des maladies respiratoires ». Et n’est-il pas vrai qu’il fut un temps où les sanatoriums fleurissaient le long de nos côtes pour abriter les Français atteints de maladies respiratoires ?

Alors, les préfets ne devraient-ils pas réfléchir un peu avant de signer des arrêtés qui empêchent les Français de profiter pleinement de la nature et de leur liberté ?

La bataille du masque est loin d’être gagnée par les anti- à l’extérieur dont, vous l’avez deviné, je suis un ardent défenseur. Et je me refuse, quoi qu’il arrive, à me balader sur nos belles plages de la côte Atlantique masqué comme un voleur.

12 avril 2021

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