Manif à Londres : pour Tommy Robinson, « une étincelle de révolution culturelle »
Étaient-ils 110.000 ? C'est l'estimation de la police, complaisamment relayée par des médias politiquement corrects et empressés de minimiser le succès d'un personnage volontiers dépeint comme sulfureux. Sans doute, plutôt, plusieurs centaines de milliers, à tout le moins, voire plus d'un million, au vu des images aériennes et de la surface occupée, à raison d'un manifestant au m2. Quoi qu'il en soit, Tommy Robinson n'aurait sans doute pas cru que son appel à un rassemblement « pour la liberté d’expression », le 13 septembre à Londres, pût drainer autant de monde. En juillet dernier, ses dernières manifestations avaient attiré entre 20.000 et 30.000 personnes.
NEW: TOMMY ROBINSON HIRES HELICOPTER TO EXPOSE MEDIA LIES
Beautiful scenes as aerial footage captures the true scale of the London Free Speech Rally - with millions filling the streets.
Robinson anticipated MSM would downplay the numbers
Helicopter footage shows a… pic.twitter.com/rSGwc7aBig— British Intel (@TheBritishIntel) September 14, 2025
« Nous sommes le début d'une contre-révolution »
Et c'est à cette marée humaine que le chef de file anglais anti-immigration a d'abord fait allusion : « Regardez autour de vous. Vous sentez votre force ? », interroge-t-il d'emblée la foule. « Vous participez à une vague de patriotisme qui déferle sur ce pays. C'est la plus grande manifestation de l'Histoire de la Grande-Bretagne », alors « tournez-vous vers la personne à côté de vous. Serrez-lui la main. Saluez-là. Embrassez-la. » Pour Tommy Robinson, le patriotisme est avant tout une amitié populaire : « C'est votre communauté. Ce sont vos frères et vos sœurs. Nous sommes unis aujourd'hui. » Un point essentiel à ses yeux, car « sans rassemblement, rien ne se passera ». Or, « les gens réclament cette étincelle, quelque chose qui déclenchera [...] un virage à 180°, un retour à la raison et la normalité ». Et pour lui, pas de doute, « aujourd'hui, une étincelle de révolution culturelle s'est déclenchée, en Grande-Bretagne ».
L'évènement est historique : « C'est notre moment ! Les traîtres de Westminster nous observent, en ce moment même. Ils sont recroquevillés. Ils tremblent, Keir Starmer, le Parti travailliste... La révolution a commencé. » Une page se tourne : « Ils ont réussi à nous faire taire pendant vingt ans, avec des étiquettes : raciste, islamophobe, extrême droite. Mais cela ne fonctionne plus. Le barrage a bel et bien cédé. La majorité silencieuse ne se taira plus. » Depuis vingt ans, constate-t-il, « on assiste à une révolution mondialiste. Ils ont attaqué la famille [...], le christianisme, ils ont ouvert les frontières. Ils ont inondé nos nations. Nous sommes le début d'une contre-révolution. »
Thanks lads @utkbags https://t.co/3xe1ZGqUvl
— Tommy Robinson (@TRobinsonNewEra) September 14, 2025
« Fini d'être les victimes »
Robinson voulait parler aux Britanniques en souffrance, présents ce jour-là à Londres ou suivant la manifestation devant leur poste de télévision ou sur Internet. À tous, il a promis une rupture. « Fini de voir nos communautés s'effondrer du fait d’une politique immigrationniste massive, incontrôlée. » Car les conséquences de ces dérives, les Anglais, et surtout les plus fragiles, les vivent et les subissent au quotidien : « Nos femmes, nos filles ont peur de marcher dans les rues. On les a privées de leur sécurité. » « Et qu'a fait l'élite ? », s’est-il interrogé. Prenant en exemple un récent procès, il dénonce le discours officiel qui affirme « que les droits des migrants, des migrants sans papiers dont nous ignorons tout, sont supérieurs à nos propres droits », avant de conclure : « Fini d'être les victimes. » Si Tommy Robinson prêche une lutte pacifique et non violente, il n’en a pas moins rappelé qu'il s’agit bien d’une lutte : « Nous sommes tous ici aujourd'hui pour lutter contre un système corrompu et des médias propagateurs de fausses nouvelles », a-t-il précisé.
Le mouvement anti-immigration a peiné, jusqu’à présent, à trouver des relais et soutiens politiques réels. Ainsi, les relations entre Tommy Robinson et le souverainiste Nigel Farage sont-elles plutôt froides. Mais la démonstration de force du 13 septembre impose Tommy Robinson dans le paysage. Et Keir Starmer, qui avait perçu le danger dès le printemps dernier, va devoir compter désormais avec cet homme devenu un personnage de la vie politique anglaise.
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28 commentaires
La colère monte au Royaume-Uni et n’ai pas près de retomber. Les britanniques sont déterminés, contrairement aux français. Et ce n’est pas la répression qui va changer quoi que ce soit, à moins que ça énerve encore plus les britanniques.
Bravo à eux !
Les gauchistes vont nous dire que sur la photo c est un salut nazi, comme Elon musk qui est fan de romanité avec son salut romain! Ils sortes tellement des perles les gauchistes que ça en devient indécent pour l’évolution de l’humanité !
J’ai beau chercher, je ne vois pas de Tommy Robinson Français et je ne vois pas non plus le peuple Français se mobiliser comme les Anglais viennent de le faire.
En France, avec les fachos gauchistes en embuscade, cela ne serait pas possible et on sait très bien ce que les FDO aux ordre interpelleraient et les juges sanctionneraient….
Tout ses commentaires c’est bien mais nous pourrions nous aussi faire de même, en 1968 la France de De Gaulle avait fait de même je ne sais pas par qui cela avait été organisé mais on parlait en millions de personnes dans la rue, du coup les syndicats, les étudiants (encore eux), Mitterand qui se disait prêt à prendre le pouvoir ( le Melanchon de l’époque) sont tous retournés à la niche, Conh Bendit lui a été renvoyé en Allemagne ( on pouvait virer des loustics de son genre ) et presque tout est rentré dans l’ordre parce que les soixante-huitards avec le Mitterand élu ils ont gangrené toute la société et une très grosse partie de nos problèmes viennent de là.
Quand trop c’est trop l’eau débordé du vase et ça mouille. Attention danger.
Chapeau, Tommy Robinson ! La lutte promet d’être longue, mais cette « amitié populaire » risque de réserver bien des surprises. Affaire à suivre de (très) près. À quand un Tommy Robinson français ?